25-12-1899, à New York City, New York, États-Unis.
Date et lieu du décès :
14-01-1957, à Holmby Hills, Californie, États-Unis.
Cause du décès :
Cancer de l’œsophage à l'âge de 57 ans.
Nom de naissance :
Humphrey DeForest Bogart - Surnom : Bogey où Bogie.
État civil :
Marié le 20 mai 1926, avec l'actrice : HELEN MENKEN, divorcé en 1927
Marié en avril 1928, avec : MARY PHILIPS, divorcé en 1938
Marié le 21 août 1938, avec : MAYO METHOT, jusqu'au décès de Mayo le 10 mai 1945
Marié le 21 mai 1945, avec l'actrice : LAUREN BACALL, divorcé en 1957
Ils eurent un fils et une fille.
Stephen Humphrey Bogart né le 06 janvier 1949 (écrivain). Leslie Howard Bogart née le 23 août 1952. (infirmière).
Taille :
(176 cm)
ANECDOTES :
Fils de Belmont DeForest Bogart (chirurgien), et de Maud Humphrey Bogart (dessinatrice).
Deux sœurs cadettes : Frances (1901), et Catherine Elizabeth (1903).
Fit ses études à la Philips Academy d'Andover dans le Massachusetts.
Humphrey Bogart rejoint l'U.S. Navy avant de devenir Timonier sur le transport de troupes "Leviathan" pendant la Première Guerre mondiale. L'expérience est marquante, il en garde une cicatrice caractéristique à la lèvre, qui deviendra son Curriculum-vitae pour ses rôles de gangsters.
Repéré par la Fox dans la pièce "It's a Wise Child" (1930), Bogart signe son premier contrat au terme duquel il empoche 400$ par semaine.
En 1943, Humphrey Bogart marque son engagement politique en participant à une tournée en Afrique du Nord et en Italie destinée à soutenir le moral des soldats américains qui combattent sur le front.
J'ai lu que Bogie mettait le pied gauche dans la chaussure droite et le pied droit dans la chaussure gauche, c'était pour mieux faire ses grimaces dans ses rôles de méchants ???
Son union avec Lauren Bacall, rencontrée sur le tournage du "Port de l'angoisse", et l'épouse en 1945. Humphrey Bogart qui symbolise toujours, longtemps après sa mort, le type d'homme viril, ferme, mais plein de générosité rentrée, qui devait donner ses lettres de noblesse au film noir américain.
En parlant de Lauren Bacall : "Elle est une vraie femme. Vous tomberez amoureux d'elle comme tout le monde"
En 1948 il est l'acteur le plus payé au monde, il monte sa propre maison de production : "Santana Picture".
Un cancer de l'œsophage, dut par l'abus de tabac et d'alcool, le ronge, en 1956. Sa santé se détériore rapidement il s'éteint dans sa villa de Holmby Hills, un quartier huppé près de Los Angeles. Son dernier film aura été "The Harder They Fall" (1956).
Tout Hollywood assistera à ses funérailles.
Mise à jour le 16 octobre 2008 par Philippe de Cinémémorial.
II n'est peut-être pas, celui de Marilyn Monroe excepté, de culte plus vivant de nos jours que celui de Humphrey Bogart, Celui de Rudolph Valentino, quoi qu'on en pense, s'estompe dans le passé et l'amant Idéal, qui fit tressaillir des millions de femmes à l'époque de son règne, n'est plus qu'un fantôme dont on a vaguement entendu parler. Tandis que les cinémathèques, comme la TV, ont ravivé la flamme qui brûlait en faveur de " Bogey "
bien vivant, lui. Bien qu'il ait disparu du royaume des vivants le 14 janvier 1957. Presque 50 ans déjà et comme rien ne semble plus infidèle qu'une mémoire de cinéphile, en permanence sollicitée par de nouvelles passions, c'est une référence de pouvoir parler d'un destin posthume dont rien n'a terni l'éclat. Au contraire : chaque jour, de nouveaux spectateurs découvrent ce que Bogey fut de son vivant et se passionnent pour ce mauvais garçon qui n'en était pas un, au contraire.
