SYLVIE JOLY

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Profession:
Actrice et humoriste française.

Date et lieu de naissance:
28-10-1934, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
04-09-2015, à Paris, France.

Cause du décès:
D'un arrêt cardiaque à l'âge de 80 ans.
Souffrait de la maladie de Parkinson.

Nom de naissance:
Sylvie Marie Lucie Joly.

État civil:
Mariée à Pierre Vitry.
Mère de deux enfants : la comédienne Mathilde Vitry et Grégoire.

Taille:
?

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Anecdotes


Sylvie et son époux Pierre Vitry.

Descendante de Jules Carpentier, fille de Lucien Joly, officier de marine qui fut maire d'Arromanches-les-Bains de 1947 à 1963, et Françoise Lacaille, et petite-fille de Louis Joly, directeur des plus anciennes usines d'une société d'optique en activité continue dans le monde. Issue d'une famille de six frères et sœurs (dont Fanny et Thierry qui lui écrivent par la suite des sketchs).


Sylvie avec ses deux enfants.

Le 7 juin 2006, elle a été faite chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, .

En 2010, elle a publié chez Flammarion son autobiographie (C’est votre vrai nom ?) elle avait révélé en quelques lignes être atteinte de la maladie de Parkinson.

« Je suis née clown » répétait cette fille de bonne famille, renvoyée de sept institutions religieuses pour indiscipline et persuadée depuis son adolescence qu’elle avait « reçu du ciel le don de faire rire » et que telle était sa « mission sur terre ». À l’âge de 32 ans, elle change de vie, vend sa robe d’avocate, s’inscrit au Cours Simon, fréquente le petit conservatoire de Mireille et l’école Tania Balachova. Les études de droit, le barreau, c’était juste pour satisfaire ses parents.

Hommage à SYLVIE JOLY - Sketch de : L'après-dîner

Hommage à SYLVIE JOLY - Sketch de : Catherine

Fait le 06 septembre 2015 par Philippe de Cinémémorial.

 

photos

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Biographie

Hommage à SYLVIE JOLY
Extrait du film : Calmos

Ajout de la vidéo le 06 septembre 2015 par Philippe de CinéMémorial

 

Elle pouvait aussi bien incarner une bourgeoise snob et égocentrique qu’une coiffeuse simplette écrivant à son chanteur préféré « mon Johnny je t’aime, mon Johnny je te veux ». Sylvie Joly, comédienne et humoriste admirée de ses paires pour avoir ouvert la voie d’un rire au féminin, est morte vendredi 4 septembre à l’âge de 80 ans d’un arrêt cardiaque à son domicile parisien. En 2010, dans les dernières pages de son autobiographie (C’est votre vrai nom ? Flammarion) elle avait révélé en quelques lignes être atteinte de la maladie de Parkinson.

« Je suis née clown » répétait cette fille de bonne famille, deuxième d’une fratrie de huit enfants, renvoyée de sept institutions religieuses pour indiscipline et persuadée depuis son adolescence qu’elle avait « reçu du ciel le don de faire rire » et que telle était sa « mission sur terre ». A l’âge de 32 ans, elle change de vie, vend sa robe d’avocate, s’inscrit au Cours Simon, fréquente le petit conservatoire de Mireille et l’école Tania Balachova. Les études de droit, le barreau, c’était juste pour satisfaire ses parents.


En attendant de pouvoir assouvir sa passion de la scène, Sylvie Joly devient commerçante, pionnière de la fringue d’occasion. Elle ouvre Le Saint-Frusquin, premier dépôt-vente de vêtements chics où se croisent Anouk Aimée et Brigitte Bardot. C’est grâce aux sketches que lui écrit sa sœur Fanny puis son frère Thierry que Sylvie Joly se lance, au tournant des années 1970, dans le one-woman-show. Cette admiratrice de Jacqueline Maillan devient l’une des premières femmes — avec Zouc, dans un autre registre — à créer un seule en scène.

PIONNIÈRE :

Pendant trois décennies, « la Joly », avec sa choucroute de boucles blondes, ses robes noires et ses boas de plumes roses, s’installe avec succès dans le paysage humoristique grâce à sa myriade de personnages désopilants, son franc-parler, sa capacité à transformer des situations banales en scènes drolatiques et des textes ciselés. À la fois pince-sans-rire et volcanique, elle est hilarante en femme méchante et râleuse dans cet « Après-diner » où elle dézingue le repas qu’elle vient de passer chez des amis ; et désopilante dans le rôle d’une comédienne pompeuse qui raconte son rôle de bourgeoise qui se gratte. « A Avignon, ça aurait pu durer toute la nuit. A la fin tout le monde se grattait, tout le monde grattait tout le monde, c’est énorme, c’est fantastique ».

Parallèlement à sa carrière d’humoriste et à quelques pièces de théâtre (Ionesco, Tchekhov, Marivaux), elle tourne dans une bonne vingtaine de films (Calmos de Bertrand Blier, Le Miraculé de Jean-Pierre Mocky, Les Misérables de Claude Lelouch, etc) et autant de téléfilms mais ne décroche jamais un « vrai » rôle. « Je ne comprends pas pourquoi je n’ai jamais eu un rôle au cinéma qui puisse se comparer à ce que je fais au théâtre, confie-t-elle dans Le Monde en 2002. Le seul que j’aurais aimé interpréter ces dernières années aurait été la belle-mère dans Un air de famille ».


Cette grande bringue chic au regard mélancolique, reine de la caricature de ses contemporains, a fait naître des vocations. De Muriel Robin à Florence Foresti en passant par Anne Roumanoff, toutes citent Sylvie Joly parmi leurs sources d’inspiration. Mais il n’y a pas que les femmes humoristes qui disent merci à cette pionnière. Les hommes aussi lui doivent beaucoup. Lorsqu’il monte à Paris à 19 ans c’est à Sylvie Joly que Pierre Palmade fait lire ses premiers textes. Elle lui proposera de lui donner des cours et mettra en scène son premier spectacle. Des années plus tard c’est elle encore qui conseillera à Alex Lutz — qui fut le metteur en scène de son dernier spectacle La cerise sur le gâteau en 2005 — de se lancer dans le one man show.

Source : http://www.lemonde.fr/ - Fait le 06 septembre 2015 par Philippe de CinéMémorial.