KAREL REISZ

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Profession:
Réalisateur et producteur britannique d'origine tchèque.

Date et lieu de naissance:
21-07-1926, à Ostrava en Tchécoslovaquie.

Date et lieu du décès:
25-12-2002, à Londres, Royaume-Uni.

Cause du décès:
De problèmes circulatoires à l'âge de 76 ans.

Nom de naissance:
Karel Reisz.

État civil:
Fut marié avec : JULIA COPPARD.
Ils eurent trois fils.

Marié en 1963 avec l'actrice : BETSY BLAIR (1923 – 2009)
Jusqu'au décès de Karel en 2002.

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Anecdotes

 

 

Né en ex-Tchécoslovaquie au sein d'une famille juive, Karel Reisz arrive à fuir vers la Grande-Bretagne à l'âge de 12 ans avant l'invasion du territoire par la Wehrmacht.

Ses parents ne réchappent pas de la politique d'extermination nazie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans la section tchécoslovaque de la R.A.F. en tant que pilote. Ce traumatisme nourrira son œuvre et ses engagements futurs.

Après 1945, Reisz suit un temps des études de biologie à l'université de Cambridge avant de devenir critique de cinéma.

Il intègre le groupe « Sequence », du nom de la revue animée par Lindsay Anderson qui promeut les œuvres de Jacques Prévert et de Jean Vigo puis l'idée d'un cinéma d'auteur engagé. Il se lie d'amitié avec Anderson ainsi qu'avec Tony Richardson avec lesquels il fonde le « Free cinema », en réaction à la facture conventionnelle des productions anglaises des années 1950.

Il devient ensuite programmateur de la Cinémathèque de Londres et participe à la rédaction de la revue du British Film Institute Sight and Sound. En 1953, il publie La Technique du montage cinématographique (Technique of Film Editing), devenu un ouvrage de référence.

En 1955, il co-réalise avec Tony Richardson un court-métrage documentaire consacré à l'engouement de la musique jazz dans certains milieux ouvriers, Momma Don't Allow.

Son premier long-métrage : Samedi soir, dimanche matin (Saturday Night and Sunday Morning, 1961), produit par Richardson et écrit par Alan Sillitoe sur la base de son roman, décrit l'ennui du dimanche après-midi dans les quartiers ouvriers. Il pose sur l'univers quotidien des prolétaires un regard lucide et sans fard.

En 1978 avec Les Guerriers de l'enfer, adapté d'un roman de Robert Stone, qui narre l'histoire d'un sombre trafic d'héroïne avec en toile de fond la réinsertion des vétérans du Vietnam. Acclamé par la critique, le film, qui rend célèbre Nick Nolte, permet au metteur en scène de retrouver l'acuité des premières œuvres.

 

 

Jessica Lange dans le film : SWEET DREAMS.

 

Il réalise ensuite un film à costumes écrit par Harold Pinter sur la base d'un roman de John Fowles : La Maîtresse du lieutenant français avec Meryl Streep et Jeremy Irons. Très soignée plastiquement, l'œuvre mêle deux histoires éloignées dans le temps.

Le réalisateur signe en 1985 une nouvelle biographie filmée, sobre et réaliste, consacrée à la chanteuse de musique country Patsy Cline : Sweet Dreams, avec Jessica Lange dans le rôle principal.

Chacun sa chance, écrit par Arthur Miller, marque ses retrouvailles avec Nick Nolte en 1989. Il s'agit de son ultime réalisation pour le cinéma avant qu'il ne se consacre définitivement au théâtre.

Il meurt à Londres en 2002, à l'âge de 76 ans.

Il eut trois enfants d'un premier mariage et épousa, en 1963, l'actrice Betsy Blair.

 

Source : Wikipédia - Fait le 08 décembre 2012 par Philippe de CinéMémorial.

