VERONIQUE SILVER

Vue 13385 fois

Profession:
Actrice et dame de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
02-09-1931, à Amiens, dans la Somme en France.

Date et lieu du décès:
24-07-2010, à Paris 15ème, France.

Cause du décès:
N'a pas été publié. Elle était âgée de 78 ans.

Nom de naissance:
Louise Isabelle Maria Puret.

État civil:
Veuve depuis 1995 de l'acteur : HENRI VIRLOJEUX.

Taille:
?

Commentaires: 0

Anecdotes

Née le 2 septembre 1931 à Amiens, dans la Somme, cette brune aux yeux sombres a tourné dans plus de quarante films.

Veuve depuis 1995, Véronique Virlojeux, dite Véronique Silver, s'en est allée retrouver le comédien qui a marqué sa vie, Henri Virlojeux, feu son mari.

Grande figure renommée du théâtre, Véronique Silver est décédée le 24 juillet à l'âge de 78 ans, a annoncé sa famille dans la rubrique nécrologique Monde. Elle a été incinérée, selon sa volonté, dans la plus stricte intimité, peut-on lire dans le carnet du quotidien.

Connue pour son rôle de Madame Jouve dans LA FEMME D'À CÔTÉ de François Truffaut, Véronique Silver avait débuté au cinéma en 1954 dans SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ de Sacha Guitry.

Puis s'était illustrée sur les écrans noirs dans des opus devenus mythiques comme LA PASSANTE DU SANS-SOUCI de Jacques Rouffio, MON ONCLE D'AMÉRIQUE et LA VIE EST UN ROMAN d'Alain Resnais, TOUTE UNE VIE et IL Y A DES JOURS... ET DES LUNES, de Claude Lelouch... ?? Ses dernières apparitions dans les salles obscures remontent À FAUT QUE ÇA DANSE ! de Noémie Lvovsky et JE VOUS TROUVE TRÈS BEAU, d'Isabelle Mergault.

Véronique a aussi beaucoup participé a des téléséries ainsi qu'à des téléfilms, elle était aussi la présidente de la cour d'assises de MESSIEURS LES JURÉS.

 

Fait le 05 août 2010 par Philippe de CinéMémorial.

 

Bibliographie :

 

1989 - STARS DEUXIÈME - De Jacques Valot et Gilles Grandmaire aux édition Edilig.

 

photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Après Martine Sarcey, c’est une autre figure emblématique de la galaxie Vecchiali-Biette-Guiguet-Davila-Frot Coutaz, qui disparaît à son tour (été de merde !), en la personne de Véronique Silver, tandis qu’à quelques contrariétés d’ordre auditif, familial et financier près, la presque nonagénaire Liliane Bettencourt, elle, se porte comme un charme, ce qui prouve, si besoin est, que le monde est vraiment mal fait. De naissance picarde, Véronique Silver, avait dû attendre la quarantaine pour se faire, lentement mais sûrement, une place au grand écran, dont le patronyme reste à tout jamais lié au rôle de la Madame Jouve – hommage discret au romancier du même nom – de La Femme d’à côté (François Truffaut, 1981), prélude, 17 années plus tard à la narratrice sereine des Passagers (Jean-Claude Guiguet, 1998). Guiguet, s’il savait parfois se montrer redoutable (politesse choisie pour « langue de pute ») à l’encontre de la plupart de ses interprètes féminines passées et présentes, ne disait que du bien de Véronique Silver, la seule de ses actrices, avec Fabienne Babe et Françoise Fabian, qu’il ait d’ailleurs dirigée à deux reprises, ne tarissant d’éloges, a posteriori, ni sur son interprétation de « gardienne du temple » du Mirage (1991), ni sur la sensibilité avec laquelle elle avait su restituer la « dame du tramway » des Passagers, témoin impassible mais complice, à sa manière, des chassés-croisés amoureux se déroulant sous ses yeux entre Fabienne Babe, Philippe Garziano, Bruno Putzulu et Stéphane Rideau. Lors de l’avant-première du film collectif L’@mour est à réinventer au Trianon, en novembre 1996, le réalisateur avait personnellement insisté pour que son interprète, invitée à sa demande, se voit attribuer d’office une place dans un carré VIP réduit à une vingtaine de fauteuils, aux côtés de Marion Cotillard, Régine Deforges, Amanda Lear, Laure Marsac, Natacha Régnier, Pierre Salvadori et Niels Tavernier. Le geste, assez exceptionnel de sa part, en disait long sur l’amitié pétrie d’admiration (et réciproquement) qu’il portait à la Dame…

