REX HARRISON

REX HARRISON

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Profession:
Acteur et homme de théâtre britannique

Date et lieu de naissance:
05-03-1908, à Huyton, dans le Lancashire, Royaume-Uni.

Date et lieu du décès:
02-06-1990, à Manhattan, New York, États-Unis.

Cause du décès:
À la suite d'un cancer du pancréas à l'âge de 82 ans.

Nom de naissance:
Sir Reginald Carey Harrison. Surnom : Sexy Rexy.

État civil:
Liaison avec l'actrice : CAROLE LANDIS.

Marié en 1934 avec : COLLETTE THOMAS - divorcé en 1942.
Ils eurent un fils : NOEL HARRISON (né en 1934)

Marié le 25 janvier 1943 avec l'actrice : LILI PALMER - divorcé le 06 février 1957.
Ils eurent un fils : CAREY HARRISON (né en 1944)

Marié en 1957 avec l'actrice : KAY KENDALL - jusqu'a son décès, elle succomba d'une leucémie en 1959.

Marié en 1962 avec l'actrice : RACHEL ROBERTS - divorcé en 1971.

Marié en 1971 avec : ELIZABETH HARRIS - divorcé en 1975.

Marié le 17 décembre 1978 avec : MERCIA TINKER - jusqu'au décès de Rex en 1990.

Taille:
(185 cm)

Commentaires: 1

Anecdotes

Rex Harrison fut incinéré et le reste de ses cendres furent dispersé sur le lac Portofino en Italie et sur la tombe de Lili Palmer.

En 1963, il interprète Jules César dans "Cléopâtre" (1963) avec Elizabeth Taylor et Richard Burton lui vaut une nomination à l'Oscar qu'il remporte l'année suivante pour son interprétation du professeur Higgins dans "My Fair Lady" (1964) avec Audrey Hepburn, qu'il avait auparavant joué sur scène théâtrale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale il a brillamment servi en tant que lieutenant dans la RAF.

En 1974, il publie son autobiographie : "Rex, Sexy Rexy".

Son Étoile se trouve sur Hollywood Walk of Fame, au 6380 Hollywood Blvd. Pour la télévision.
Son Étoile se trouve sur Hollywood Walk of Fame, au 6906 Hollywood Blvd. Pour le cinéma.

 

photos

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Biographie

 

Hommage à Rex Harrison

 

 

Ajout de la vidéo le 13 juillet 2009 par Philippe de CinéMémorial

 

Biographie écrite avant son décès par Joe van Cottom.

Ce matin-là, Joe van Cottom avait rendez-vous avec Rex Harrison et Lilli Palmer, son épouse à l'époque, dans leur jolie villa de Bel-Air. Malgré l'accueil aimable du couple, il me semblait qu'il y avait de la tension dans l'air. L'un et l'autre étaient hésitants pour l'interview. Ils s'étaient retirés à plusieurs reprises pour tenir des conciliabules secrets. Pourtant, après le petit déjeuner, les nuages semblaient s'être évaporés : ils étaient d'accord pour lui donner satisfaction et tout se déroula dans une ambiance fort agréable.

Ce n'est que quelques jours plus tard qu'il comprit la raison du malaise qui avait régné. En effet, en première page du " Los Angeles Time " s'étalait en grands caractères le titre d'un fait divers à sensation : " Le Suicide de Carole Landis ". Et ce n'était un mystère pour personne que Rex, pendant les deux ultimes semaines de la vie de cette blonde vedette, s'était montré assidu à ses côtés, ce qui avait beaucoup fait jaser, D'autant plus que Rex, surnommé " Sexy Rexy " par la plus mauvaise langue de l'endroit, la journaliste Louella Parsons, avait la réputation, nullement usurpée, d'être un homme à bonnes fortunes. La patiente Lilli était cependant restée aux côtés de son volage mari. Il est probable qu'elle avait souffert de ses infidélités, c'est le contraire qui aurait surpris, mais, patiente, discrète, résignée aussi sans doute et probablement à cause de leur fils, elle faisait contre mauvaise fortune bon coeur.

Admirable Lilli ! Plus tard, lorsque Carole Landis était depuis longtemps oubliée, elle illustra encore un trait particulier de sa tolérante nature : lorsque Rex tomba follement amoureux de Kay Kendall et qu'il confia à sa femme, qu'atteinte de leucémie, Kay n'avait plus que trois ans à vivre, Lilli insista pour divorcer afin que les derniers mois de sa rivale mais il y en avait eu tant d'autres avant fussent heureux et comblés. Et Rex, l'inconstant incorrigible, fut à la hauteur du sacrifice ainsi consenti : il combla Kay d'amour et d'attentions et elle mourut avec l'assurance d'avoir été adorée. Que fit Rex ensuite ? Non, il ne fit aucun effort pour reconquérir Lilli qui s'était éprise entretemps de Carlos Thompson, mais s'empressa, car il lui était impossible de vivre seul, d'épouser une autre actrice, Rachel Roberts, qu'il quitterait pour Elizabeth Rees-Williams, à son tour répudiée pour une autre fille séduisante.

