JEAN WEBER

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Profession:
Acteur Français.

Date et lieu de naissance:
25-01-1906, à Paris en France.

Date et lieu du décès:
13-10-1995, à Neuilly-sur-Seine, France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 89 ans.

Nom de naissance:
Jean Edouard Constant Weber.

État civil:
Célibataire sans enfants.

Taille:
?

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Anecdotes

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Biographie

Jean Edouard Constant Weber voit le jour le 25 janvier 1906 à Paris en France. Après avoir suivi les cours de Georges Dorival et de Fernand Ledoux au conservatoire de Renée Maubel, il est l'élève du professeur Leitner au Conservatoire de Paris en 1923. Il se produit à l'Œuvre, à l'Odéon et à la Comédie-Française dès 1925. Un premier prix triomphal, en 1925 dans la pièce de théâtre « Le Chandelier » d’Alfred de Musset lui vaut d’être engagé officiellement à la Comédie-Française en 1926 et deviendra sociétaire de 1932 à 1949. Jean Weber va mener une brillante carrière théâtrale , rendant hommage entre autres à Molière, Corneille, Beaumarchais , Edmond Rostand et aux héros d’Alfred de Musset et aussi à quelques auteurs contemporains tels; le poète Charles Vildrac, aux dramaturges Edmond Rostand et Jean-Jacques Bernard pour ne citer que ceux là…

Il se produit en Province et à l'étranger pendant une vingtaine d’années avec l'un de ses plus grands succès, « L'Aiglon » un drame en six actes et en vers, d'Edmond Rostand, une pièce qui sera transposée au cinéma en 1931.

Fringant jeune premier des années 30 dont son physique fit des ravages auprès de ces dames, ce beau gosse comme souvent on le nomme alternera les rôles de jeunes romantiques à des rôles de bourgeois et avec la même élégance de nombreux personnages historiques . En témoigne son personnage du chevalier Réteau de la Villette dans « L'affaire du collier de la reine » (1929) de Gaston Ravel avec Viviane Romance et Maurice Escande.

Jean Weber passe du muet au parlant avec l’aisance naturelle d’un grand comédien de théâtre. Victor Tourjansky adapte au cinéma le drame historique « L'Aiglon » (1931) , il est le duc de Reichstadt, le fils de Napoléon Ier, à noter la scène finale où il se meurt est assez émouvante . Solange Bussi signe une histoire étrange « Mon amant l'assassin » (1931) il est amoureux d'une femme excentrique (Edith Méra) qui veut à tout prix épouser un assassin, pour vaincre le cœur de son élue, il deviendra un meurtrier.

Dans une comédie franchouillarde « Occupe-toi d'Amélie » (1932) de Richard Weisbach, pour toucher son héritage il signe un mariage à blanc avec Amélie une cocotte (Renée Bartout) mais son plan va changer lorsqu'il tombe vraiment amoureux d'Amélie. Les années suivantes Jean Weber n'obtient pas de rôles mémorables, il est davantage absorbé par le théâtre.

C'est Gaston Roudes qui le remet en selle avec le film historique « La Tour de Nesle » (1937) il est Philippe d'Aulnay l'amant de la reine Marguerite de Bourgogne (Tania Fédor) On le retrouve à nouveau dans une comédie farfelue « Tricoche et Cacolet » (1938 ) de Pierre Colombier, il est le duc Émile, un noble riche mais stupide, qui courtise Bernardine (Elvire Popesco) la femme d'un riche banquier (Saturnin Fabre). Marcel Pagnol l’invite dans sa comédie provençale aux cotés de Fernandel dit « Le Schpountz » (1938) Jean Weber campe le barman des studios de cinéma où Fernandel un peu naïf rêve de faire du cinéma, il sera victime d'une plaisanterie amère de la part de ses amis, Robert Vattier le chef opérateur, Léon Belières le directeur des studios et Orane Demazis la monteuse.

L'habit d'aristocrate lui va si bien qu'il tient encore un rôle historique celui du roi de Naples dans « La Maliban » (1943) de Sacha Guitry, Il fut admirable dans le cape et d'épée « Le capitaine Fracasse » (1943) d’Abel Gance, la scène où il combat en duel Fernand Gravey, pour les beaux de la belle Isabelle (Assia Noris) restera dans les mémoires des cinéphiles. Durant les années de l’occupation Jean Weber joue exclusivement sur les planches de théâtre jouant entre autres « L'Île des esclaves » (1939) de Marivaux, « Le Carrosse du Saint-Sacrement » (1940) de Prosper Mérimée, « L'Impromptu de Versailles » (1944) de Molière, « Britannicus » (1946) de Racine, « La Surprise de l'amour » (1947) de Marivaux, « Le Misanthrope » (1947) de Molière « L'Avare de Molière (1949) .

Douze ans plus tard il fait son retour au grand écran avec Sacha Guitry qui le rappelle et lui offre le rôle du roi Henri III dans son film historique « Si Paris nous était conté » (1955). Il apparaît une dernière fois dans un film d'espionnage « Action immédiate » (1956) de Maurice Labro.

Une courte filmographie d'une vingtaine de films, souvent impliqué dans des rôles de nobles, c'est davantage le théâtre qui constitue sa carrière, il joue aussi hors Comédie-Française jusqu'en 1982. Retiré depuis de nombreuses années, il s'adonne à son passe-temps favori, la prestidigitation, un talent qu'il mis plus tôt au service de la pièce de Sacha Guitry « L'Illusionniste » (1947).

Jean Weber décède le 13 octobre 1995 à l'âge de 87 ans on ne lui connaît pas d'épouse ni de descendant.

Source : Gary Richardson - Fait le 28 octobre 2020 par Philippe de CinéMémorial.