PAUL BERNARD

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Profession:
Acteur français.

Date et lieu de naissance:
21-09-1898, à Villeneuve-sur-Lot, Lot-et-Garonne, France.

Date et lieu du décès:
04-05-1958, à Paris dans le 16ème en France.
Il est inhumé au cimetière parisien d'Ivry (11e division)

Cause du décès:
D'un cancer à l'âge de 59 ans.

Nom de naissance:
Paul Renaud Bernard.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

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Biographie

Fils de Jean Bernard et de son épouse, Elisabeth, née Fouquet Paul Renaud Bernard vient au monde le 21 septembre 1898 à Villeneuve-sur-Lot dans le département du Lot-et-Garonne en France. Il grandit dans une famille modeste, son père était coquetier un marchand ambulant de beurres, d’oeufs et de fromages un métier aujourd’hui disparu et sa mère une repasseuse. Le jeune Paul fait son entré dans le monde du travail comme employé au Ministère des Finances à Paris, un métier qu’il n’apprécie pas vraiment il souhaite de devenir comédien . Mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale freine temporairement sa passion pour le théâtre. Après le conflit, il s’inscrit au Conservatoire de Paris afin d’y suivre des cours d’art dramatique qu’il finance en faisant de la figuration dans deux films, mais le cinéma muet ne lui convient pas, il s’éloigne alors des plateaux pour se consacrer exclusivement aux planches et commence a apparaître sur scène dès 1924 notamment dans «L’Aiglon » d’Edmond Rostand et «Le Chérubin » de Francis de Croisset. Par la suite il quitte le conservatoire et entre à l’Odéon où il interprète les grands rôles du répertoire. Il construit sa renommé théâtrale jusqu’en Amérique du Sud.

Paul Bernard revient à l’écran en 1934, où il fait sa première apparition significative au cinéma parlant grâce à Jacques Feyder, qui le dirige dans son film «Pension Mimosas» il campe un jeune homme au faible caractère recevant une gifle mémorable assénée par sa mère Françoise Rosay . Jean Choux l'invite dans «Le greluchon délicat» (1934) Henri un étudiant sans fortune fait la conquête de Simone Alice Cocea entretenue par Harry Baur qui s’effacera devant leur amour naissant, une comédie qui obtient un très beau succès En 1936 dans un mélodrame social « Enfants de Paris » de Gaston Roudès, il entre en conflit avec son père qui refuse qu’il épouse la fille du contremaître de son entreprise automobiles. Cependant, ne trouvant pas dans le cinéma ce qu’il apprécie dans le théâtre, il revient rapidement sur les planches à partir de 1937, et multiplie les prestations, notamment dans des pièces telles que «Caterina» de Félicien Marceau avec Maria Casarès, «La Mouette» de Tchekhov ou encore «L’Ombre » de Julien Green avec Jean-Louis Trintignant à ses débuts.

Il reprend malgré tout le chemin des studios de cinéma et va interpréter quelques personnages antipathiques avec beaucoup d’élégance, un mélange de veulerie et de méchanceté, des rôles odieux, de traîtres, de fourbe, de lâches, de petites frappes et de crapules. Citons : le pervers et cruel châtelain dans «Lumière d’été» (1942) de Jean Grémillon avec Madeleine Robinson , Madeleine Renaud et Pierre Brasseur ; il campe le Prince de Gonzague, un traître qui assassine Philippe de Nevers dont Lagardère Pierre Blanchar va se venger dans le récit historique, «Le bossu » (1943) de Jean Delannoy; un assassin particulièrement répugnant dans «Panique» (1946) de Julien Duvivier ; un malfaiteurs dans le policier bien ficelé «L'échafaud peut attendre» (1947) d'Albert Valentin arrêté et condamné pour vol et crime, il est guillotiné ses complices, Jean Desailly est abattu et Jany Holt cherche la mort. Puis dans «Le paradis des pilotes perdus» (1948) de Georges Lampin passager à bord d'un avion qui est obligé d'atterrir en catastrophe dans le désert, il devient agressif, et créait de violentes tensions entre les passagers.

Jean Grémillon lui compose un rôle sur mesure, celui d’un bourgeois acariâtre et détesté dans le mélodrame «Pattes Blanches » (1948) dans lequel il étrangle l’aguichante Suzy Delair avec Arlette Thomas en domestique bossue, et Fernand Ledoux l’amant de Suzy .

Dans les années cinquante Paul Bernard tournera encore une poignée de films, mais avec un moindre succès, on le voit dans un policier «Mystère à Shanghai» (1950) , avec Hélène Perdrière son épouse il dirige une affaire d'import-export à Shanghai, mais il est menacé de mort par un mystérieux Dragon vert. Il termine sa carrière au grand écran avec un personnage odieux dans «La rue des bouches peintes» (1955) de Robert Vernay son épouse Françoise Christophe l’ayant trompée, il la condamne à finir ses jours comme prostituée dans la rue des Bouches Peintes.

Voyant que le cinéma l’abandonne, il décide de se consacrer exclusivement au théâtre. Il joue ainsi aux Bouffes-Parisiens «Le Grand Couteau» de Clifford Odets, avec une mise en scène de Jean Renoir (1955). Bien que malade, il prend part aux répétitions de «L’Épouvantail» au Théâtre de l’Œuvre en avril 1958.

Durant l’une de ces séances, souffrant d’un cancer il est hospitalisé et décède quelques jours plus tard, le 4 mai 1958 à Paris. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Pierre-de-Chaillot, en présence de nombreux collaborateurs du monde du cinéma et du théâtre, venus lui rendre un dernier hommage.

Source : Gary Richardson - Fait le 06 juillet 2020 par Philippe de CinéMémorial.