GUY TREJAN

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Profession:
Acteur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
18-09-1921, à Paris dans le 14ème, France.

Date et lieu du décès:
25-01-2001, à Paris, France.
Inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Cause du décès:
Probablement de mort naturelle à l'âge de 79 ans.

Nom de naissance:
Guy Treichler - Autre nom : Guy Tréjean.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

Fils unique de Jacques Treichler, de nationalité helvétique, représentant de produits manufacturés et de Simone Jamsin qui fut mannequin chez Premet.

Homme de théâtre avant tout, Guy Tréjan est peu disponible pour le grand écran. Il débute au cinéma dans Marie Antoinette, Reine de France avec Michèle Morgan, où il campe un Lafayette superbe sous la direction de Jean Delannoy.

Comme professeurs il aura des gens comme Jean-Louis Barrault et Fernand Ledoux. Il joue dans la troupe de Dullin au théâtre de la Cité.

Au début de 1944, juste marié et père d'un enfant, Guy Tréjan doit partir en Allemagne pour le Service du travail obligatoire (STO) mais prévenu de l'arrivée des Allemands, il s'échappe avec de faux papiers pour la Belgique puis pour Genève en Suisse. Il travaillera durant huit ans dans cette ville où il fera du théâtre, de la radio, de l'opérette, du cabaret, du music-hall et même de la chanson. C'est à cette période qu'il prend le nom de scène Tréjan.

En 1953, il joue Coktail Party de T.S. Eliot, au théâtre du Vieux Colombier à Paris. Dès lors, il enchaine les rôles les plus prestigieux aussi bien au théâtre qu'au cinéma et à la télévision dont la série Allo police.

En 1991 il sera récompensé par le Molière du meilleur acteur pour son rôle dans Heldenplatz.

Pour sa dernière apparition sur scène, en 1997, il incarnait Jean de La Fontaine dans une comédie de Michèle Ressi, le Libertin de Dieu.

 

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Biographie

De son vrai nom Guy Treichler, Guy Tréjan voit le jour à Paris, le 18 septembre 1921. Il est le fils unique de Jacques Treichler, de nationalité helvétique, représentant de produits manufacturés et de Simone Jamsin qui fut mannequin chez Premet. Guy a seize ans quand son père décède. Jusqu’à là, il a suivi une scolarité sérieuse et des études au collège de Genève et dans une institution prés de Zurich.

Sa mère part pour Bruxelles où elle trouve un emploi de gouvernante. Son fils l’accompagne et interrompt ses études, mais s’engage à suivre des cours par correspondance. Sa vocation se dessinant, il fréquente surtout tous les théâtres de la ville : il veut devenir acteur. Un an plus tard, il gagne Paris où il fait la connaissance de René Lefèvre qui l’encourage et lui donne l’occasion de faire un peu de figuration. Guy suit les cours de Paupélix, ancien acteur du théâtre de l’Odéon. Il joue sa toute première pièce au Théâtre de l’Abri (aujourd’hui disparu). Chez Louis Jouvet, il est auditeur libre, il passe ensuite chez Charles Dullin, alors directeur du Théâtre Sarah Bernhardt devenu sous l’occupation le Théâtre de la Cité.

Le régime de Vichy ayant instauré le service du Travail Obligatoire (STO) Guy met à profit sa double nationalité pour y échapper. Il rejoint alors Genève. Il est pensionnaire à la Comédie de Genève pendant huit années. Il joue dans de nombreuses villes suisses, notamment Sodome et Gomorrhe de Jean Giraudoux. Il se produit au cabaret avec Pauline Carton et enregistre des pièces radiophoniques. Il est reporter pour Radio Genève et anime d’excellentes interviews de Sacha Guitry, Edwige Feuillère, Elvire Popesco, Madeleine Robinson etc. Il revient en France en 1952, quittant définitivement Genève avec en poche un engagement aux tournées Karsenty, pour Félix d’Henri Bernstein.

Il joue Cocktail Party de T.S Eliot au Théâtre du vieux Colombier, de ce jour, il ne quittera plus les planches. Il brille aussi bien dans le classique que dans le Boulevard. On lui doit d’excellentes interprétations comme dans le Tartuffe mis en scène par Roger Planchon, La Ceriseraie par Peter Brook, Antigone de Jean Anouilh, Le Libertin de Dieu de Michèle Ressi qu’il joue en 1997 à la Comédie des Champs Elysées. Il joue six pièces avec son amie Edwige Feuillère : Constance, de Somerset Maughan, L’Aigle à deux têtes, de Jean Cocteau, Eve et Line, de Luigi Pirandello, Le Bateau pour Lipaïa, d’Alex Arbouzov, Cher Menteur, de Jérôme Kilty, Les Meilleurs amis, de Hugh Whitemore.

Parmi ses grands succès : Pepsie, de Pierrette Bruno, Photo finish, de Peter Ustinov, Domino, de Marcel Achard, Un sale égoïste, de Françoise Dorin, No man’s land, de Harold Pinter, Chacun sa vérité, de Luigi Pirandello, La Villa bleue, de Jean Claude Brinsville, Volpone, dans l’adaptation de Jules Romains et de Stéfan Zweig, etc. Et enfin sa magistrale interprétation du professeur juif dans Heldenplatz, qu’il joue au Théâtre de la Colline dans une mise en scène de Jorge Lavelli, lui vaut le Molière 1991.

Mais homme de théâtre avant tout, Guy Tréjan est peu disponible pour le grand écran. Il débute au cinéma dans Marie Antoinette, Reine de France avec Michèle Morgan, où il campe un Lafayette superbe sous la direction de Jean Delannoy. Ce sera ensuite, Les Trois Mousquetaires de Bernard Borderie, Pouic-Pouic, de Jean Girault avec Louis de Funès. On retient également sa prestation dans J’ai épousé une ombre et enfin Hey Stranger.

La télévision le sollicite également : Le dossier de Chelsea Street, de Marcel Bluwal, Tous ceux qui tombent, de Michel Mitrani, Allô Police, une série de 36 épisodes dans laquelle il interprète le rôle du Commissaire Lambert, Nana, de Maurice Cazeneuve, avec Véronique Genest, Thérèse Humbert, de Marcel Bluwal, Madame le Maire, une série avec Marthe Mercadier, Cinéma, de Philippe Lefebvre, Un crime de guerre, de Michel Wyn, etc. Ce grand serviteur du Théâtre a poursuivi sa passion jusqu’au bout, passion qui lui a permit de servir les meilleurs auteurs et de tenir de grands rôles. Maurice Escande, alors administrateur de la Comédie Française, a failli l’embaucher dans la Maison de Molière, mais cela ne c’est jamais fait. Guy Tréjan ne fut jamais affecté par cet échec, foncièrement honnête et probe à la manière d’un Pierre Fresnay ou d’un Fernand Ledoux. Le grand comédien est décédé à Paris le 25 janvier 2001.

 

Source : appl-lachaise.net - Fait le 16 février 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

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