MARCEL HERRAND

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Profession:
Acteur, metteur en scène et directeur de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
08-10-1897, à Paris, le 8e arrondissement, France.

Date et lieu du décès:
11-06-1953, à Montfort-l'Amaury dans les Yvelines, en France. Il repose à Montfort-l'Amaury.

Cause du décès:
D'un cancer à l'âge de 55 ans.

Nom de naissance:
Marcel Herrand.

État civil:
Compagnon de Jean Marchat (1902–1966).

Taille:
?

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Anecdotes

Alors que dans la classe de Beatrix Dussanne au Conservatoire, Marcel découvre une jeune comédienne qui se donne avec fièvre dans toutes ses interprétations : Maria Casarès, Maria deviendra sa muse, la vestale des Mathurins, et, quoi que homosexuel, il éprouvera pour la jeune exilée espagnole une passion brûlante.

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Biographie

Hommage à MARCEL HERRAND
Bande annonce : Les enfants du paradis.

Ajout des vidéos le 06 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Marcel Herrand est né le 8 octobre 1897 à Paris en France. A la fin de ses études primaires il choisit le métier d’employé de banque, mais très vite il se rend compte qu’il ne se plaira pas dans cette profession. Il ressent le besoin de s’exprimer sur les planches de théâtre, d’un pas décidé il suit une formation théâtrale avec la troupe de Georges et Ludmilla Pitoeff . Il fait ses premiers pas sur scène à vingt et un ans au théâtre des Mathurins dans les classiques de Merimée , Shakespeare, Molière , Dostoievski où encore Shaw. En 1932 avec son compagnon Jean Marchat de la Comédie Française, il crée la compagnie itinérante «Le Rideau de Paris» puis s'installe plus tard au théâtre des Maturins. Marcel Herrand , fut un grand comédien et metteur en scène de théâtre, mais il ne négligea pas le cinéma, avec son allure distinguée, il tint quelques rôles mémorables souvent de personnages fourbes, de traitres , voire de méchants.

Il débute en 1932 au grand écran aux cotés de Fernandel dans le policier «Le jugement de minuit» d' Alexandre Esway , trois ans plus tard dans le drame familial «Le domino vert» (1935) de Herbert Selpin et Henri Decoin , il est l’amant de Danielle Darrieux (qui tient un double rôle) avec Charles Vanel et Jany Holt . Après six ans d’absence , il fait un retour remarqué dans quelques joyaux de l’âge d’or du cinéma français, il campe le marin Bertuccio dans le «Comte de Monte-Cristo» (1942) de Robert Vernay avec Pierre Richard-Willm Edmond Dantès et Michèle Alfa Mercèdès. Personnage à la diction subtile, le regard inquiétant, et d'une distinction incontestable est apprécié par Marcel Carné qui l’engage dans son film fantastique «Les visiteurs du soir » (1942) il est le chevalier Renaud qui célèbre ses fiançailles avec Anne, Marie Dea, mais deux serviteurs du diable (Alain Cuny et Arletty) viennent sur terre troubler l'amour des humains. Marcel Carné qui vient de réaliser l’un des plus grands succès du cinéma français durant la Seconde Guerre mondiale, récidive avec le chef-d’œuvre «Les enfants du Paradis» (1943), il rappelle Marcel Herrand qui campe avec une hautaine désinvolture le poète anarchisant et l’assassin dandy Pierre François Lacenaire qui par vengeance tue Louis Salou le protecteur de son bel ange Garance Arletty, avec Jean Louis Barrault amoureux de Garance . Sous la direction de Jacques De Baroncelli dans «Les mystères de Paris» (1943) il est le mystérieux Rodolphe, un homme de la haute société qui s’aventure dans les bas-fonds de Paris et sauve de la misère la jeune Fleur de Marie ,Cecilia Paroldi, née d’un amour de jeunesse avec entre autres Alexandre Rignault le maitre d’école , Germaine Kerjean, dite la Chouette et Lucien Coëdel dans le rôle du Chourineur. Son coté aristocrate lui permet de camper le souverain, le tsar Nicolas 1er qui abuse de la belle comtesse Maria Ariane Borg dans le mélodrame «Le père Serge (1945) de Lucien Ganier avec Jacques Dumesnil dans le rôle titre.

Il a aussi la personnalité pour camper un policier habile, ambitieux et peu scrupuleux, dans «Les Chouans» (1946) de Henri Calef . Dans un genre différent , il endosse le rôle du célèbre «Fantomas» (1946) de Jean Sacha, il pose un ultimatum il exige un milliard en or où sinon un million de Parisiens mourront ; dans le mélodrame «Martin Roumagnac» (1946) signé Georges Lacombe, il est le riche consul M. de Laubry, convoité par l’aventurière et femme fatale Marlene Dietrich , mais sa rencontre avec Martin Jean Gabin qui tombe éperdument amoureux d’elle va se terminer tragiquement. Il retrouve Danielle Darrieux la reine d'Espagne dans un drame historique «Ruy Blas» (1947) de Pierre Billon, humilié, le chef de la police, Don Salluste Marcel Herrand élabore un plan pour se venger de la reine qui l’a disgracié, avec Jean Marais dans le rôle titre.

Il se plonge à nouveau dans les intrigues policières avec «Le mystère de la chambre jaune» (1948) de Maurice Tourneur et «Le parfum de la dame en noir» (1949, de Louis Daquin, il incarne le gangster Bellmayer, alias Larsan à la folie meurtrière qui dans les deux intrigues persécute son ancienne épouse Hélène Perdrière. Un autre rôle costumé qu’il tient avec talent et raffinement, le galant Louis XV dans «Fanfan la Tulipe» (1951) de Christian-Jaque avec Gérard Philipe dans le rôle titre et Gina Lollobrigida une diseuse de bonne aventure. Citons encore le père qui s’oppose au mariage de sa fille, Dany Robin, avec Daniel Gélin dans «Une histoire d’amour» (1951) de Guy Lefranc et son dernier film «La putain respectueuse» (1951) de part son immunité de sénateur américain il veut à tout prix protéger son neveu, qui a assassiné un Noir, mais une entraîneuse, Lizzie Barbara Laage va apporter la vérité.

Marcel Herrand, inoubliable acteur à la voix métallique, au charme naturel, comédien et metteur en scène de théâtre, décède prématurément à l’âge de 55 ans le 11 juin 1953 d'un cancer. Il repose à Montfort-l'Amaury.

Source : Gary Richardson - Fait le 06 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial.