CLAUDE PIEPLU

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Profession:
Acteur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance:
09-05-1923, à Paris (14ème), France.

Date et lieu du décès:
24-05-2006, à l'hôpital Sainte-Perrine Rossini à Paris, France, à l'âge de 83 ans.

Cause du décès:
D'une longue maladie à l'âge de 83 ans.

Nom de naissance:
Claude Léon Auguste Piéplu.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

Claude Piéplu suit les cours d'art dramatique de Maurice Escande et débute sur les planches aux côtés de Gérard Philipe et de Maria Casarès au Théâtre des Mathurins.

Successivement membre de la troupe de théâtre de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault puis de celle de Jacques Fabbri, Claude Piéplu mène depuis la fin des années 1940 une importante carrière théâtrale.

Celui qui a tenu pas moins de 175 rôles au théâtre, joué dans plus de 70 films, s’était fait connaître du très grand public en prêtant sa voix - à la prononciation ironique, précise, un peu nasillarde, proprement inimitable à la narration des Shadoks, diffusés, à partir de mai 1968, à la télévision.

Claude Piéplu suit les cours d'art dramatique de Maurice Escande et débute sur les planches aux côtés de Gérard Philipe et de Maria Casarès au Théâtre des Mathurins.

L'acteur a également reçu quelques décorations: chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et des Arts et des lettres. Militant contre les essais nucléaires, il a été membre du conseil national du Mouvement pour la paix.

La cérémonie de son décès à eu lieu à l’église Notre-Dame de l’Assomption, dans le 16e arrondissement de Paris.

Dernière mise à jour le 20 juillet 2007

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Biographie

 

Claude Piéplu est né à Paris, le 10 mai 1923. Il fréquenta l'école maternelle de l'avenue Rapp, puis l'école primaire de la rue Camou. Dès son plus jeune âge, il était déjà très attentif, très " spectateur " : il aimait observer les tics, les travers des adultes (cela le mena à faire des imitations qui distrayaient fort ses camarades). Son besoin de regarder, d'enregistrer était sans limites. Ce furent peut-être là, sans qu'il s'en doutât, ses premiers pas vers la carrière qui allait être la sienne. Comme il le dit : " Sans m'en rendre compte, j'accumulais les observations et déposais dans mon subconscient la provision de modèles qui me serviraient plus tard à colorer des "personnages". " Pour des raisons familiales, le jeune Claude dut quitter l'école très tôt. Recommandé auprès de la banque Vernes par M. Roland-Gosselin, il passa un concours d'admission et fut admis. Il entra dans la vie active le 10 mai 1938, le jour de ses quinze ans. Durant la guerre, il continua de travailler à la banque et aussi comme brancardier, au cours des alertes... Mais, surtout, c'est au cours de cette période qu'il découvrit le théâtre et " la vie parisienne " : il fréquenta assidûment le Théâtre-Français, le théâtre des Mathurins, le théâtre Hébertot ainsi que Saint-Germain-des-Prés, ses caves, la Rose-Rouge, etc.

" Après le monde des adultes, je découvre le monde des poètes ; un déclic se fait entendre ; je ne me sens aucune vocation pour la finance, mais pour le théâtre ", déclare-t-il. En 1942, il s'inscrivit au cours d'Art dramatique, de Maurice Escande, au théâtre Édouard-VII. Ses condisciples s'appelaient Michel Bouquet, Robert Hirsch, Micheline Boudet, Dany Robin, etc. Claude Piéplu, encouragé par Maurice Escande, progresse. Il joue des petites scènes, il se " frotte " enfin aux textes... et à la scène. Malgré deux échecs au concours d'entrée au Conservatoire, il ne se découragea pas. Mr. Escande sut d'ailleurs le rassurer par cette merveilleuse phrase : " Tu comprends, mon coco, pris séparément, ces gens-là (les membres du jury) sont très intelligents. Mais, lorsqu'ils sont réunis, leur brillant s'intensifie proportionnellement à leur nombre. Ils sont aveuglés et n'y voient plus clair ! " Quoi qu'il en soit, Claude est heureux : il n'est pas entré au Conservatoire mais il sait qu'il a trouvé sa voie. Et cela est beaucoup plus important. L'avenir le prouvera.

Paris se libéra en août 1944. Claude Piéplu fit de même quelques mois plus tard en quittant la banque qu'il avait servie pendant plus de six ans. En 1945, il joua son premier rôle dans Federigo, au théâtre des Mathurins, aux côtés de Gérard Philipe et de Maria Casarès. A partir de ce moment, il ne se sentit plus " seul " ; il avait acquis un petit bagage. Ce monde du spectacle qui, peu de temps auparavant, lui semblait si théorique, si abstrait, si peu palpable, était devenu une réalité. De 1947 à 1949, Claude travailla dans la compagnie Renaud-Barrault, alors à ses débuts. C'est d'ailleurs grâce à Jean-Louis Barrault qu'il fit ses premiers pas au cinéma, de tout petits pas : silhouette dans D'homme à homme, de Christian-Jaque, il avait un quart de réplique et son visage était couvert de pansements... On ne peut pas vraiment dire qu'il fut lancé grâce à ce rôle !