Le reste de sa filmographie est à l’avenant, qui la vit passer, après une éclipse de quelques années, de productions commerciales à budget plus ou moins réduit (Les Moutons de Panurge, Jean Girault, 1960 ; Première Brigade Criminelle, Maurice Boutel, id.) à un cinéma résolument plus ambitieux, pour ne pas dire plus personnel. René Féret, dont elle fut l’une des interprètes de prédilection, la dirigea à trois reprises et n’eut, dans les trois cas, pas à le regretter, Doillon (Du fond du cœur, 1993) comme Garrel (Le Cœur fantôme, 1995) la demandèrent sur le tard, on peut concevoir palmarès moins ambitiex ou plus médiocre, c’est selon. De ses lointains débuts à l’écran, quatre décennies auparavant, Véronique Silver gardait un souvenir tantôt vague, se sachant plus très bien si elle avait effectivement figuré (ou pas) dans le foisonnant Si Versailles m’était conté… (Sacha Guitry, 1953), tantôt précis. Amusée, elle évoquait volontiers, avec distance et humour, les raisons, au fond assez ballotes, qui la virent, jeune comédienne, disparaître de la version définitive des Amants de Montparnasse (Montparnasse 19) (Jacques Becker, 1957) : J’avais une très jolie scène avec Gérard Philipe, mais quelqu’un, je n’ai jamais su qui, s’est avisé lors du montage qu’Anouk Aimée et moi portions toutes les deux la même robe, ou nuisette, je ne sais plus très bien, au cours du film, donc pour une banale question de costume, il a été décidé de faire disparaître mon personnage, qui n’apportait pas grand chose à l’intrigue, plutôt que de couper une scène entière d’Anouk. C’est un peu bête, vous ne trouvez pas ?

La maturité venue, et alors que Véronique Silver a, depuis ses débuts, surtout joué – qui le croirait ? – les blanchisseuses, les prostituées, les secrétaires, les prolotes en tout genre et les petites bourgeoises un rien popotes, Joël Séria lui confie, quasiment à contre-emploi, une parfaitement stylée comtesse de Boissy, mariée à un rigide Jean-Pierre Helbert et mère de la débutante Jeanne Goupil, pour les besoins du scénario de Mais ne nous délivrez pas du Mal (1970), dont rien n’interdit de penser qu’il s’agit, avec le troublant Marie-Poupée, de l’un des meilleurs films de son réalisateur-scénariste-dialoguiste. D’autres rôles suivront, généralement placés sous le double signe du cinéma d’auteur et de la moyenne ou de la grande bourgeoisie, qui la verront enchaîner, entre constance et probité, des mères castratrices censément insupportables (Dites-lui que je l’aime, Claude Miller, 1977), des épouses de député (La Part du feu, Étienne Périer, id.), de décidées mécènes aux amants vingtenaires (La Tortue sur le dos, Luc Béraud, id.), de naturellement autoritaires présidentes de Cour d’Assises 2 (La Passante du Sans-Souci, Jacques Rouffio, 1981) ou – à l’opposé – de très borderline hôtesses de séminaires ne se déroulant exactement comme prévu (La vie est un roman, Alain Resnais, 1982). Créatures fortes et fragiles à la fois, d’une manière générale solidement ancrées dans le réel sans pour autant s’interdire de rêver, mais auxquelles, pour faire bon poids bonne mesure, il conviendrait encore d’ajouter la cousine de province éleveuse de souris de Ballade à blanc (Bernard Gauthier, 1981), la paysanne neurasthénique du Destin de Juliette (Aline Issermann, 1982), l’actrice retirée d’Archipel des Amours (Jacques Frenais, 1982) ou la commerçante opportuniste de Blanche et Marie (Jacques Renard, 1984) évoquées en diagonale, mais non sans à-propos, par Jacques Valot et Gilles Grandmaire dans leur indispensable Stars deuxième.