Si le bilan matrimonial de Rex Harrison est impressionnant, celui de sa carrière artistique l'est tout autant. Il a infiniment de classe, de charme. Et un très grand talent, ce dont attestent de nombreuses pièces et tout autant de films. Son don de présence est irrésistible. Son nom en tête d'une affiche, surtout dans les pays anglo-saxons, est garanti de succès. Toujours ? Pas exactement. Il ne peut nécessairement sauver ce qui ne peut l'être. Un film manqué comme " L'Escalier ", par exemple. Peut-être le plus grand échec de sa carrière cinématographique et pourtant la pièce dont il était issu eut beaucoup de retentissement. Mais le grossissement imposé par l'optique cinématographique ne servit pas exactement l'histoire de ce " compagnonnage " de deux homosexuels vieillissants... A la scène, elle avait une certaine densité psychologique, ce qu'elle perdit entièrement en passant à l'écran. Et Rex, ne courant plus le jupon pour chasser cette fois une proie bien différente, ne se trouva pas au mieux de sa forme. Peut-être parce qu'il ne pouvait tout à fait croire à ce genre d'association particulier ?

Lorsqu'il tenta sa chance à Hollywood, il avait déjà derrière lui une impressionnante liste de succès londoniens. Il en a connu de plus grands depuis, avec "My Fair Lady" notamment, créé à la scène avec Julie Andrews, à l'écran avec Audrey Hepburn. Comme au cinéma, peut-être grâce à lui, il se confirme maître absolu dans la demi-teinte, l'autorité, même la chanson parlée. Il est probable, à moins d'un accident heureux, que cette pièce et ce film demeureront ce que "L'Ange Bleu" est à Marlène Dietrich : le sommet de sa carrière. Mais il sait tout jouer, à l'aise dans n'importe quel genre. Même dans une comédie quelque peu artificielle comme "Bell, Book and Candie", également adaptée à l'écran mais pas avec lui, le rôle allant cette fois à James Stewart, il parvint à faire un triomphe. Il est vrai qu'à Londres on alla surtout la voir dans l'expectative d'un éclat spectaculaire : partenaire de Lilli Palmer, toujours uni à elle par les liens du mariage, Rex ne cachait plus sa liaison avec Kay Kendall, d'où, entre les époux, des éclats teintant leurs rapports d'une saveur spéciale, Chaque soir, les spectateurs attendaient le grand éclat ne figurant pas au livret. Mais s'ils furent déçus : elle ne se produisit pas. Les époux se contentèrent de divorcer, on sait dans quelles circonstances émouvantes, chacun convolant de son côté. L'honneur était sauf !

Il n'est certes pas le plus populaire des partenaires : peut-être trop conscient de sa valeur, il lui arrive d'ignorer la tolérance et d'égratigner la susceptibilité d'autrui. Stanley Holloway, le Doolittle de My Fair Lady ", au théàtre comme à l'écran, a raconté que durant les trois années qu'ils jouèrent ensemble cette comédie musicale, ils n'eurent aucun contact humain, Rex continuant a jouer son très supérieur professeur Higgins dans la vie quotidienne, c'est à dire qu'il fut grossier et arrogant, ne prodiguant son charme très réel que lorsque la fantaisie lui en prenait. Le jour de la dernière, il organisa une cocktail-party pour les membres de la compagnie, machinistes inclus. Mais aucun de ces derniers ne vint : Rex leur en avait fait trop voir et pendant de trop nombreux mois. Et quand il prend quelqu'un en grippe, ce qui lui arrive assez fréquemment, c'est pour la vie.

Il suscite l'admiration, le respect, plus rarement la sympathie. Il a un sens de l'humour plutôt sardonique. Il est vrai que, grâce surtout à sa vie privée, il a été caressé à plus d'une reprise à rebrousse-poil, ce vaniteux, ce qu'il n'aime pas tellement. Il n'apprécie pas que l'on rie à ses dépens.

Rex avait beaucoup changé depuis son époque hollywoodienne, lorsqu'il était affable et accueillant. Bien entendu, la désagréable publicité qu'il récolta après le suicide de Carole Landis y est pour quelque chose. Pendant des mois, il se terra, laissant passer l'orage. Mais il ne fut plus jamais le même après, volontiers inabordable, cible favorite des patineuses et, surtout, de la plus redoutable : Louella Parsons.