C'est en 1949 que Claude Piéplu sentit qu'il entra réellement dans la profession. Comme il le dit, " il commença alors à faire de ce métier sa profession ". Il apprit, par les petites relations qu'il s'était faites, qu'un Mauricien cherchait des comédiens pour aller faire une saison théâtrale de quatre mois à l'île Maurice, à raison d'une pièce différente par semaine. Il se présenta et fut accepté. Il quitta la France en mai 1949 et, après un merveilleux voyage d'un mois, débarqua sur cette " perle de l'océan Indien ". Là, il joua dans de nombreuses pièces, parmi lesquelles L'Avare, Les Vignes du seigneur, Le Maître de forge, Compartiment pour dames seules, etc. Cette expérience, extraordinaire, fut très positive : il fut " repéré " par la critique et, de semaine en semaine, de création en création, grâce à l'admiration et à la sympathie qu'il provoqua, il prit confiance en lui. Fier de ce succès, il se fit même une " maquette de carrière " pour la France ce qu'il avait réussi là-bas en quatre mois, il le ferait chez lui en quelques années. Mais, à son retour, il dut déchanter. Après la beauté de l'île Maurice et le plaisir du travail (et du succès), ce fut à nouveau la grisaille de la routine : la course aux petits rôles, aux petits " trucs ", aux petits " machins ", etc. Alors, le goût des voyages aidant, Claude repartit. Il fit des tournées à travers le monde pendant six ans, jusqu'en 1955: Viêtnam, Cambodge, Congo, Kenya, Madagascar, La Réunion, etc., et joua de très nombreux auteurs parmi lesquels : Hugo, Molière, Shakespeare, Claudel, Cocteau, Rostand, Musset, Anouilh, Achard, etc.

En 1956, de retour en métropole, il entra dans la compagnie Jacques Fabbri. Cette compagnie, très célèbre, très aimée du public, " ayant pignon sur rue ", avait un style physique, très " comedia dell'arte ", qui plut à Claude. Il y resta six ans, et c'est durant cette période qu'il fut remarqué, identifié, pourrait-on dire (il n'oubliera jamais la première bonne critique qu'il reçut de Jean-Jacques Gauthier !). C'est également à ce moment-là que, parallèlement à son travail de théâtre, il fit ses vrais débuts au cinéma (D'homme à homme pouvant difficilement être considéré comme un début !). C'est ainsi qu'on put le voir dans L'Affaire d'une nuit, d'Henri Verneuil, La Belle Américaine, de Robert Dhéry, Le Temps des copains, de Robert Guez (adapté d'une très célèbre série de télévision), La Chambre ardente, de Julien Duvivier, Les Pieds dans le plâtre, de Jacques Fabbri et Pierre Lary, Le gendarme de Saint-Tropez, de Jean Girault, La Bourse et la Vie, de Jean-Pierre Mocky, Si j'étais un espion, de Bertrand Blier, etc.

Au total, une vingtaine de films entre 1956 et 1967.
Puis ce fut 1968, et deux événements importants dans la carrière de Claude Piéplu : d'une part, la série T.V. des Shadocks (de Jacques Roumi), qui rendit sa voix et son nom célèbres dans la France entière et, d'autre part, deux excellents films : Le Diable par la queue, de Philippe de Broca, dans lequel il fit une étonnante composition " d'ancien combattant " hargneux et râleur, et La Prisonnière, dernier film de Henri-Georges Clouzot (dans lequel, malheureusement, plusieurs scènes qu'il tourna furent coupées au montage).

Cette brillante carrière cinématographique n'avait pas éloigné Claude Piéplu du théâtre. Outre de nombreuses pièces jouées à L'Œuvre, au T.N.P., à Daunou, etc., fit, en 1965-1966, une tournée théâtrale dans treize États africains. En 1969 à 1970, on le vit également au Festival d'Avignon, au T.O.P., et au Théâtre de la Région parisienne. Et, deux années plus tard, ce fut la rencontre avec Luis Buñuel. Quelques années auparavant, ce dernier avait déjà proposé à Claude de tourner pour lui mais, pour des questions d'emploi du temps, le projet n'avait pas pu être mené à bien. Mais, en 1972, la " rencontre " eut enfin lieu : après l'avoir vu en commandant dans Le Pistonné, Buñuel lui offrit, dans Le Charme discret de la bourgeoisie, un rôle de colonel. Comme le dit Claude Piéplu, " c'est à Buñuel que je dois d'être monté en grade... ". La même année, il fit une remarquable composition dans Les Noces rouges, de Claude Chabrol, aux côtés de Stéphane Audran et Michel Piccoli.

