LUCIENNE BOGAERT

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
06-01-1892, à Caudry, Nord, France.

Date et lieu du décès:
04-02-1983, à Montrouge, Hauts-de-Seine, France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 91 ans.

Nom de naissance:
Lucienne Jeanne Gabrielle Lefebvre.

État civil:
Mariée avec : ROBERT BOGAERT - Divorcée

Mariée avec l'acteur : JEAN SERVAIS - Divorcée

Liaison pendant plusieurs années avec l'acteur MICHEL SIMON.

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Commentaires: 2

Anecdotes

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Biographie

Hommage à JEAN SERVAIS
Bande annonce du film "La Fièvre monte à El Pao"

Ajout de la vidéo le 18 septembre 2021 par Philippe de CinéMémorial


Jean Aimé Antoine Servais est né le 24 Septembre 1910 à Anvers en Belgique. Sa maman était française et son papa était d’origine irlandaise et officier dans l’armée belge. Au début de la Grande Guerre, la famille se voit contrainte de s’enfuir, d’abord en Hollande puis en Angleterre, et en France où il va passer son enfance jusqu'a l'age de 7 ans. Le conflit terminé toute la famille rentre en Belgique.

Les années passent et après des études de droit, Jean entre au Conservatoire d'Art Dramatique de Bruxelles où il obtient le deuxième prix. Rapidement remarqué par un autre jeune acteur et metteur en scène belge, Raymond Rouleau, il est engagé au Théâtre du Marais, où il interprète entre autres « Le mal de la jeunesse » d'Anton Bruckner, la pièce jouée à Bruxelles et à Paris dépeint l’univers tragique de la jeunesse allemande des années 1920.


Après ce triomphe, il reste dans la capitale française, et intègre la célèbre troupe de théâtre de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud où il interpréta de nombreuses pièces, parmi lesquelles «La répétition ou l’amour puni» de Jean Anouilh, «Volpone» de Ben Jonson, ou encore «Partage de midi» de Paul Claudel…

Sa renommée naissante incite le cinéma à le réclamer, le réalisateur Jack Forrester lui propose un premier rôle celui d'un paysan sympathique victime d'une erreur judiciaire dans « Criminel » (1932). Il enchaîne avec des rôles de jeunes premiers, il est Marius dans l'adaptation « Les Misérables » (1933) de Raymond Bernard, avec les principaux protagonistes, Harry Baur, Charles Vanel, Florelle et Josseline Gael.

Puis dans le drame provençal « Angèle » (1934) de Marcel Pagnol, il interprète un paysan frustre et doux, qui aime en secret Angèle (Orane Demazis) avec Fernandel et Henri Poupon. Dans « Gigolette » (1936) d'Yvan Noé, il campe le docteur Bernais qui côtoie Florelle qui se prostitue pour payer l'hôpital à sa demi-sœur gravement malade ; puis un lieutenant d'un bataillon d'infanterie légère dans « Les réprouvés » (1938) de Jacques Séverac.

A partir des années quarante, son visage buriné, sa voix graveleuse ainsi que son jeu subtil, Jean Servais nous offre des compositions plus cyniques, des personnages tragiques voire désabusés comme dans « La vie de plaisir » (1943) d'Albert Valentin, où il joue un aristocrate racé et alcoolique ; il devient un pensionnaire mystérieux et romantique, attiré par les jeunes garçons dans « Une si jolie plage » (1948) d'Yves Allégret ; puis il interprète le rôle d’un juge trompé par son épouse (Michel Morgan) dans « Le château de verre » (1950) de René Clément.



C’est en 1954 que Jean Servais connaît vraiment la gloire cinématographique avec le film noir « Du rififi chez les hommes » (1954) de et avec Jules Dassin, il incarne Tony le Stéphanois un caïd de la pègre sorti de prison condamné par la maladie il veut accomplir un ultime coup avant de tirer sa révérence il ira jusqu’au bout de son destin avec comme complices Robert Manuel, Carl Möhner.

En 1955, pour sa prestation dans « Les héros sont fatigués », d'Yves Ciampi, l’académie du cinéma lui décerne le grand prix d’interprétation masculine pour son rôle d’un avocat déchu, qui tente de doubler le trio Yves Montand, Maria Felix et Curd Jürgens en leur dérobant leur diamants de contre bande, il y perdra la vie. Deux gros succès personnel et commercial.

Dans « Celui qui doit mourir » (1957) de Jules Dassin, il est pope Grigoris un grec qui prépare la reconstitution de la fête de la Passion mais la cérémonie est persécutée par les turcs.

On peut encore citer son rôle de composition dans « La fièvre monte à El Pao » (1960) de Luis Buñuel où il révèle une sorte de sadisme latent en campant un impitoyable gouverneur qui s’oppose à Gérard Philipe ; puis il campe un aristocrate pétri d’orgueil dans « Les frères corses » (1961) d'Anton Giulio Majano ; un traître et assassin dans « L'homme de Rio » (1964) de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo et Françoise Dorléac ; le commissaire Beronnet dans « Soupe aux poulets » (1963) de Philippe Agostin où son commissariat est pris en otage par la fiancée (Françoise Spira) d'un gangster qui a été abattu par la police, elle est armée d'un revolver et d'une bouteille de nitroglycérine.

Toujours lié au film noir, en 1965 dans « Sursis pour un espion » de Jean Maley, un crime est commis dans le rapide Paris-Marseille, l’inspecteur Legrix (Maurice Teynac) mène l'enquête dans une étrange clinique tenue par le docteur Roussel (Jean Servais) avec Dany Robin et Nöel Roquevert. En 1968 dans le policier « Les hommes de Las Vegas » d'Antonio Isasi Isasmendi, il est Gino un gangster, qui sorti de prison, rend visite à son frère Tony (Gary Lockwood) avec le plan d'un nouveau casse.

Même avec l'âge il ne change pas de registre, il est Crazy Capo, un chef de la Mafia dans « Le successeur » (1973) de Patrick Jamain. Et dans son dernier film, « Un tueur, un flic, ainsi soit-il » (1974) signé Jean-Louis Van Belle, il campe un trafiquant de drogue où les règlements de compte finissent dans un bain de sang…

En parallèle de son activité théâtrale et cinématographique, il fut sollicité pour sa voix envoûtante pour commenter des films documentaires.

Jean servais a épousé en première noce la comédienne Lucienne Bogaert, puit vit une passion avec Maria Casarès, et se marie en 1952 avec Dominique Blanchar.



Acteur d’une grande richesse cinématographique, ses interprétations étaient en tout point remarquable, des œuvres de qualité avec une prédilection aux films noirs jouant les héros tragiques, amers et souvent marqués par le destin.

Jean Servait décède le 17 février 1976 à Paris, d’un arrêt cardiaque, à l'âge de 65 ans, alors qu’il venait de subir l’ablation de l’appendice. Il repose au cimetière parisien de Passy.

Source : Gary Richardson - Fait le 18 septembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.

 

commentaires (2)

nivault

27-03-2020 20:29:18

Très grande actrice, peu connue, je me souviens bien de cette comédienne dans Maigret tend un piège, avec Gabin, dans le rôle de la mère de Jean Dessailly, et , dans voici le temps des assassins de Duvivier, une dame qui avait un sacré tempérament

nivault

16-05-2020 17:17:01

Lucienne Bogaert que j'ai découvert dans Voici le temps des assassins, et Maigret tend un piège, excellente actrice, un vrai talent et une personnalité, une grande dame