CHARLES BOYER

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Profession:
Acteur américain, d'origine française.

Date et lieu de naissance:
28-08-1899, à Figeac dans le Lot dans le Midi-Pyrénées, France

Date et lieu du décès:
26-08-1978, à Phoenix, Arizona, États-Unis.
Inhumé au cimetière de Holy Cross à Culver City, Californie.

Cause du décès:
Suicide par barbiturique. Il était âgé de 79 ans.

Nom de naissance:
Charles Boyer.

État civil:
Marié le 14 février 1934 avec la comédienne britannique : PAT PATERSON.
Jusqu'au décès d'un cancer le 24 août 1978.
Ils eurent un fils : Michael Boyer né en 1944, qui se suicida en jouant à la roulette russe avec un calibre 38, en 1965.

Liaison avec l'actrice autrichienne : LIDA BAAROVA

Taille:
(1m75)

Commentaires: 1

Anecdotes

Son père était un industriel aisé désireux que son fils Charles fasse de bonnes études.

Charles Boyer fit ses études à l'Université de la Sorbonne.

Il obtient un deuxième prix et apparaît sur les scènes parisiennes avec un succès croissant. Peu à peu il s'impose à travers une série de créations très remarquées : "La Dolorès ", "Le Venin", "Le secret".

C'est en 1942, qu'il prend la nationalité américaine.

En 1941, Charles Boyer fonde à Los Angeles la "French Research Foundation" dont les activités furent récompensées en 1942 par un oscar spécial.

En 1964, il est vice-président du jury au festival de Cannes.

Sa dernière apparition date de 1976 dans le film "Nina" avec Ingrid Bergman. Trop malheureux, il décide de se retirer définitivement et de vivre paisiblement aux côtés de son épouse. Pas pour longtemps malheureusement deux ans après celle-ci tombe gravement malade, elle s'éteint le 26 août 1978 suite à un cancer. 2 jours plus tard, il la suivait. Ne supportant pas son départ, il prend une dose mortelle de barbituriques afin de la rejoindre.

Ils sont inhumé ensemble pour l'éternité au cimetière de Holy Cross à Culver City en Californie.

Son étoile se trouve au Walk of Fame au numéro 6304 sur Hollywood Boulevard.

 

Hommage à CHARLES BOYER

Fait le 17 avril 2015 par Philippe de Cinémémorial.

 

photos

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Biographie

Hommage à CHARLES BOYER

 

Source de la vidéo : Movie Legends -- Ajout de la vidéo le 17 avril 2015 par Philippe de CinéMémorial

 

Ajout de la vidéo le 23 janvier 2009 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

Encouragé par le comédien Raphaël Duflos, il se rend à Paris après ses études secondaires à Toulouse et suit simultanément les cours de philosophie en Sorbonne (il obtiendra une licence) et ceux de Duflos et Maurice Escande au - Conservatoire d'art dramatique. Firmin Gemier, qui met en scène les Jardins de Murcie, le remarque et lui demande de remplacer au pied levé son jeune premier, malade. Boyer ne s'interrompra plus de jouer, au théâtre (S. Guitry, P. Benoit, C. Farrère, H. Bernstein, etc.) comme au cinéma, où il débute en 1920 dans "l'Homme du large" par Marcel L'Herbier.

L'avènement du parlant l'exile a Hollywood, puis en Allemagne, où (le doublage n'étant pas encore au point) il interprète les versions françaises de films tournés en plusieurs langues. Cette activité perd vile sa raison d'être, mais Boyer, adopté par les studios américains et immensément populaire aux États-Unis, s'y fixe définitivement, après son mariage en 1934 avec une comédienne anglaise, Pat Paterson, et son grand succès aux cotes de Claudette Colbert (elle aussi française d'origine), dans Mondes privés de Gregory La Cava (1935). Il prendra en 1942 la nationalité américaine, après avoir créé l'année précédente la French Research Foundation de Los Angeles.

Sa carrière se partagera dorénavant entre les deux côtés de I'Atlantique. Ses activités sont alors multiformes. Le théâtre le requiert, avec, entre autres, les Mains sales (à Broadway, en 1948), Kind Sir (en 1953) et une tournée internationale de trois ans pour le Don Juan aux enfers de G. B. Shaw. Son intérêt pour la télévision naissante lui fait fonder en 1951, avec Dick Powell et David Niven, la Four Star Television, pour qui il interprétera nombre d'émissions, en particulier dans la série The Rogues, où il devient a I'occasion réalisateur. Charles Boyer se donne la mort dans sa maison de Phoenix, deux jours après celle de la femme dont il avait partagé l'existence durant 44 ans. Leur unique enfant s'était suicidé treize ans plus tôt.

Curieusement, l'image que nous gardons de lui nous parvient rétractée par la connaissance que nous avons de son image américaine et le "French lover" idolâtre des foules pourrait nous faire oublier le comédien souvent subtil et discret, dont la carrière témoigne, globalement, d'une assez belle perspicacité dans le choix des rôles. Le mot qui s'impose pour le décrire, c'est bien sur celui de distinction. Rien de force dans son aisance, de voyant dans son élégance; même lors qu'il lui arrive de jouer les minables ou plus souvent les mauvais garçons, ce n'est jamais sans éveiller un sentiment de déplacement, dont il joue avec habileté. II n'y a donc pas a s'étonner que ses rôles les moins intéressants soient aussi ceux où il glisse avec élégance dans les eaux de la meilleure société : duc de Vallombreuse dans le Capitaine Fracasse (1928), prince hongrois dans l'Épervier (1933), marquis Yorisaba dans la Bataille (1934), archiduc Rodolphe dans Mayerling (1935), ou Napoléon dans Maria Walewska (1937).

