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VALENTINE TESSIER
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VALENTINE TESSIER

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INFORMATIONS :

 

Profession :

 

Actrice et dame de théâtre français.

Date et lieu de naissance :

05-08-1892, à Paris, dans le 11ème, France.

Date et lieu du décès :

11-08-1981, à l'hôpital de thalassothérapie de Vallauri, Alpes-Maritimes, France.

Cause du décès :

À la suite d'une chute qui lui avait fracturé le bassin à l'âge de 89 ans.

Nom de naissance :

Valentine Anne Tessier.

État civil :

Liaison pendant quelque années avec l'acteur : PIERRE RENOIR.

Elle eut une relation sérieuse avec l'éditeur : GASTON GALLIMARD.

Liaison avec un critique d'art : FLORENT FELS
Ils eurent une fille : Alice, née Alessa Felsemberg - Née en Angleterre en 1917 et mourut en 1964.

Taille :

?

 

ANECDOTES :

 

Ses parents étaient d'origine Russe.

Elle a deux frères.

Elle a inspiré plusieurs héroïnes du théâtre contemporain, n'en a joué qu'une pour les caméras.

Elle était Commandeur de L'ordre des Arts et des Lettres.

Valentine fut refusée cinq fois au conservatoire, pourtant c'était son rêve le plus cher.

 

 

Hommage à VALENTINE TESSIER, filmé le 20 octobre 1973, chez elle

 

Ajout de la vidéo le 05 mars 2014 par Philippe de CinéMémorial

 

 

 

 


Entretien avec Valentine Tessier filmé le 20 octobre 1973, chez elle. Née de parents russes, elle évoque son enfance dans une famille slave, un peu bohême. Elle raconte comment est née sa vocation de comédienne, lorsqu' elle est tombée, par hasard, sur une scène de "Attali" de Racine. Elle suit des cours de théâtre où elle a comme professeur Paul Mounet puis rencontre Jacques Copeau et à travers lui et le Vieux Colombier, une nouvelle forme de théâtre. Elle raconte son audition avec Copeau et leur travail au cours des répétitions de la pièce "Les frères Karamazov". Elle insiste sur la chance qu'elle a eu de faire partie de cette compagnie, louant l'intelligence de Jacques Copeau, décrivant l'atmosphère qui y régnait, citant la pléiade d'écrivains, de peintres ... qui fréquentaient le théâtre, tous amis de Copeau. Elle donne son avis sur Copeau en tant qu'acteur et metteur en scène, explique comment et pourquoi elle a rejoint Lucien Guitry, fait le portrait de ses partenaires du Vieux Colombier : Louis Jouvet, Blanche Albane, Jeanne Lory, Suzanne Bing, raconte la tournée théâtrale à New-York pendant la Première Guerre mondiale et le retour au Vieux Colombier en 1920 avec une pièce de Mérimée qui l'a fait connaitre au grand public. Elle explique les raisons qui poussèrent Jacques Copeau à fermer le théâtre. A ce moment là, Valentine Tessier rejoint Louis Jouvet à la Comédie des Champs Élysées, et joue des pièces de Marcel Achard avec Charles Dullin, Michel Simon. Elle tente d'analyser la différence entre la mise en scène de Jacques Copeau et celle Louis Jouvet, souligne l'importance de l'arrivée d'un nouvel auteur comme Jean Giraudoux. Elle se souvient de la manière dont Jean Giroudoux et Louis Jouvet travaillaient, de "Duo", une pièce de Colette qu'elle a jouée même pendant la guerre. Elle continue de citer les principales pièces qu'elle a interprétées comme la première pièce de Marcel Aymé et "La mouette" de Tchekov. Puis Valentine Tessier évoque sa courte carrière cinématographique d'abord dans des petits films muets, puis avec Jean Renoir dans "Madame Bovary" jusqu'au dernier : "Églantine" de Jean-Claude Brialy qui lui a donné envie de refaire du cinéma. Les propos de Valentine Tessier sont illustrés de nombreuses photos.

 

                              

 

 

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SA BIOGRAPHIE

 

Avoir vingt ans, être belle, douée, engagée par le Monsieur qui va bouleverser l'horizon théâtral, protégée par l'éditeur parisien en vogue..., tel est le sort réservé à Valentine Tessier après son insuccès au Conservatoire. Jacques Copeau, en 1913 et 1914, au Vieux-Colombier, ne peut, en toute honnêteté, lui confier que des rôles de premier plan, faveur qui, de 1917 à 1919, à New York, prend la dimension d'une course de fond entre les meilleurs dramaturges français et quelques étrangers.

