MARIE LAFORET

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Profession:
Chanteuse et actrice française naturalisée Suisse.

Date et lieu de naissance:
05-10-1939, à Soulac-Sur-Mer dans la Gironde, en France.

Date et lieu du décès:
05-11-2019, à Genolier en Suisse.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'age de 80 ans.

Nom de naissance:
Maïtene Marie Brigitte Doumenach. - Pseudonyme : Françoise They

État civil:
Mariée le 09 septembre 1961 avec : JEAN-GABRIEL ALBICOCCO - Divorcée en 1965

Mariée en 1965 avec : JUDAS AZUELOS - Ils eurent une fille : LISA AZNELOS (née en 1965)

Mariée en 1967 : JEAN-MEHDI-ABRAHAM AZUELOS.

En 1971, elle s'unit avec l'homme d'affaires et collectionneur d'art : ALAIN KAHN-SRIBER.
Avec lui, elle aura son troisième enfant : EVE-MARIE DEBORAH.

Pour son quatrième mariage, elle épouse en 1980 le chirurgien : PIERRE MEYER avec qui elle restera plusieurs années.

Marie Laforêt se marie le 07 septembre 1990 une cinquième, et dernière fois, avec : ÉRIC DE LAVANDEYRA, avec lui, le divorce a été pénible.

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Anecdotes

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Biographie

Hommage à MARIE LAFORET
Intervieuw réalisé en 1990 sur sa vie.

Ajout de la vidéo le 05 novembre 2019 par Philippe de CinéMémorial

De son vrai nom Maïtene Marie Brigitte Doumenach, issue d’une famille d’immigrés arméniens, Marie Laforêt naît dans un village de Gironde au début de la Seconde Guerre mondiale. A l’âge de 16 ans, c’est au lycée parisien Jean de La Fontaine qu’elle découvre le théâtre en interprétant Les fausses confidences de Marivaux pour le spectacle de fin d’année. Alors qu’elle pensait initialement intégrer le couvent, forte d’une foi jamais démentie, l’effet cathartique de son passage sur les planches la pousse définitivement vers la voie de comédienne.

Elle est repérée lors d’un radio-crochet organisé par Europe 1 en 1959 : alors qu’elle accompagne sa sœur, elle est inscrite d’office et finit par remporter le concours. Cet heureux hasard marque le début de sa carrière. C’est à ce moment-là qu’elle change son prénom « Maïtena » en « Marie ». Alors qu’elle doit tourner avec Louis Malle (membre du jury qui lui avait remis le prix), le projet est avorté. Sa première apparition au cinéma est fracassante : elle tient l’un des rôles principaux aux côtés d’Alain Delon (lui aussi débutant) et Maurice Ronet dans Plein Soleil, chef-d’œuvre de René Clément.

Elle tourne ensuite sous la direction de son mari, le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco qu’elle épouse en 1961, dans La Fille aux yeux d’or (qui devient son surnom) avec Françoise Dorléac et Le Rat d’Amérique avec Charles Aznavour. C’est également à cette époque que sort son premier 45 tours, marquant le début d’une longue et prolifique carrière dans la chanson, parsemée de tubes dans des styles très variés.

Au cours des années 1970, elle prend du recul et met sa carrière d’actrice entre parenthèses, préférant se consacrer à la musique. En 1978, elle s’installe à Genève, où elle vit toujours, s’éloignant du monde du show business et s’occupant de ses enfants, parmi lesquels la future réalisatrice Lisa Azuelos (qu’elle a eue avec le second de ses 4 maris). L’année suivante, elle fait un retour fracassant avec le succès populaire Flic ou voyou aux côtés de Jean-Paul Belmondo avec lequel elle partage le générique dans deux comédies au cours des années 1960 : Amours célèbres de Michel Boisrond et La Chasse à l’homme d’Edouard Molinaro. On retrouvera les deux acteurs dans deux comédies de 1984 : Les Morfalous d’Henri Verneuil et Joyeuses Pâques de Georges Lautner. Appréciée du public mais également des cinéastes, elle passe devant la caméra de quelques réalisateurs français emblématiques : Michel Deville (A cause, à cause d’une femme, 1963), Robert Enrico (La Redevance du fantôme, 1965), Claude Chabrol (Marie-Chantal contre le docteur Kha, 1965) ou Jean-Pierre Mocky (Le Pactole, 1985).

Au cours des années 1980-1990, elle apparaît dans plusieurs productions italiennes et tourne également avec des auteurs aux univers très particuliers : le cinéma social de Fernando Solanas (Tangos, l’exil de Gardel, en 1985), les mondes fantastiques d’Enki Bilal (Tykho Moon, en 1997) ou encore le docu-fiction de Claire Simon, Les Bureaux de Dieu, où un impressionnant casting (principalement féminin) fait face à des actrices non-professionnelles. Mais c’est son interprétation de Maria Callas sur les planches, à la fin des années 1990, qui marque les esprits et lui vaut une nomination aux Molières. Toujours au théâtre, on la retrouve en 2003 dans La Presse est unanime, comédie de boulevard écrite par Laurent Ruquier, dont elle interprète le rôle principal. Ce n’est pas leur seule collaboration puisque l’animateur produit son retour triomphal, en 2005 aux Bouffes Parisiens, pour un récital inédit 30 ans après son dernier concert.

Source : Arthur Ullmann pour AlloCiné - Fait le 05 novembre 2019 par Philippe de CinéMémorial.