JOELLE BERNARD

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
14-08-1928, à Vitry-le-François, Marne, France.

Date et lieu du décès:
23-03-1977, à Paris dans le 16ème, France.
Inhumée au cimetière de Nogent-sur-Marne, Val-de-Marne.

Cause du décès:
Suicide. Elle était âgée de 48 ans.

Nom de naissance:
Josette Jeanne Marie Petot.

État civil:
Mariée en 1963 avec l'acteur : ROGER PIGAUT.

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Anecdotes

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Biographie

La lippe boudeuse, le visage un peu poupin, la sensualité canaille, Joëlle Bernard semble être une autre Ginette Leclerc. Mais sa carrière n'eut pas le même éclat, tant s'en faut. Sans doute ne possédait-elle pas l'insolence un brin provocante d'une Ginette Leclerc toujours prête à pourfendre l'hypocrisie d'une société bien-pensante. Peut-être aussi n'y avait-il pas de place, dans le cinéma français, pour une autre "garce" flamboyante.

Au total, on le voit, peu de rôles de premier plan tout au long de cette carrière décevante, qui s'échelonne pourtant sur trente ans. On peut retenir le rôle de Raymonde Josserand, la femme aguicheuse de Louis Seigner, dans "Les dents longues", la seule réalisation pour le cinéma de Daniel Gélin, celui, secondaire aussi, de Jenny, aux côtés d'un Daniel Gélin saisissant en musicien drogué, ou encore sa composition de fille-mère dans le film de Léonide Moguy, "Les enfants de l'amour", qui abordait, dans un esprit presque documentaire, un sujet brûlant à une époque où la pilule n'existait pas et où les jeunes filles ne sortaient guère sans leur chaperon.

On peut encore citer son rôle de "poule de gangster" (dans "Interdit de séjour", de Maurice de Canonge) qui tombe amoureuse d'un blanc-bec (Claude Laydu) qu'elle va entraîner dans une histoire louche et derrière les barreaux d'une prison ou sa participation à un autre film de Léonide Moguy, "Le long des trottoirs", consacré à la prostitution (qui était un peu, avec l'éveil des adolescents à la sexualité, la spécialité de ce cinéaste à la carrière internationale). On le voit, Joëlle Bernard continue de jouer les filles de mauvaise vie, les cocottes ou les demi-mondaines. Aussi n'est-on pas étonné de la retrouver dans les films d'espionnage à la Française que concoctent alors, avec un humour souvent laborieux, les Jean Sacha ou les Bernard Borderie, qui offrira également à Joëlle Bernard le bref rôle de l'empoisonneuse La Voisin dans "Angélique et le roy".

On verra encore Joëlle Bernard dans "Les amants de demain", de Marcel Blistène, qui lui confiera, aux côtés de Michel Auclair et d'une Édith Piaf dont c'est l'une des rares compositions à l'écran, un rôle plus étoffé. On peut noter quelques apparitions dans des films commerciaux des années 1960, comme "Le gentleman d'Epsom", de Gilles Grangier ou "Le homard flambé", de Denys de La Patelliière ou dans les oeuvres plus ambitieuses de Jean-Daniel Simon, "Adélaïde", bonne adaptation du roman de Gobineau et "ils", qui ne rencontra pas son public. Enfin, Joëlle Bernard doit à son mari, Roger Pigaut, deux rôles plus notables dans "Comptes à rebours", au générique prestigieux, et "Le guêpier", aux côtés de Claude Brasseur et Marthe Keller.

Joëlle Bernard doit à la télévision des rôles intéressants et sans doute plus variés. Elle interprète ainsi Laura, un des personnages principaux du téléfilm policier de Stellio Lorenzi, "La nuit d'Austerlitz", dans lequel Daniel Sorano campe Nestor Burma, le fameux détective de Léo Malet. Elle est aussi Marie Devaux dans un épisode , dû à Yannick Andréi, de la série "L'abonné de la ligne U". Ce feuilleton fut écrit par Claude aveline et tiré de son propre roman : le commissaire incarné par Jacques Dacqmine va traquer un meurtrier abonné à cette fameuse ligne.

On voit aussi Joëlle Bernard dans un autre téléfilm policier, "Les survivants", de Dominique Genee, sur un scénario de Boileau et Narcejac et des dialogues de Jean-Paul Rappeneau. Elle décroche un rôle plus étoffé dans la série réalisée par Louis Daquin (le cinéaste de "Premier de cordée" et du " point du jour"), "Café du square", celui de Suzanne, la serveuse du bistrot, qui seconde Georges, le patron bon enfant (interprété par Georges Staquet, un de ces solides seconds rôles qui font tout le charme du cinéma français). Elle est plus inattendue en religieuse dans "La nuit des lilas", de Jérôme Habans, qui relate, sur fond d'Occupation allemande, la découverte de la l'amour et de la mort par une jeune fille (interprétée par Catherine Laborde).

Dans "Maigret et la grande perche", de Claude Barma, Joëlle Bernard campe, une fois de plus et dans un des rôles principaux, une ancienne fille facile dont le mari, cambrioleur averti, a découvert, au cours d'un de ses frics-fracs, le cadavre d'une femme. Elle y donne la réplique à jean Richard, bien sûr, qui se remettait à peine du grave accident de voiture qui le tint assez longtemps éloigné des studios, mais aussi à Madeleine Renaud et Jacques Morel. Puis son mari, Roger Pigaut, lui offrent deux rôles, l'un, modestes, dans le téléfilm qu'il consacra au peintre Gauguin, campé par Maurice Barrier, et l'autre, central, dans "Adieu l'héritière", où Joëlle Bernard joue aux côtés de Patrick Bouchitey et Paul Le Person. Enfin, Joëlle Bernard s'est aussi essayée au théâtre.

AU THÉÂTRE:
-"Bel Ami", de Frédéric Dard, d'après Maupassant-Mise en scène de Jean Darcante-Théâtre des Célestins.
-"Le mal d'amour", de Marcel Achard-Mise en scène de François Périer-Théâtre de la Michodière.

Joëlle Bernard participe à la pièce tirée par Frédéric Dard (qu'on n'attendrait pas sur ce terrain) du roman de Maupassant, "Bel Ami". La musique était signée Mick Micheyl et les costumes étaient, en partie, de Paulette Coquatrix. Dans "Le mal d'amour", de Marcel Achard, Joëlle Bernard donnait la réplique à François Périer et Dominique Blanchar.

Source : http://kmalden.centerblog.net/4.html - Mise à jour le 21 septembre 2015 par Philippe de CinéMémorial.