ROSINE DEREAN

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
23-02-1910, à Paris dans le 17é arrondissement de Paris, en France.

Date et lieu du décès:
14-03-2001, à dans sa maison à Genillé, dans l'Indre-et-Loire, en France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 91 ans.

Nom de naissance:
Rosine Jeanne Schlotterbeck.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 1 reprise et mère d'un fils :

Mariée en 1937 avec l'acteur : CLAUDE DAUPHIN - Divorcée le 17 juillet 1952.
Ils eurent un fils : André Legrand-Dauphin.

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Anecdotes


Rosine avec son fils : André Legrand-Dauphin.


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Biographie

Rosine Deréan, de son vrai patronyme Jeanne Schlotterbeck est née dans le 17é arrondissement de Paris le 23 février 1910. Sa mère Camille Schlotterbeck, était couturière, mannequin puis chanteuse de music-hall, connue sous le nom de Yanne Exiane à l’époque du cinéma muet peu avant la Première Guerre mondiale elle avait d’autres soucis que de s’occuper de sa fille et n’attendait qu’une chose se débarrasser de ce fardeau.

Abandonnée dès sa naissance par un père qu’elle n’a jamais connu, Rosine a grandi ballottée de nourrices en nourrices et de pensionnats en pensionnats de jeunes filles. L’arrivée du cinéma parlant met fin à la carrière de sa mère, tandis que sa fille débute à l’âge de vingt ans sous le pseudonyme de Sophie Deréan, nom emprunté à son héroïne préférée Sophie de Réan d’après le roman de la comtesse de Ségur « Les malheurs de Sophie ».


C’est grâce à Harry Baur qui la recommande à Julien Duvivier que Rosine sans expérience de la scène, fait sa première apparition au cinéma, où elle accompagne « Les cinq gentlemen maudits » (1931) en vacances au Maroc, où l’un d’entre eux enlève le voile d'une jeune musulmane, un geste sacrilège pour le sorcier du village qui leur prédit la mort à tous et dans un ordre précis avec entre autres Robert Le Vigan, René Lefèvre et Harry Baur.

Puis, c'est la consécration la jeune Rosine d’une beauté rayonnante fait un démarrage fulgurant grâce à Maurice Tourneur qui lui offre un rôle inoubliable dans « Les deux orphelines » (1932), deux sœurs pauvres et orphelines, Henriette (Renée Saint-Cyr) aux bras de sa sœur aveugle Louise (Rosine Dérean) traverse le tout Paris pendant la Révolution dans l'espoir de trouver un médecin qui pourrait le guérir de sa cécité, mais dans ce chaos populaire les deux sœurs se retrouvent séparées et Louise est récupérée par la mère Frochard (Yvette Guilbert) une mégère alcoolique qui ne cesse de l'humilier et la force à mendier, quant à Henriette elle est le jouet du marquis de Presles, (Emile Saulieu), leur calvaire se termine avec l'intervention du chevalier de Vaudrey et de la comtesse de Linières (Jean Martinelli et Emmy Lynn). Ce mélodrame historique à une époque où la pauvreté du petit peuple était grande, fit couler en salle des torrents de larmes.

Dans un autre registre, elle est Mique, la sœur du malheureux Jean Gabin capitaine de la péniche « La belle marinière » (1932 de Harry Lachmann, Jean épouse Marinette (Madeleine Renaud) et la vie suit le cours monotone des canaux. mais Marinette ne peut plus lutter contre l'amour d’un jeune marinier (Pierre Blanchar) et s'enfuient ensemble.

