JEANETTE MacDONALD

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Profession:
Chanteuse et actrice américaine.

Date et lieu de naissance:
18-06-1903, à Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis.

Date et lieu du décès:
14-01-1965, à Houston, Texas. États-Unis.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 62 ans.

Nom de naissance:
Jeannette Anna MacDonald - Surnom : Jenni.

État civil:
Mariée le 16 juin 1937 avec l'acteur : GENE RAYMOND - jusqu'à son décès en 1965.

Taille:
(163 cm)

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Anecdotes

Fille de : Daniel MacDonald et d'Anne.

Soeur de : Marie Blake (Née 21.08.1895 - 14.01.1978).

Dernière mise à jour : 26 février 2007

photos

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Biographie

Hommage à JEANETTE MacDONALD et NELSON EDDY

Ajout de la vidéo le 27 Octobre 2016 par Philippe de CinéMémorial.

 

Son nom a littéralement éclaté sur les écrans dans "Parade d'Amour". Le cinéma ayant découvert le verbe, les belles voix furent aussitôt à l'honneur. Jeanette MacDonald en avait une et elle était ravissante, avec un visage aux traits réguliers, un lumineux sourire, des yeux pleins de malice. Tout cela allait de pair avec d'authentiques dons de comédienne. Sur son passeport initial vers la célébrité figurait un deuxième nom : celui, de Maurice Chevalier, souvent son partenaire. Rarement autant d'atouts furent réunis à l'époque : les circonstances de réussite s'avéraient vraiment favorables. Cette exquise Américaine n'eut plus qu'à poursuivre sur sa lancée. Elle n'y manqua pas.

Pas un film vraiment mémorable à son palmarès mais une constance dans le succès populaire qui ne s'affaiblit un peu que vers la fin de sa carrière, celle-ci brutalement interrompue par sa mort à 62 ans des suites d'une crise cardiaque. Carrière beaucoup plus brève que celle de bon nombre de ceux et celles qui débutèrent à l'écran en même temps qu'elle. Mais la vogue de la comédie musicale s'étant atténuée, il y avait déjà un bon bout de temps qu'elle vivait avec un pied dans la légende. À Hollywood, on s'était soudain aperçu qu'on ne trouvait plus de rôles à lui confier. Et on se rabattit - quelle hérésie ! - sur un prétexte de scénario l'opposant à Lassie, vedette canine célèbre : une histoire fabriquée de toutes pièces, "The Sun cornes up ", mélo qui ne fut même pas exploité en Europe. Elle méritait mieux que cette sortie-là !

Née à Philadelphie, le 18 juin 1903, quand elle débuta à Hollywood, elle avait déjà connu de notoires succès à Broadway, authentique chanteuse dont "Parade d'Amour" sut fort plaisamment exploiter les dons vocaux dans des situations appelant l'apport d'une riche voix dont Ernst Lubitsch exploita les avantages non sans esprit. Aujourd'hui, il va de soi, pareille intrigue apparaît bien démodée : le genre de film qui profita de l'engouement des foules pour le "talkie" chantant. Jeanette apprit très vite à parler français, ce qui lui permit aussi de faire certaines versions françaises de ses films et d'affermir de ce fait son emprise en Europe.

Avec cela, une vie exemplaire, sans scandales, encore qu'un astucieux agent de presse essaya de lui en fabriquer un de toutes pièces. Les journaux parlèrent de ce fait d'une soi-disant idylle avec le prince Umberto d'Italie et on n'a jamais très bien su comment naquit cette rocambolesque histoire d'amours contrariées, ponctuées d'un accident de voiture et d'une soi-disant défiguration de l'héroïne.

En réalité, il n'y eut jamais dans la vie sentimentale de Jeanette MacDonald qu'un seul homme : Gene Raymond. Ils se marièrent en 1937, au cours d'une de ces cérémonies d'inspiration féerique comme il plaisait jadis à Hollywood d'en mettre en scène. Leur amour dura toute une vie. Ils n'eurent pas d'enfant, contrairement aux contes qu'on narrait aux enfants sages, mais leur amour, bien à l'abri des tempêtes, resta basé sur des sentiments profonds. Gene Raymond ne s'était d'ailleurs jamais remariée ; il était un homme d'affaires prospère et habitait toujours la demeure qu'il partagea avec Jeanette. Gene Raymond est décédé le 02 Mai 1998 à la suite d'une pneumonie.

La carrière cinématographique de sa femme est tissée de titres en forme de romances. Des histoires romanesques décochées aux âmes sentimentales, farcies d'intermèdes musicaux nombreux auxquels participa souvent Nelson Eddy, autre vedette chantante de calibre exceptionnel. Moins bon comédien que Jeanette, ils se complétèrent néanmoins et jamais, de mémoire de cinéphile, n'eurent de vrais rivaux dans ce domaine précis où l'illusion triomphait sans vergogne. Il arrive encore de temps à autre que la télévision exhume un de ces reflets aimables d'une autre époque. Alors ceux qui se souviennent soupirent : "C'était le bon temps ; on ne fait plus de films pareils". C'est vrai, mais il convient toutefois de ne pas oublier que chaque époque reflète des tendances en perpétuelle évolution. Que dira-t-on dans dix ans de la licence exploitée si complaisamment par les films contemporains ? Sans doute paraîtra-t-elle bien dépassée à son tour.

Aujourd'hui, au cinéma, les illusions se trouvent impitoyablement saccagées au nom du progrès de l'émancipation des mœurs, toute "hypocrisie" reléguée à l'arrière plan, comme on dit. Le parfum discret des romances vécues à l'écran par l'héroïne de "Parade d'Amour", "La Veuve Joyeuse", "Chagrin d'Amour" s'est plutôt évaporé. Ce qui n'empêche que Jeanette MacDonald a sa place bien à elle dans cette galerie dédiée au souvenir. Une certaine nostalgie y fleurit avec un parfum pénétrant.