DENISE GENCE

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Profession:
Actrice française, Sociétaire de la Comédie Française.

Date et lieu de naissance:
08-03-1924, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
29-09-2011, à Paris, France.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 87 ans.

Nom de naissance:
Denise Louise Marie Martin.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

"Elle aimait par dessus tout jouer, jouer sans tricher, jouer pour vivre toutes les vies", a confié l'administratrice générale Muriel Mayette. "Elle était un modèle d'éthique et de talent", a-t-elle ajouté. Entrée dans la troupe du Français en 1946 en tant que pensionnaire, Denise Gance l'avait quittée en 1986 après des milliers de représentations.

C'est en 1958 que la comédienne est devenue sociétaire de la Comédie Française, après un joli succès dans Mademoiselle de Jacques Duval. Molière, Racine, Marivaux, Giraudoux ou encore Anouilh sont autant d'auteurs dont Denise a déclamé les répliques, jusqu'à connaître une belle notoriété dans les années 70.

A 25 ans, elle joue le rôle de la duègne chez Victor Hugo et chez Edmond Rostand.

En 1981, elle avait triomphé dans le rôle de Mme Petypon, dans le Feydeau La Dame de chez Maxim. Denise Gence était aussi apparue sur grand écran comme dans Buffet froid de Bertrand Blier en 1979, et joué dans plusieurs pièces diffusées dans le cadre de l'émission Au théâtre ce soir, de Pierre Sabbagh.

En 1983, l'actrice avait reçu le Grand Prix national du théâtre et, en 1990, le Molière de la comédienne pour son rôle dans Avant la retraite, de Thomas Bernhard.

Une cérémonie de recueillement aura lieu le 5 octobre en l'Église Saint-Roch, à Paris.

 

 

SA CARRIÈRE EN BREF

 

Cours Raymond Girard.

Promo en 1946 : Conservatoire national supérieur d'art dramatique, classe de Béatrix Dussane.

Concours 1946 : 1er prix de Comédie classique dans le rôle de Frosine (L'Avare de Molière)

Engagement à la Comédie-Française le 1er septembre 1946

Sociétaire le 1er janvier 1958 (429e sociétaire)

Départ le 31 août 1986

Sociétaire honoraire le 1er janvier 1987

 

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Biographie

En 1943, en pleine occupation de la capitale, une jeune fille de 19 ans, aux yeux immenses et plein de rêveries, passionnée par la peinture, inscrite à l'école des arts décoratifs, passe le concours d'entrée du conservatoire de Paris. L'illustre et terrible Beatrix Dussane l'accepte dans sa classe. Trois ans plus tard, la France est libérée et la jeune fille tient entre ses mains son premier prix de comédie classique obtenu pour le rôle de Frosine dans L'Avare. La Comédie-Française engage immédiatement Denise Gence. À une époque où la notion d'emploi règne sur les interprètes et conditionne leur carrière, son contrat de pensionnaire stipule qu'elle est engagée pour des « rôles de composition ». Il n'y aura pour elle ni de tragiques destins d'héroïnes antiques, ni les sanglots des jeunes premières, ni d'amours romantiques.

Ses vingt ans à peine révolus, elle endosse les habits des vieilles acariâtres, des douairières inhumaines, des pauvres folles privées d'amour. Il y a chez la jeune Denise un don exceptionnel pour la métamorphose qui lui permet de plier sa jeunesse sous toutes les formes de l'âge, de la déraison ou du ridicule. Ses vingt ans se fondent dans cette humanité souvent gaussée et lui donnent une sensibilité et une présence en scène inattendues. Sous la direction des grands sociétaires, Jean Meyer, Jean Debucourt, metteurs en scène des productions phares de l'après-guerre, elle est dès 1947 Bélise des Femmes savantes, Marceline dans Le Mariage de Figaro, Mme Lepic dans Poil de Carotte.

À 25 ans, elle est duègne chez Victor Hugo et chez Rostand. Les années 50 la voient chez Labiche, Meilhac et Halévy, Flers et Caillavet, Courteline ou Feydeau, Edouard Bourdet. Parallèlement, elle est présente dans les créations de Montherlant, elle interprète Pirandello sous la direction de Charles Dullin, Shakespeare sous celle de Julien Bertheau. C'est avec évidence qu'elle est consacrée par la Maison de Molière et devient sa 429e sociétaire en 1958. La comédienne sans emploi précis est devenue une jeune sociétaire distribuée dans tous les répertoires : on la voit chez Molière, chez Racine, chez Marivaux, chez Giraudoux, chez Audiberti, chez Anouilh. La décennie des années soixante-dix est celle de la consécration. Jean-Paul Roussillon, sociétaire et metteur en scène, lui propose dans L'Avare des retrouvailles avec Frosine, dont elle a enfin l'âge, trente ans après sa sortie du conservatoire. Denise Gence sera dirigée de nouveau par Roussillon dans Sophocle, Regnard et Billetdoux avant d'être sous sa direction, en 1981, l'une des plus extraordinaires interprètes de Feydeau dans le rôle de Mme Petypon pour La Dame de chez Maxim.

Deux ans auparavant, à l'Odéon, en 1979, Giorgio Strehler lui a offert le rôle de Sabina dans La Trilogie de la villégiature où le public lui réserve chaque soir de ces représentations historiques un véritable triomphe. Enfin, Jean-Pierre Vincent, devenu administrateur général, confie à Denise Gence en 1983 l'un des paris les plus risqués de sa carrière, la création de Félicité, rôle titre de la pièce de Jean Audureau. En 1986, après 40 ans de carrière, 125 rôles et des milliers de représentations, Denise Gence quitte la Comédie-Française. Sociétaire honoraire, elle retrouvera Pierre Dux au Théâtre national de la Colline pour Les Chaises de Ionesco signées par un autre sociétaire, Jean-Luc Boutté.