Il fut, contradictoirement, un dur au cœur tendre, mauvaise tête, certes, mais haïssant la violence, prisonnier avant tout d'une image qui le faisait agir comme s'il jouait son personnage de cinéma, frondeur, belligérant, arrogant même à l'occasion. C'est quand il avait bu, ce qui lui arrivait souvent, qu'il était le plus difficile à vivre, insupportable, adorant alors la bagarre, diront ses intimes. Il arrivait en de tels moments que le mot amitié, qu'il respectait pourtant, cessât soudain d'avoir la moindre signification. Bogey supportait mal l'alcool, tout simplement, et sa patiente, sa compréhensive compagne, Lauren Bacall, le savait. Elle n'avait pas peur de lui et il l'admirait à cause de cela. Elle ne lui prêchait pas non plus la morale en ces moments difficiles et cette fermeté fut sa bouée de sauvetage. Qu'aurait fait, que serait devenu Humphrey Bogart sans sa Betty - son vrai prénom et il l'appela toujours ainsi - durant la dernière phase de sa carrière ? Pendant douze années ils formèrent à Hollywood un couple qu'on citait en exemple. Et à juste raison. Betty-Lauren avait la langue bien pendue, on peut supposer que Bogey avait plus ou moins peur d'elle. A travers le personnage qu'il était dans ses films, elle voyait l'être humain que personne ne connaissait mieux qu'elle, cet homme foncièrement bon qui savait s'attendrir, s'apitoyer sur le sort d'autrui. Et elle lui pardonnait tout, indélébilement marquée par lui comme il le fut par elle. Au point que lorsqu'elle se remaria avec Jason Robards, c'est le souvenir de Bogey qui rongea une union, heureuse au début seulement. Après huit années Jason abandonna la partie : il ne pouvait tout simplement plus lutter contre un fantôme qui avait pris le dessus. Pourtant, Lauren avait dit : " Bogey, c'est le passé. Je ne veux plus penser qu'à l'avenir... ". Elle essaya désespérément de lutter contre cette emprise mais n'y réussit pas.
Si Humphrey Bogart buvait beaucoup, il convient d'ajouter tout aussitôt qu'il ne permit jamais à ce vice d'influencer d'aucune façon son comportement professionnel. Dans ce domaine, il ne cessa jamais d'être irréprochable, faisant l'admiration de tous ses partenaires, du plus petit jusqu'au plus grand. Il devint, dès ses vrais débuts à l'écran - dans " La Forêt Pétrifiée" - mais il avait auparavant tourné quelques films où personne ne le remarqua vraiment - un très grand personnage. C'est sur insistance de Leslie Howard, qui avait été son partenaire à la scène dans la pièce dont fut tiré le film, qu'il revint à Hollywood. Un rôle de gangster et ce même emploi il devait le tenir bien des fois 'ensuite. Avec son éternelle cigarette, son regard perçant, sa voix rugueuse, une tranquille assurance, souvent un verre de scotch à la main, il réussit à créer l'image surprenante d'un personnage typique de la génération perdue de l'entre-deux-guerres. Avec ça, un charme fou à cause de son savoureux sens de l'humour. En compagnie de Bogey, on ne s'ennuyait jamais. II fallait seulement être sur ses gardes, savoir le moment où ce compagnon charmant allait devenir le querelleur dont il convenait soudain de se méfier. Le signal ro .uge ! Ses amis le percevaient à distance et s'en allaient. A l'actif de Bogey, il y a presque autant de bagarres que de films. Le côté Hyde de ce Dr Jekyll, en somme...
Jamais il ne se prit au sérieux, pas plus qu'autrui d'ailleurs. Ni ses patrons, ni ses producteurs, ni les metteurs en scène, surtout pas les vedettes. "Si je suis devenu comédien, disait-il, c'est probablement parce que je n'étais pas capable d'exercer convenablement aucun autre métier. Il ne faut pas être vraiment doué pour l'exercer, surtout celui d'acteur de cinéma. On doit avant tout être doué d'une grande confiance en soi et du don d'en imposer à autrui. J'ai joué la comédie durant ma vie de tous les jours et ce' qui m'a surtout amusé, c'était de voir mes contemporains donner dans le panneau... ".