Petite comédie romantique de Georges Lacombe « Ce cochon de Morin » (1932) Morin (Jacques Baumer) prend le train pour rentrer chez lui, il cherche à embrasser la voyageuse Henriette (Rosine Dérean) elle lui attente un procès-verbal, déshonoré Morin contact son ami journaliste Valette (José Noguéro) et c’est le coup de foudre entre Henriette et Valette, tout se termine par un mariage et l'honneur de Morin est sauvé. Dans un triangle amoureux dramatique « Lac aux Dames » (1934) de Marc Allégret, Éric (Jean-Pierre Aumont) qui tente de traverser le lac à la nage, est sauvé par une petite sauvageonne, Puck (Simon Simon) qui lui avoue son amour mais Eric est amoureux de Danny (Rosine Deréan), malgré que le père de Danny (Michel Simon) s'oppose à leur mariage, Puck s'efface et réunit les deux amoureux.


Après quelques films sans succès un metteur en scène (Jean Galland) surnommé « Le marchand d'amour » (1935) d’Edmond T.Gréville, découragé, ruiné, il traîne sa neurasthénie quelque temps, puis un jour il trouve sa vedette Lily Love (Rosine Dérean) tout s'arrange et il recommence à faire des films d’amour à succès.

Devenue une actrice de premier plan réputée à la fois pour son talent, sa beauté et son élégance, il ne manquait plus qu’à Rosine un prince charmant pour compléter cet idyllique tableau. Ce fut chose faite lorsqu’elle rencontra le très en vogue Claude Dauphin qui devint son mari en 1934, ils ont eu un fils André Legrand-Dauphin.

Le réalisateur Georges Lacombe réuni le couple en 1935 dans la comédie « La route heureuse » avec Edwige Feuillère et Yvonne Rozille. En 1936, elle se transforme en voleuse professionnelle qui s’associe à Jacqueline Delubac dans « Le roman d'un tricheur » (1936) de et avec Sacha Guitry qui fait serment d'être riche un jour et devient tricheur professionnel avec Claude Dauphin, et Marguerite Moreno en comtesse excentrique.

En 1939, Rosine et Claude devenus des célébrités, achètent l’ancienne Abbaye de la Bourdillière, à Genillé en Indre-et-Loire. Mais la guerre éclate, Claude entre dans un réseau de Résistance puis rejoint Charles De Gaulle à Londres. Rosine reste en France et intègre le réseau de Résistance Amarante prenant en charge les parachutistes anglais et américains. Sur dénonciation, elle est arrêtée en décembre 1942. Elle est déportée à Ravensbrück en Allemagne en avril 1943 où pendant deux ans, elle paye le prix de son engagement courageux dans la Résistance et vit l'enfer concentrationnaire de ce camp de la mort, femme forte, elle y survit en travaillant à la fabrication de cordes. Elle est libérée le 30 avril 1945 par la Croix-Rouge suédoise et rapatriée en France.

Malgré qu’elle soit très affaiblie, courageusement elle tente de renouer avec le cinéma. René Delacroix lui offre un rôle secondaire dans un drame policier « L’Assassin n’est pas coupable » avec Jules Berry, Albert Préjean et Jacqueline Gauthier. En 1946, elle joue sa dernière pièce « Le Bal des pompiers » de Jean Nohain, à Lyon au théâtre des Célestins avec son mari. Elle tourne un dernier film « Agence matrimoniale » de Jean-Paul Le Chanois en 1956, avec en tête d’affiche, Bernard Blier, Julien Carette et Louis de Funès.

Mais cette tentative de renouer avec le cinéma n’aboutit pas, éprouvée par son divorce avec Claude Dauphin en 1952 et oublié de la profession, elle met un terme à sa carrière.

Rosine Deréan termine son existence dans sa maison à Genillé, où elle y décède sans fortune le 14 mars 2001 à l’âge vénérable de 91 ans. En 1971 pour honorer sa mémoire la mairie de Genillé baptise une salle de spectacle en son nom, en mémoire à son acte de résistante …


Rosine Deréan et Renée Saint-Cyr. Dans le film de 1932 : Les 2 Orphélines


Source : Gary Richardson - Fait le 12 septembre 2021 par Philippe de CinéMémorial.