 

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Biographie

Dans le sillage de la Nouvelle Vague, Karel Reisz s’est imposé comme l’une des figures majeures du renouveau du cinéma britannique dans les années 1960. Son œuvre, profondément marquée par une enfance tragique, s’attache à rendre compte de la réalité, sans fard ni complaisance, avec méticulosité. Partagé entre l’Europe et les États-Unis, il a par ailleurs su adopter un discours et une forme accessibles au plus grand nombre et affirmer une voix originale.

Né à Ostrava (Tchécoslovaquie) dans une famille juive, Karel Reisz fuit son pays à 12 ans dans un convoi d'enfants, juste avant l'occupation du territoire tchèque par les nazis. Il parvient à se réfugier en Angleterre, tandis que ses parents sont victimes de l'holocauste. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle très jeune et combat comme pilote de chasse dans la section tchèque de la RAF.

 

 

Karel Reisz en compagnie de Vanessa Redgrave.

 

Après la guerre, Karel Reisz commence des études de sciences naturelles à l'université de Cambridge, mais abandonne très tôt cette filière pour devenir journaliste et critique de cinéma. Il est alors membre du groupe Sequence (du nom de la revue animée par Lindsay Anderson de 1950 à 1952), qui défend l'idée d'un cinéma socialement engagé et qui est à l'origine des théories du Free Cinema (littéralement « cinéma libre »). Il programme également les séances de la cinémathèque de Londres (National Film Theatre), collabore régulièrement à la revue Sight and Sound et publie la Technique du montage cinématographique (Technique of Film Editing, 1953), considéré aujourd'hui encore comme un ouvrage de référence.

Son premier film, coréalisé avec Tony Richardson, est un court métrage intitulé Momma Don't Allow (1955), un documentaire sur les jeunes ouvriers amateurs de jazz. On considère cette œuvre comme l'une des premières du Free Cinema, mouvement cinématographique dont l'objectif est de refléter la réalité quotidienne.

Karel Reisz produit ensuite Every Day Except Christmas (1957) de Lindsay Anderson, puis réalise Ceux de Lambeth (We Are the Lambeth Boys, 1958), un moyen métrage sur un club de jeunesse du sud de Londres. Ce film social est représentatif de son époque et de l'esprit novateur et critique du mouvement littéraire des « Jeunes gens en colère » dont Karel Reisz, Lindsay Anderson et Tony Richardson sont très proches.

 

 

Debra Winger dans le film : CHACUN SA CHANCE.

 

Son premier long métrage, Samedi soir et dimanche matin (Saturday Night and Sunday Morning, 1961), dont le scénario est adapté par Alan Sillitoe de son propre roman, est produit par Tony Richardson. Il brosse le portrait énergique et sans complaisance d'un jeune ouvrier révolté de Nottingham. Contrairement à toute attente, c'est le plus gros succès commercial de l'année et son interprète principal Albert Finney accède au rang de vedette. La contribution déterminante de Seth Holt, ancien réalisateur et monteur aux Studios Ealing, contribue à donner une forme dramatique à un matériau initialement proche du documentaire.

Après un nouveau moyen métrage documentaire I Like To Go To School (1961), Karel Reisz tourne un remake de la pièce d’Emlyn Williams déjà filmée par Richard Thorpe en 1937, la Force des ténèbres (Night Must Fall, 1964), toujours avec Albert Finney en vedette. Il produit parallèlement le premier film de son ami Lindsay Anderson, le Prix d'un homme (This Sporting Life, 1963), puis réalise le subversif et décapant Morgan (Morgan / A Suitable Case For Treatment, 1966), qui révèle David Warner dans un rôle de gauchiste farfelu et bouleversant, et fait de Vanessa Redgrave une star. Il collabore de nouveau avec elle pour Isadora (1968), une biographie ambitieuse de la danseuse Isadora Duncan ; le film est toutefois amputé de plusieurs séquences par les distributeurs, précipitant ainsi son départ pour les États-Unis.

 

 

Photo de Meryl Streep dans le film : LA MAÎTRESSE DU LIEUTENANT FRANÇAIS.