À partir de 1990, elle semble ne plus quitter le festival d'Avignon dont elle devient une des figures majeures, jusqu'à être présente six fois dans la cour d'honneur du palais des papes, la dernière en 1997, sous la direction d'Olivier Py dans Le Visage d'Orphée. Sa carrière fastueuse, Denise Gence la doit sans doute à cet art avec lequel elle a su aborder les contrées dramatiques les plus étrangères à ce qu'elle était, à l'intense poésie dont elle a habité tous ses rôles. Ainsi déclarait-elle récemment : « tous les personnages que j'ai interprétés, je les ai cherchés comme opère un plongeur en apnée. Il file par le fond, puis trouve son étoile de mer et revient à la surface avec son trésor. Au fond, nous sommes dans ce que j'appellerai le bleu du réel, et soudain, nous allons vers où nous regardons autrement le monde et les autres. »

 

Source : http://www.comedie-francaise.fr - Fait le 29 septembre 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

SES RÉCOMPENSES :

 

1993 - Pour : OH LES BEAUX JOURS - Nomination pour le Molière de la comédienne.

1990 - Pour : AVANT LA RETRAITE - Molière de la comédienne.

1989 - Pour : LES CHAISES - Nomination pour le Molière de la comédienne.

1983 - Grand Prix national du théâtre

Filmographie

 

12 LONGS MÉTRAGES
_________________________________

 

1984 - SOULIER DE SATIN .LE

 

1982 - ARCHIPEL DES AMOURS .L'

 

1979 - BUFFET FROID

 

1975 - CHOBIZENESSE

 

1967 - LAMIEL

 

1966 - VIE NORMALE .LA

 

1965 - LIT À DEUX PLACES .LE

 

1962 - DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS .LE

 

1962 - GAMBERGE .LA

 

1959 - MARIAGE DE FIGARO .LE

 

1958 - CHAQUE JOUR A SON SECRET

 

1957 - POT-BOUILLE

 

 

PARTICIPATIONS POUR LA TÉLÉVISION
____________________________________________

 

1989 - CINQ DERNIÈRES MINUTES .LES
Série TV - Épisode : Ah ! Mon beau château
Réal : Roger Pigaut

 

1989 - DUO
Téléfilm de Claude Santelli, Yannick Flot

 

1989 - ORESTIE .L'
Théâtre pour la télé de Bernard Sobel d'après Eschyle

 

1988 - CHAISES .LES
Théâtre pour la télé de Jean-Luc Boutté

 

1985 - ÉTÉ 36 .L'
Téléfilm d'Yves Robert

 

1982 - VOIX LA NUIT .UNE
Téléfilm d'Yannick Andreï

 

1981 - VIE FANTASTIQUE DES FIGURES PEINTES .LA
Série TV de Jean-Jacques Sirkis

 

1979 - ACTEURS DE BONNE FOI .LES
Téléfilm de François Chatel

 

1977 - VÉRITÉ DE MADAME LANGLOIS .LA
Téléfilm de Claude Santelli

 

1976 - PREMIÈRE NEIGE
Téléfilm de Claude Santelli

 

1975 - TARTUFFE
Téléfilm de Pierre Badel

 

1974 - AU THÉÂTRE CE SOIR
Théâtre pour la télé d'Édouard Bourdet - Épisode : Le sexe faible

 

1974 - CHEZ LES TITCH
Téléfilm de Jacques Audoir

 

1973 - HISTOIRES INSOLITES
Série TV - Épisode : Monsieur bébé
Réal : Claude Chabrol

 

1972 - ÉLECTRE
Téléfilm de Pierre Dux

 

1972 - GEORGES DANDIN
Téléfilm de Jean Dewever

 

1972 - HISTOIRE VRAIE
Téléfilm de Claude Santelli

 

1972 - RUY BLAS
Téléfilm de Raymond Rouleau

 

1971 - DU CÔTÉ DE CHEZ SWANN
Téléfilm de Claude Santelli

 

1971 - FAUSSES CONFIDENCES .LES
Téléfilm de Jean-Marie Coldefy

 

1970 - AU THÉÂTRE CE SOIR
Théâtre pour la télé de Jacques Charon - Épisode : Un fil à la patte

 

1970 - OTAGE .UN
Téléfilm de Marcel Cravenne

 

1969 - EMPAILLÉS .LES
Téléfilm d'Alberto Cavalcanti

 

1968 - AU THÉÂTRE CE SOIR
Théâtre pour la télé de Jean Meyer - Épisode : Le dindon

 

1968 - HAUTS DE HURLEVENT .LES
Téléfilm de Jean-Paul Carrère

 

1968 - SARN
Téléfilm de Claude Santelli

 

1967 - HUCKLEBERRY FINN
Téléfilm de Marcel Cravenne

 

1966 - DEUX NIGAUDS .LES
Théâtre pour la télé de René Lucot

 

1964 - SOEUR DE GRIBOUILLE .LA
Théâtre pour la télé d'Yves-André Hubert

 

1963 - CHEVALIER DE MAISON ROUGE .LE

 

1963 - GÉNÉRAL DOURAKINE .LE
THÉÂTRE DE LA JEUNESSE

 

1961 - DON QUICHOTTE
Téléfilm de Marcel Cravenne

 

1961 - DOUBROVSKY
Théâtre pour la télé d'Alain Boudet

 

1961 - PLAINTE CONTRE INCONNU
Téléfilm de Marcel Cravenne

 

_______________________FIN_____________________

 

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