Plusieurs années après, ils devaient publiquement se réconcilier c'était à l'époque où Rex en était a sa quatrième épouse, Rachel Roberts, Louella extrayant à cette occasion les termes les plus flatteurs de son vocabulaire pour louer son ex-ennemi. Mais pendant que la guerre froide régna entre eux, les dards les plus vénéneux furent décochés par Louella, qui l'avait surnomé de " Sexy Rexy " dont ne parviendrait plus à se débarrasser, injure impitoyable à son amour-propre.

Rex Harrison est évidemment un produit du théâtre, il y a servi les grands classiques mais tout autant la comédie moderne. Né à Huyton, dans le Lancashire, le 5 mars 1908, il débuta au théâtre à 16 ans au sein de la Liverpool Repertory Company. En 1930, il commença à prendre Londres d'assaut et Broadway six ans plus tard. Le cinéma, lui vint en 1929. débuts modestes mais ses rôles allaient bientôt gagner en importance, cet aspect-là de sa carrière bien servi par ses créations.

 

Source : C.T.R. - Mise à jour le 10 novembre 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

46 LONGS MÉTRAGES
_________________________________

1979 - A TIME TO DIE

 

1979 - ASHANTI

 

1977 - CINQUIÈME MOUSQUETAIRE .LE

 

1977 - DÉFI MORTEL .LE
Titre Or : SHALIMAR - Autre Titre : Deadly thief
Réal : Krishna Shah

 

1977 - PRINCE ET LE PAUVRE .LE

 

1969 - ESCALIER .L'

 

1968 - PUCE À L'OREILLE .LA
Titre Or : A flea in her ear
Réal : Jacques Charon

 

1967 - EXTRAVAGANT DOCTEUR DOLITTLE .L'

 

1967 - GUÊPIER POUR TROIS ABEILLES

 

1965 - EXTASE ET L'AGONIE .L'

 

1964 - ROLLS-ROYCE JAUNE .LA

 

1964 - MY FAIR LADY

 

1963 - CLÉOPÂTRE

 

1962 - JOYEUX VOLEURS .LES

 

1960 - PIÈGE À MINUIT
Titre Or : Midnight lace
Réal : David Miller

 

1958 - QU'EST-CE QUE MAMAN COMPREND À L'AMOUR

 

1954 - MARI PRESQUE FIDÈLE .UN

 

1954 - RICHARD COEUR DE LION

 

1953 - MAIN STREET TO BROADWAY

 

1952 - CIEL DE LIT .L
Titre Or : The four poster
Réal : Irving Reis

 

1950 - ASSASSIN FRAPPE LA NUIT .L'

 

1948 - INFIDÈLEMENT VOTRE

 

1948 - HOMICIDE

 

1947 - FIÈRE CRÉOLE .LA

 

1947 - AVENTURE DE MADAME MUIR .L'
 

1946 - ANNA ET LE ROI DE SIAM

 

1946 - HONORABLE MONSIEUR SANS-GÊNE .L'
Titre Or : The rake's progress - Autre Titre : Notorious gentleman
Réal : Sidney Gilliat

 

1945 - GRANDE AVENTURE .LA

 

1945 - ESPRIT S'AMUSE .L'

 

1944 - I LIVE IN GROSVENOR SQUARE
Autre Titre : A yank in London
Réal : Herbert Wilcox

 

1941 - MAJOR BARBARA

 

1940 - TRAIN DE NUIT POUR MUNICH

 

1939 - AVENTURE EST COMMENCÉE .L'
Titre Or : Ten days in Paris - Autre Titre : Missing ten days
Réal : Tim Whelan

 

1939 - BATAILLE SILENCIEUSE .LA
Titre Or : The silent battle - Autre Titre : Continental Express
Réal : Herbert Mason

 

1938 - CITADELLE .LA

 

1938 - VEDETTES DU PAVÉ

 

1937 - MADEMOISELLE CRÉSUS
Titre Or : Over the moon
Réal : Thornton Freeland et William K. Howard

 

1937 - ÉCOLE DES MARIS .L'
Titre Or : School for husbands
Réal : Andrew Marton

 

1937 - TEMPÊTE DANS UNE TASSE DE THÉ

 

1936 - HOMMES NE SONT PAS DES DIEUX .LES

 

1935 - ALL AT SEA

 

1934 - LEAVE IT TO BLANCHE
Réal : Harold Young

 

1934 - GET YOUR MAN
Réal : George King

 

1931 - GREAT GAME .THE
Réal : Jack Raymond

 

1930 - ÉCOLE DU SCANDALE .L'
Titre Or : School for scandal
Réal : Maurice Elvey

 

_______________________FIN_____________________

 

commentaires (1)

hugongerard

20-07-2010 12:51:38

Il y a un Noêl Harrison , jouant dans une série tv des années 60 intitulé : Annie agent trés spéciale avec Stephanie Powers ( Annie Dancer) , qui y campaît le rôle de l ' agent Mark Slate , s ' agît-il du fils de Rex Harrison , qui fût aussi chanteur et compositeur ? .