AU NOM DU PÈRE

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Titre Orig. : NEL NOME DEL PADRE

Version: 1971 - Italie - Eastmancolor - 120 Min.


Avec la participation pour certains résumés : Cinefiches.com
Sujet: L’histoire : 1958. La rentrée scolaire vient de se faire dans un collège de jésuites. Le système d’éducation accumule les brimades et les méthodes d’enseignement médiévales. Chaque soir les élèves sont enfermés à clef dans leurs chambres individuelles. Les professeurs sont des névropathes, les domestiques sont exploités et haineux. Deux élèves qui supportent mal le régime imposé vont s’opposer aux pères : Franc, tout empreint d’idées généreuses, et Angelo, qui entend bien passer aux actes, à la révolte. Ce que j’en pense : Après « Les poings dans les poches » (1965) et « La Chine est proche » (1967), Marco Bellocchio achevait de régler ses comptes avec la société bourgeoise, en s’en prenant plus particulièrement à l’éducation religieuse qu’il avait reçue. Le film adopte le ton du pamphlet. Il est donc excessif, caricatural, dans sa description d’un collège de jésuites ? On ne voit ici que des monstres, des abrutis, des névrosés. Angelo lui-même, dans sa contestation radicale, prend l’aspect d’un petit fasciste qui songe à mettre en application la morale du surhomme. On comprend que Bellocchio ait éprouvé le besoin de refuser un enseignement religieux sclérosé et anachronique, lié, par le monde clérical, aux structures caduques de la société italienne. Mais il est plus difficile de le suivre dans ses débordements de rage et de haine, ses outrances qui finissent par désamorcer la satire, dans un délire baroque et burlesque. A l’époque où le film sortit, ce ne fut, comme pour les précédents, qu’un concert de louanges. Il était de bon ton, dans les milieux de la critique, d’admirer tout ce qui relevait, en France ou ailleurs, de l’esprit de « révolution » soixante-huitard, pour se montrer à la page. Or, les films de Bellocchio – qui a, c’est certain, un tempérament de cinéaste polémique – vieillissent mal, et leur souffle subversif paraît, aujourd’hui, singulièrement fabriqué. Surtout par l’influence mal dirigée de Godard, qui était alors, pour les jeunes cinéastes italiens, une sorte de pape contre le cinéma traditionnel.
Source : Jacques Siclier Télérama.


DISTRIBUTION TECHNIQUE

Réal : Marco Bellocchio
Scén : Marco Bellocchio
Scén+ :
Genre : Étude de moeurs
Producteurs : Franco Cristaldi et Gino Millozza
Musiques de : Nicola Piovani
Photos de : Franco Di Giacomo
Distributeur : Cristaldifilm
Décors de : Amedeo Fago et Giorgio Bertolini
Assist-Réal. : Ugo Novello

Distribution des rôles

Yves Beneyton : Angelo
Renato Scarpa : Père Corazza
Piero Vida : Bestias
Aldo Sassi : Franc
Laura Betti : Mère de Franc
Lou Castel : Salvatore
Marco Romizi : Gamma
Ghigo Alberani : Préfet Diotiauti
Gérard Bpucaron : Bocciofili
Edoardo Torscella : Père Matematicus
Tino Maestroni : Tino


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