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ANECDOTES :
Ses trois femmes
Jane Marken (1895, Paris - Paris, 1976), de son vrai nom Jane Grabbe.

Elle se produit à l'Odéon puis sur le Boulevard, jusqu'à sa rencontre avec Berry dans Et moi, j'te dis qu'elle t'a fait de l'oeil', en 1920. Elle abandonne alors la profession, son époux se révélant extrêmement jaloux. Lorsqu'elle le quitte, elle lui laisse un télégramme : « J'ai assez ri... ». Reprenant son métier, elle n'arrête pas de jouer les rondeurs charmantes, les mères au coeur tendre, aux langueurs automnales, avec d'excellents auteurs de théâtre et de cinéma : Roussin, Tennessee Williams, Gance, Carné, Renoir, Grémilion, Becker, Cocteau, Vadim, Duvivier...
Suzy Prim (1895, Paris - Boulogne-sur-Seine, 1991), de son vrai nom Suzanne Arduini.

Sur scène dès l'âge de dix-huit mois, elle tourne très tôt beaucoup de séries muettes pour la Gaumont, dont Bout-de-Zan et Bébé-Abélard (1912), avec René Dary. Faute de réalisateurs de qualité, son itinéraire cinématographique est moins brillant que ses prestations au music-hall et au théâtre, surtout lorsqu'elle affronte Jules Berry : le couple fonctionne au quart de réplique, avec ou sans le texte original. Suzy Prim, à la voix feulante, au regard ombreux, aux quenottes de louve, a, comme Sarah Bernhardt et Mistinguett, la folie des attifements exubérants et une épuisante vitalité qu'elle met, en 1960, au service du très ingrat métier de productrice.
Josseline Gaël (1917, Paris - Saint-Michel-d'Entraygues, 1995).

Elle a débuté, elle aussi, dans des rôles d'enfants, puis se succèdent danse, Conservatoire, cinéma, théâtre... Elle épouse Jules Berry en 1934, juste avant de tourner Monsieur Sans-Gêne et jeunes Filles à marier. Elle a dix-sept ans, lui cinquante et un. Sous l'Occupation, son attitude assombrit passablement et l'humeur de son Arnolphe, et sa propre carrière..
Débuts d'auteur en 1929
Pour la première pièce qu'il joue et met en scène au lycée Louis-le-Grand, Le Biniou, il a comme coauteur son condisciple Paul Géraldy..., dont il interprétera "L'Homme de joie".
Il fréquente l'École des beaux-arts de Paris et devient commis d'architecte. Un jour, s'abritant de la pluie sous un porche, il s'aperçoit qu'il est à la porte d'un théâtre, entre et... passe une audition devant le grand Antoine. Il déclame un poème, est engagé et devient Jules Berry.
Au cours d'une tournée à Bruxelles, le public réserve un tel accueil à Jules Berry que ce dernier reste quatorze ans sur les planches bruxelloises, où il joue notamment Le mariage de mademoiselle Beulemans.
Mais ce grand séducteur cache toujours des intentions douteuses : il ment comme il respire, flatte à l'envi et tire profit des victimes, les femmes surtout, de son sourire enjôleur et de ses mains caressantes.
Très tôt, ses mains sont déformées par des rhumatismes articulaires. Il les coince aux poches de son gilet, les place à la taille ou les fait voltiger et, dès lors, elles deviennent sublimes ! Ses poignets de chemise sont très souvent retournés sur la veste : Cocteau s'en inspirera.
Joueur invétéré, il flambe tous ses cachets au casino et aux courses.
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