Il se maria quatre fois. Ses deux premières unions - avec Helen Mencken et Mary Philips, des comédiennes, furent sans histoires. Mais son numéro trois fut une tigresse batailleuse : Mayo Methot, également actrice. Elle fut pour lui un adversaire de choix lorsque les illusions de la passion se furent estompées : jalouse, querelleuse (comme lui !), mesquine, haineuse. Un jour, à la suite d'une nouvelle dispute, elle lui planta un couteau entre les omoplates. On n'en sut rien à l'époque parce que les studios s'entendirent entre eux pour imposer une consigne de silence. Un autre jour, l'irascible Mayo mit le feu à la maison. " C'était une nature impétueuse et excentrique ", se contenta de dire Bogey lorsqu'il obtint finalement son divorce, ce qui allait lui permettre d'épouser - enfin ! - Lauren Bacall, dont il avait lait la connaissance avant le premier tour de manivelle du "Port des Angoisses", en 1944. Lauren avait en vain essayé de s'imposer à Broadway. Dès qui-il la vit, Bogey s'enflamma. Et Mayo, dans la coulisse, comprit. Elle rendit la vie plus impossible encore à son mari, essayant, peine perdue ! de le prendre en flagrant délit. Si bien que lorsqu'il fut enfin libéré de l'odieuse tutelle de sa marâtre, il entra, de son propre aveu, "dans une merveilleuse époque d'une détente qu'il avait fini par ne plus croire possible"
Sur le plan privé, il fut comblé au-delà de toute espérance. Mais aussi sur le plan professionnel, tournant d'excellents films, gagnant un Oscar pour
"African Queen", devenant l'orgueilleux père de deux enfants. Une époque d'un bonheur presque insolent, du moins considéré tel par jaloux et envieux.
On lui laissa longtemps ignorer la nature du mal qui le terrassa soudain, ce mal qui ne pardonne pas : un cancer de l'œsophage. Il souffrait beaucoup et lorsque, finalement, il entendit le verdict qui le condamnait, stoïquement mais sans accepter la défaite, il resta le même lutteur qu'il avait toujours été. Lauren fut admirable de dévouement, de stoïcisme. Le traitement au cobalt ne donnait aucun résultat elle connaissait l'issue du calvaire de cet homme physiquement diminué, ne quittant plus guère son fauteuil d'infirme. Sa force de caractère lui permit de donner le change. Rien ne fut changé dans la maison de Mapleton Drive à Beverty Hills. Quand il s'éteignit dans son sommeil - ce qu'il souhaitait, à 57 ans, il fut sincèrement pleuré non seulement par ses proches mais par ce vaste public qui l'aima pour ce qu'il avait su devenir : un ami véritable.
Sa philosophie fut et resta : "La vie est comme une cuite permanente, raison pour laquelle le whisky écossais fait partie intégrante de ma vie
Réal+Scén : Crane Wilbur
Genre : Court métrage musical
Version : États-Unis - Couleurs - 20 Min.
Distribution
Fritz Feld ----- Mr Nitvitch
Kathryn Kane ----- Joan Mason John Carroll ----- Rick Arden
Charley Foy ----- Sammy
Jerry Colonna ----- Texas Tornado
Helen Lynd ----- Lorna
Irene Franklin ----- Kate George Brent ----- Dans son propre rôle
Marie Wilson ----- Dans son propre rôle
Pat O'Brien ----- Dans son propre rôle
Humphrey Bogart ----- Dans son propre rôle
Réal : Arthur Hurley
Scén : Stanley Rauh
Genre : Court métrage musical
Version : États-Unis - NB - 10 Min.
Distribution
Ruth Etting - Humphrey Bogart - Joan Blondell - Mary Philips
Sujet : Un parmi les centaines de courts métrages de la série des Vitaphone Varieties qui n'a pas plus d'intérêt d'ailleurs que les autres, sinon de celui de montrer la premier apparition connue d'Humphrey Bogart, déjeunant dans un restaurant chinois en compagnie de l'actrice Ruth Etting...