Devenu célèbre, même très célèbre, adoré par le public, Claude était de plus en plus sollicité. De 1972 à 1975, il tourna dans dix-neuf films, parmi lesquels quatre ou cinq de ses plus belles compositions entre autres dans : Un nuage entre les dents, de Marco Pico, Le Fantôme de la liberté, de Luis Buñuel, Les Galettes de Pont-Aven, de Joël Séria, Section spéciale, de Costa-Gavras, La Meilleure Façon de marcher, de Claude Miller. Un palmarès qui ne déplairait sans doute pas à bon nombre de... premiers rôles ! En 1976, il eut l'occasion de tourner sous la direction de Roman Polanski puis, l'année suivante il retrouva Claude Miller dans Dites-lui que je l'aime. En 1978, il tourna cinq films parmi lesquels Le Sucre, de Jacques Rouffio et Ils sont grands ces petits, de Joel Santon, dans lequel il fut un remarquable promoteur immobilier névrotique se faisant psychanalyser par (et psychanalysant) son associé... C'est, à ce jour, son dernier rôle au cinéma. Ayant l'impression d'être quelque peu enfermé dans des rôles de notable presque de " meuble ", il souhaita abandonner le cinéma pour un temps et " faire autre chose ". Il fit quelques télévisions (entre autres, depuis 1982, la série Merci Bernard, de Jean-Michel Ribes), et se consacra essentiellement au théâtre. Sa dernière interprétation, dans Six heures au plus tard, de Marc Perrier, fut saluée par la critique et acclamée par le public, tout comme ce fut le cas pour Les Diablogues, en 1975, La Goutte, en 1978 ou Un habit pour l'hiver, de 1979 à 1982.

Il travaille à plusieurs reprises avec Michel Deville qui lui donne un de ses plus beaux rôles avec Le Paltoquet (1986). Dans les années 1990, Claude Piéplu revient à la comédie sous la direction de Gérard Jugnot dans Casque bleu (1993) et dans Fallait pas (1996) Claude Piéplu est, sans conteste, l'un des seconds rôles français les plus célèbres. Son extraordinaire voix, ses dons de conteur, son merveilleux humour et son immense talent l'ont depuis longtemps fait largement apprécier de tous les publics. Aussi à l'aise dans des rôles dramatiques (qui ne se souvient de sa fantastique interprétation, dans Section spéciale, du juge Bénon que Claude définit avec justesse et humour comme un " refoulé de la Chambre... avec un C majuscule ? ") que dans des rôles comiques, dans des rôles de notables que dans des rôles de petites gens, il n'a guère à craindre d'être hanté par le spectre du chômage ! son palmarès est brillant : une soixantaine de films dans l'ensemble d'une excellente qualité et 175 au théâtre !...

Claude Piéplu nous quitte à l'âge de 83 ans le 24 juin 2006 à l'hôpital Sainte-Perrine Rossini à Paris après une longue et pénible maladie.

RÉCOMPENSE :

1987 - Nominé pour un César - Meilleur second rôle masculin - Pour le film : 1986 - Le Paltoquet.

Biographie de Claude PIÉPLU

 

Filmographie

 

70 LONGS MÉTRAGES

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1998 - ASTÉRIX ET OBÉLIX CONTRE CÉSAR
De Claude Zidi
Avec Christian Clavier, Gérard Depardieu, Roberto Benigni, Michel Galabru, Daniel Prévost, Pierre Palmade

 

1996 - FALLAIT PAS !

 

1994 - FAUSSAIRES .LES
De Frédéric Blum
Avec Gérard Jugnot, Jean-Marc Barr, Viktor Lazlo, François Perrot, Daniel Prévost

 

1993 - CASQUE BLEU

 


1990 - APRÈS APRÈS DEMAIN
De Gérard Frot-Coutaz
Avec Anémone, Simon De La Brosse, Agnès Soral, Micheline Presle, Anne Richard, Muriel Robin

 

1989 - SUIVEZ CET AVION

 

1986 - PALTOQUET .LE

 

1985 - BEAU TEMPS MAIS ORAGEUX EN FIN DE JOURNÉE

 

1985 - GALETTE DU ROI .LA

 


1980 - ROI ET L'OISEAU .LE
(Dessin animé)
De Paul Grimault
La voix de Claude Piéplu : Le maire du palais

 

1979 - ILS SONT GRANDS CES PETITS

 

1978 - VAS-Y MAMAN

 

1978 - CHAUSSETTE SURPRISE
De Jean-François Davy
Avec Bernadette Lafont, Anna Karina, Christine Pascal, Michel Galabru, Bernard Haller, Rufus

 

1978 - SUCRE .LE
De Jacques Rouffio
Avec Jean Carmet, Gérard Depardieu, Michel Piccoli, Nelly Borgeaud, Georges Descrières, Roger Hanin

 

1977 - MILLE-PATTES FAIT DES CLAQUETTES

 

1977 - ET VIVE LA LIBERTÉ

 

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