Jacques Valot, précisément, avant de rappeler dans un bref addenda que Véronique Silver, à ses débuts, s’était également illustrée au TNP sous la direction de Vilar et avait travaillé avec Andréas Voutsinas, parachevait son portrait en laissant entrevoir, à la faveur d’un retour sur la Mme Holberg de La vie est un roman, le potentiel comique encore sous-exploité, à la fin des années 80, d’une actrice appelant de tous ses vœux des rôles plus légers. Ce furent en définitive les planches qui les lui apportèrent peu après, et les spectateurs ayant assisté, il y a un peu plus de vingt ans, à la création sur la scène des Bouffes-Parisiens d’Une absence de Loleh Bellon, chronique douce-amère du quotidien à l’hôpital d’une institutrice retraitée devenue amnésique suite à une attaque cérébrale, n’oublieront pas de sitôt l’assez prodigieux carré de dames formé à cette occasion par Suzanne Flon, Catherine Rouvel, Martine Sarcey (regrets éternels) et Véronique Silver, parfaitement inattendue et tout à fait irrésistible en concierge bécasse, bavarde et survoltée ne cessant de cancaner que pour engloutir, entre deux piapias généralement dénués d’intérêt, des cerises cœurs de pigeon par poignées entières. Elle semblait, représentation après représentation, s’amuser comme une petite folle et, partant, mettait le spectateur en joie à chacune de ses entrées en scène. Qui, après la très pragmatique Béatrice Beuve (La Tortue sur le dos) et la très chaleureuse Mme Jouve imaginée par Truffaut se souviendra de cette Véronique Silver-là ? Ou encore de la femme, délicieuse et disponible qui, lorsqu’on l’interrogeait sur sa carrière, finissait toujours par vous décocher, presque par surprise, un très irrésistible : « Et maintenant, si l’on parlait un peu d’Henri (Virlojeux)4 ? Il était beaucoup plus intéressant que moi, vous savez ». On ne saura probablement jamais lequel, d’Henri ou de Véronique – elle lui survécut quinze ans –, était au final le plus intéressant, ou même le meilleur comédien, mais rien n’interdit non plus de penser que ces deux-là s’étaient, foutrement, bien trouvés.

 

Source : Encyclopédie du cinéma français - Fait le 30 juillet 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

Filmographie

 

39 LONGS MÉTRAGES
_________________________________

 

2006 - FAUT QUE ÇA DANSE !
Réal : Noémie Lvosky

 

2005 - JE VOUS TROUVE TRÈS BEAU
Réal : Isabelle Mergault

 

1998 - PASSAGERS .LES
Réal : Jean-Claude Guiguet

 

1995 - COEUR FANTÔME .LE
Réal : Philippe Garrel

 

1994 - FRÈRES GRAVET .LES
Réal : René Féret

 

1994 - DU FOND DU COEUR
Réal : Jacques Doillon

 

1991 - ENFANTS DU NAUFRAGEUR .LES

 

1991 - MIRAGE .LE
Réal : Jean-Claude Guiguet

 

1990 - AUJOURD'HUI PEUT-ÊTRE
Réal : Jean-Louis Bertuccelli

 

1989 - NOCE BLANCHE
Réal : Jean-Claude Brisseau

 

1989 - IL Y A DES JOURS ET DES LUNES

 

1988 - MAISON DE JADE .LA
Réal : Nadine Trintignant

 

1986 - POUSSIÈRE D'ANGE
Réal : Édouard Niermans

 

1986 - OÙ QUE TU SOIS
Réal : Alain Bergala

 

1984 - STRESS
Réal : Jean-Louis Bertuccelli

 

1985 - MYSTÈRE ALEXINA

 

1984 - BLANCHE ET MARIE
Réal : Jacques Renard

 

1983 - CHIEN .LE
Réal : Jean-François Gallotte

 

1982 - DESTIN DE JULIETTE .LE
Réal : Aline Issermann

 

1982 - ARCHIPEL DES AMOURS .L'

 

1982 - VIE EST UN ROMAN .LA
Réal : Alain Resnais

 

1982 - BALLADE À BLANC
Réal : Bertand Gauthier

 

1982 - TOUTE UNE NUIT

 

1981 - PASSANTE DU SANS-SOUCI .LA

 

1981 - FEMME D'À CÔTÉ .LA

 

1980 - ET POURTANT, ELLE TOURNE
Réal : François Raoul-Duval

 

1979 - MON ONCLE D'AMÉRIQUE

 

1978 - TORTUE SUR LE DOS .LA

 

1977 - PART DU FEU .LA

 

1977 - JUMENT VAPEUR .LA
Réal : Joyce Buñuel

 

1977 - DITES-LUI QUE JE L'AIME

 

1976 - COMMUNION SOLENNELLE .LA
Réal : René Féret

 

1970 - MAIS NE NOUS DÉLIVREZ PAS DU MAL

 

1964 - MOI ET LES HOMMES DE 40 ANS

 

1960 - PREMIÈRE BRIGADE CRIMINELLE

 

1960 - MOUTONS DE PANURGE .LES

 

1957 - MONTPARNASSE 19

 

1957 - MÉFIEZ-VOUS FILLETTES

 

1953 - SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ

 

_______________________FIN_____________________

 

commentaires (0)