 

Karel Reisz retrouve six ans plus tard le chemin des studios et tourne aux États-Unis une adaptation moderne du Joueur de Dostoievski, le Flambeur (The Gambler, 1974) avec James Caan dans le rôle principal, puis il enchaîne avec un superbe film d'après le roman de Robert Stone sur les vétérans du Viêt Nam, les Guerriers de l'enfer (Who'll Stop the Rain? / Dog Soldiers, 1978), qui révèle le talent de Nick Nolte.

Karel Reisz réalise encore La Maîtresse du lieutenant français, 1981), écrit par Harold Pinter et interprété par Meryl Streep et Jeremy Irons, puis il tourne Sweet Dreams (1985), une biographie de la vedette de musique country Patsy Cline, interprétée par Jessica Lange ; loin d'exploiter les mythes du spectacle et la singularité d'un destin tragique, il parvient à restituer la simplicité d'un univers quotidien dans un film marqué par une volonté de réalisme. Il retrouve ensuite Nick Nolte pour Chacun sa chance (Everybody Wins, 1990), son dernier film dont le scénario est écrit par Arthur Miller. Karel Reisz se consacre par la suite au théâtre.

 

Source : Encarta - Fait le 08 décembre 2012 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

SES RÉCOMPENSES :

 

1982 - Pour le film : LA MAÎTRESSE DU LIEUTENANT FRANÇAIS - Bodil - Meilleur film européen, Danemark.

1966 - Pour le film : MORGAN ! - Prix Spécial du Jury - Festival international du cinéma de Locarno, Suisse.

1961 - Pour le film : SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN - BAFTA - Meilleur film britannique - British Academy Awards, Royaume-Uni.

1961 - Pour le film : SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN - Grand Prix du jury Festival du cinéma de Mar del Plata, Argentine.

1961 - Pour le film : SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN - Prix FIPRESCI - Festival du cinéma de Mar del Plata, Argentine.

 

Filmographie

 

SES 9 RÉALISATIONS POUR LE GRAND ÉCRAN

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1989 - CHACUN SA CHANCE

 

1985 - SWEET DREAMS

 

1981 - MAÎTRESSE DU LIEUTENANT FRANÇAIS .LA

 

1977 - GUERRIERS DE L'ENFER .LES

 

1974 - FLAMBEUR .LE

 

1968 - ISADORA

 

1966 - MORGAN !

 

1963 - FORCE DES TÉNÈBRES .LA

 

1960 - SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN

 

 

SES AUTRES PARTICIPATIONS

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2001 - SÍLA LIDSKOSTI - NICHOLAS WINTON
Documentaire de Matej Minac

 

2000 - ACT WITHOUT WORDS I
Court métrage pour la télévision de Karel Reisz

 

1999 - CINÉMA VÉRITÉ : DEFINING THE MOMENT
Documentaire de Peter Wintonick - Uniquement l'interprétation

 

1978 - ROBERT VAS, FILM MAKER
Documentaire de Karel Reisz

 

1973 - ON THE HIGH ROAD
Téléfilm de Karel Reisz

 

1963 - PRIX D'UN HOMME .LE

 

1959 - MARCH TO ALDERMASTON
Court métrage de Karel Reisz

 

1959 - I WANT TO GO TO SCHOOL
Court métrage et documentaire de John Krish - Uniquement la production

 

1958 - WE ARE THE LAMBETH BOYS
Court métrage de Karel Reisz

 

1958 - BAND WAGON
Court métrage de Peter Hopkinson - Uniquement la production

 

1957 - EVERY DAY EXCEPT CHRISTMAS
Court métrage et documentaire de Lindsay Anderson - Uniquement la production

 

1955 - MOMMA DON'T ALLOW
Court métrage et documentaire de Karel Reisz

 

1955 - MOMMA DON'T ALLOW
Court métrage de Karel Reisz et Tony Richardson

 

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