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Née Jeanne Perrinot, le 21 Février 1900, elle commence en 1929 une carrière au cinéma dans "La Possession" sous le nom de Jane Aubert. Elle tourne sept films musicaux jusqu'en 1937. A la scène, au théâtre des Nouveautés, elle joue dans des revues de Rip et Albert Willemetz: Sur la Commode (1937), Ici Paris, et Tout va bien (1938) aux côtés de Marguerite Moreno, Entre nous, avec André Luguet, Madame la Folie (1939) avec le comique Dandy.
Elle enregistre de nombreux airs à succès du moment: C'est une petite étoile (1935), Je t'aime, c'est tout (1935), Dans les bras d'un matelot (1936), tout le long des fils télégraphiques (1937), Mieux que Personne (1938), C'est une danse Brune (1942) et beaucoup d'autres, dus à T. Richepin, St-Granier, H. Battaille ou V. Scotto.
"Histoire d'amour et Lettre de rupture deux charmantes chansons de Rosemonde Gérard et Tiarko Richepin. La première surtout est délicieuse et Jeanne Aubert la chante à ravir [dit la critique]; la voix est très agréable, mais la diction laisse un peu à désirer. N'oubliez pas Mademoiselle, que l'on ne vous voit pas! Il faut donc que l'on comprenne bien! C'est la première qualité que l'on demande aux artistes du disque".
En 1942, au théâtre Mogador elle est La Veuve joyeuse de Franz Lehar, dans une mise en scène d'Henri Varna, aux côtés de Jacques Jansen qui se souvient: "De toutes les Veuves que j'ai tenues dans mes bras, je dois un souvenir particulier à Jeanne Aubert. La voix n'était peut-être pas de qualité supérieure à celle des autres interprètes, mais elle était sur scène incomparable".
En 1957, elle revient au cinéma dans deux films L'Amour est en jeu (1957) de Marc Allégret avec Annie Girardot et Robert Lamoureux et Sénéchal le Magnifique de Jean Boyer avec Fernandel.
Elle remonte sur les planches au Théâtre du Gymnase en 1965 dans Après la chute d'Arthur Miller (traduction Henri Robillot) et une mise en scène de Luchino Visconti.
En 1971, elle tient encore un petit rôle dans Madame êtes-vous libre? Une série TV.
Elle eut pour amant Olympe II Hériot. On les voyait souvent ensemble au Vésinet où Jeanne Aubert possédait sa résidence secondaire le Château des Tourelles, à l'angle de l'avenue Georges-Clemenceau et de l'allée d'Isly.
Décédée le 6 mars 1988, elle est inhumée au cimetière de Pantin.
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