Le retour au bercail, en 1920, est un éblouissement, notamment dans Le Carrosse du Saint-Sacrement et La Surprise de l'amour. En 1924, elle rejoint Jouvet, d'abord "en représentations", car le Boulevard la réclame : elle y crée notamment La Femme en fleur, de Denys Amiel - puis, de 1928 à 1933, en permanence. C'est l'époque où Giraudoux et Achard lui offrent la Geneviève de Siegfried (1928), Marceline de Jean de la Lune (1929), Alcmène d'Amphitryon 38 (1929), Laurette de Domino (1932), Isabelle d'Intermezzo (1933)... En 1934, Valentine, pour les caméras de Jean Renoir, devient Madame Bovary. L'insatisfaite Emma sera son seul personnage important incarné pour le cinéma.

Après Renoir, il y a bien Gance, Duvivier, Decoin, Cayatte, Delannoy, mais aussi quelques tâcherons et, toujours, des rôles secondaires. Cependant, Renoir la retrouve, en 1954, dans French Cancan, Brialy lui tresse un film-hommage en 1971, Églantine, et Berlanga la montre en mère abusive dans Grandeur nature, en 1973, avec Piccoli. Mais c'est le théâtre qui lui offre ses meilleurs moments: Lucienne et le boucher (1948), Madame Filoumé (1949), Chéri (1952), La Visite de la vieille dame (1961). En 1974 et 1975, malgré les handicaps de la surdité et de l'arthrose, elle veut servir une dernière fois son art, dans une tournée de Ne coupez pas mes arbres, de Marc-Gilbert Sauvajon.

La toute-femme :

Colette définit Valentine Tessier: " La parfaite, la succulente, la toute-femme... " Il faut évoquer aussi une totale innocence intellectuelle qui lui permet de transmettre les textes avec la fraîcheur de qui découvre et s'émerveille humblement, comme une femme du peuple que ses fréquentations ennoblissent, sans même qu'elle s'en rende compte.

Sa vitalité s'exprime par une gaieté permanente, aussi naturelle que ses ondes de mélancolie. Coquette de naissance, coquine sans affectation, elle a, jusqu'à la fin de sa carrière et de sa vie, manifesté la plus généreuse des séductions, même lorsqu'elle jouait la " vieille dame" de Dürrenmatt, avec ses toilettes extravagantes et son masque crayeux où se plantaient d'énormes cigares.

 

 

Source : André Sallée "Les Acteurs Français. - Fait le 18 novembre 2010 par Philippe de CinéMémorial.

 

 
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36 LONGS MÉTRAGES

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1974 - RIVALE .LA

 

1973 - GRANDEUR NATURE
Réal : Luis García Berlanga

 

1971 - ÉGLANTINE

 

1968 - IDIOT .L'
Réal : André Barsacq

 

1959 - MAIGRET ET L'AFFAIRE SAINT-FIACRE

 

1956 - ÉLISA

 

1956 - NOTRE-DAME DE PARIS

 

1955 - FRENCH CANCAN

 

1954 - FILLE NOMMÉE MADELEINE .UNE
Réal : Augusto Genina

 

1953 - LUCRÈCE BORGIA

 

1953 - ENFANTS DE L'AMOUR .LES

 

1953 - DES QUINTUPLÉS AU PENSIONNAT

 

1952 - NEIGE ÉTAIT SALE .LA

 

1951 - PROCÈS AU VATICAN

 

1951 - NEZ DE CUIR, GENTILHOMME D'AMOUR

 

1951 - DEUX VÉRITÉS .LES
Réal : Antonio Leonviola

 

1950 - JUSTICE EST FAITE

 

1946 - DÉSARROI

 

1942 - LIT À COLONNES .LE

 

1939 - EMBUSCADE .L'

 

1939 - CHARRETTE FANTÔME .LA

 

1937 - ABUS DE CONFIANCE

 

1936 - MÉNILMONTANT
Réal : René Guissart

 

1936 - CLUB DE EMMES
Réal : Jacques Deval

 

1935 - JÉRÔME PERREAU HÉROS DES BARRICADES
Réal : Abel Gance

 

1933 - MADAME BOVARY

 

1927 - CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE .UN

 

1914 - DEUX ENFANTS .LES
Réal : ?

 

1912 - VENGEANCE KABYLE DE CAMILLE
Réal : Morlhon

 

1912 - FILS PRODIGUE DE CAMILLE .LE
Réal : Morlhon

 

1912 - HAINE DE FATIMEH DE CAMILLE .LA
Réal : Morlhon

 

1912 - FIANCÉE DU SPAHI DE CAMILLE .LA
Réal : Morlhon

 

1912 - BELLE PRINCESSE DE CAMILLE .LA
Réal : Morlhon

 

1912 - EN MISSION DE CAMILLE
Réal : Morlhon

 

1912 - BRITANNICUS DE CAMILLE
Réal : Morlhon

 

1911 - OTAGE DE CAMILLE .L'
Réal : Morlhon

 

 


 

 

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