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Hommage à KING VIDOR, dans un extrait du film : L’homme qui n’a pas d’étoile.
Ajout de la vidéo le 15 janvier 2010 par Philippe de CinéMémorial
Né à Gavelston (Texas), King Vidor est initié par sa mère à la Christian Science et est hanté toute sa vie par la problématique du mal (physique et moral) en lutte contre les forces de la spiritualité. Élève à l’académie militaire de San Antonio, il renonce vite à la carrière militaire. D'abord projectionniste, il réalise des films publicitaires et des actualités, puis s'installe à Hollywood où il exerce de multiples métiers dans l’industrie du cinéma avant de tourner son premier film de fiction, le Tournant (The Turn in the Road, 1919).
Il réalise par la suite plusieurs films, produits par sa propre firme indépendante Vidor Village, y faisant jouer son épouse Florence Vidor et montrant un réel talent de metteur en scène. Il aborde alors tous les genres à la mode. Dans sa filmographie de l’époque se distinguent particulièrement l'Homme au couteau (The Jack-Knife Man, 1920), The Sky Pilot (1921), la Sagesse de trois vieux fous (Three Wise Fools, 1923) et Capricciosa (Wild Oranges, 1924).
Il passe ensuite sous contrat avec la jeune MGM et tourne des mélodrames comme la Femme de Don Juan (Wine of Youth, 1924) et Fraternité (Proud Flesh, 1925), avant d’accéder à la notoriété avec un film pacifiste, la Grande Parade (The Big Parade, 1925) et surtout avec un émouvant tableau de la vie urbaine : la Foule (The Crowd, 1928).
Il signe aussi une adaptation de la Bohême (1926), avec Lilian Gish en vedette, un film de cape et d'épée d'après Rafael Sabatini, Bardelys le magnifique (Bardelys the Magnificent, 1926), deux comédies avec Marion Davis : Une gamine charmante (The Patsy, 1928) et Mirages (Show People, 1928), une satire des milieux du cinéma.
À l'arrivée du parlant, il tourne un film musical entièrement interprété par des Noirs, Hallelujah! (1929), puis retrouve Marion Davis pour une comédie, Dulcy (Not so Dumb, 1929), réalise un western en 70 mm, Billy the Kid (1930), avec Wallace Beery avec lequel il joue à nouveau dans le Champion (The Champ, 1931). Il tourne ensuite Street Scene (1931), un subtil mélodrame avec Sylvia Sidney en vedette.
La beauté de la réalisation de son mélodrame exotique l'Oiseau du paradis (Bird of Paradise, 1932) confirme sa maîtrise du septième art. Il dirige Ronald Colman dans Cynara (1932), une histoire d'amour entre deux êtres de classes sociales différentes, réalise un plaidoyer pour le retour à la terre avec le Retour de l'étranger (The Stranger's Return, 1933) et aborde d'une façon progressiste et rigoureuse les problèmes sociaux d'une communauté agricole dans Notre pain quotidien (Our Daily Bread, 1934).
À travers tous les genres cinématographiques, il interroge l'identité américaine, montrant un écrivain retrouvant la nature et la simplicité dans Soir de noces (The Wedding Night, 1935), évoquant le retour du combattant après la guerre civile: So Red the Rose (1935), retraçant la création des unités de loi au Far-West : la Légion des damnés (The Texas Ranger, 1936) ou décrivant le sacrifice d'une femme pour sa fille : Stella Dallas (1937).
Après une excellente adaptation du roman de Cronin : la Citadelle (The Citadel, 1938), il réalise une fresque sur les combats des rangers contre les Indiens : le Grand Passage (Northwest Passage, 1940), œuvre lyrique et réaliste qui met en valeur la beauté sauvage des paysages et les forces spirituelles de la résistance humaine.
Il joue ensuite du rapport entre l'Amérique et l'URSS dans Camarade X (Comrade X, 1940) et aborde avec esprit critique l'idée de réussite à l'américaine dans Souvenirs (H. M. Pulham Esq., 1941) et Romance américaine (An American Romance, 1944).
En partie réalisateur du gigantesque et du barbare Duel au soleil (Duel in the Sun, 1946), il brosse ensuite le portrait d'un architecte si intègre qu’il en devient subversif dans le Rebelle (Fountainhead, 1949) ; puis dépeint des rapports sensuels exacerbés dans la Garce (Beyond the Forrest, 1949), Lighting Strikes Twice (1951) et la Furie du désir (Ruby Gentry, 1952). Il réalise également un film courageux sur les difficultés rencontrées à leur retour aux USA par les soldats américains ayant épousé une Japonaise, Japanese War Bride (1952).
Après un western humaniste et pessimiste avec Kirk Douglas, l'Homme qui n'a pas d'étoile (The Man Without a Star, 1955), il adapte Léon Tolstoï pour Guerre et Paix (War and Peace, 1956), puis tourne une superproduction biblique, Salomon et la reine de Saba (Solomon and Sheba, 1959).
Mis à la retraite par les studios, il réalise encore deux œuvres personnelles et expérimentales, Truth and Illusion, an Introduction to Metaphysics (1964) et Metaphore (1980). Il a également publié une autobiographie, la Grande Parade (A Tree Is a Tree, 1980).
Fait le 15 janvier 2010 par Philippe de CinéMémorial.
SES RÉCOMPENSES :
1982 - Prix du Lion d’Or - Pour sa carrière - Festival du cinéma de Venise, Italie.
1979 - Prix d’Honneur - Festival international du cinéma de Moscou, Russie.
1979 - Oscar d’Honneur - Academy Awards, États-Unis.
1977 - Prix pour l’ensemble de sa carrière - Association des critiques de cinéma de Los Angeles, États-Unis.
1957 - Prix pour l’ensemble de sa carrière - Guilde des réalisateurs américains, États-Unis.
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