À ces rôles sans surprise, on peu ! Préférer l'anarchiste saisi par l'amour, dans le trop méconnu Bonheur (1934), le général russe valet de chambre de Tovaritch (1937), film dans lequel il se parodie avec infiniment d'ironie, ou les voyous qu'il joue avec autorité et finesse, de Liliom (1933). Dans Casbah (1938), il parvient même à faire oublier Pépé le Moko interprété par Jean Gabin, à force de charme et d'insolence.

Par la porte d'or (1941) marque un tournant dans sa carrière : Boyer y expose l'envers de son image et incarne un gigolo européen qui voit s'effriter ses belles apparences et joue cyniquement les séducteurs pour gagner son entrée aux États-Unis. Audace d'autant plus fascinante que le film prétend mêler intimement fiction et réalité et qu'au moment du tournage Boyer attend lui-même sa naturalisation américaine. Il cultive cette ambiguïté dans Hantise (1944), où il est un mari inquiétant et charmeur, ou dans The Thirteenth Letter (195I), remake du Corbeau de Clouzot : il y incarne l'insoupçonnable auteur des lettres meurtrières. Il trouve en 1953 son plus beau rôle de l'après-guerre avec le général de Madame de ..., tout d'affectueuse ironie et de dignité, et il est excellent dans deux films de Minnelli.

Il ralentit considérablement son activité avec les années 60 mais nous livre encore deux créations admirables : celle du baron Raoul dans le Stavisky de Resnais (1974), victime consentante et obstinément aveugle d'un de ces séducteurs qu'incarnait Boyer quarante ans plus tôt et celle du comte Sanziani dans Nina (1976), où, réuni une dernière fois a Minnelli et Ingrid Bergman, il fait avec eux de poignants adieux a un certain cinéma.

SES RÉCOMPENSES :

 

Son étoile se trouve au Walk of Fame au numéro 6304 sur Hollywood Boulevard.

1974 - Pour le film : STAVISKY - Prix d'interprétation masculine - Festival de Cannes en France.

1974 - Pour le film : STAVISKY - Prix NYFCC - Meilleur acteur de soutien - New York Film Critics Circle Awards, États-Unis.

1943 - Oscar d'honneur - Academy of Motion Picture Arts and Sciences, États-Unis.

 

Filmographie

 

77 LONGS MÉTRAGES
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1976 - NINA

 

1974 - STAVISKY

 

1972 - HORIZONS PERDUS
Réal : Charles Jarrott

 

1969 - FOLLE DE CHAILLOT .LA

 

1969 - FOLIES D'AVRIL

 

1968 - ROUBLE À DEUX FACES .LE

 

1967 - PIEDS NUS DANS LE PARC
Réal : Gene Saks

 

1967 - CASINO ROYALE

 

1966 - COMMENT VOLER UN MILLION DE DOLLARS

 

1965 - COUP DE L'OREILLER .LE

 

1965 - PARIS BRÛLE-T-IL

 

1963 - GRAND DUC ET L'HÉRITIÈRE .LE

 

1962 - ADORABLE JULIA

 

1961 - DÉMONS DE MINUIT .LES

 

1960 - FANNY

 

1961 - QUATRE CAVALIERS DE L'APOCALYPSE .LES

 

1958 - BOUCANIERS .LES

 

1958 - MAXIME

 

1956 - TOUR DU MONDE EN 80 JOURS .LE

 

1957 - PARISIENNE .UNE

 

1956 - PARIS, PALACE HÔTEL

 

1955 - TOILE D'ARAIGNÉE .LA

 

1956 - CHANCE D'ÊTRE FEMME .LA

 

1954 - NANA

 

1954 - BOUM SUR PARIS

 

1953 - MADAME DE...

 

1952 - SACRÉ PRINTEMPS

 

1953 - TONNERRE SUR LE TEMPLE

 

1951 - TREIZIÈME LETTRE .LA

 

1951 - PREMIÈRE LÉGION .LA

 

1948 - ARC DE TRIOMPHE

 

1947 - VENGEANCE DE FEMME

 

1946 - FOLLE INGÉNUE .LA

 

1945 - BATAILLE DU RAIL .LA

 

1945 - AGENT SECRET

 

1944 - HANTISE

 

1944 - COUP DE FOUDRE

 

1943 - OBSESSIONS

 

1943 - TESSA, LA NYMPHE AU COEUR FIDÈLE

 

1942 - SIX DESTINS

 

1942 - RENDEZ-VOUS D'AMOUR

 

1941 - BACK STREET

 

1941 - PAR LA PORTE D'OR

 

1940 - ÉTRANGÈRE .L'

 

1939 - VEILLÉE D'AMOUR
Réal : John M. Stahl

 

1939 - ELLE ET LUI

 

1938 - CASBAH

 

1937 - ORAGE

 

1937 - TOVARITCH

 

1937 - MARIE WALEWSKA

 

1937 - DESTIN SE JOUE LA NUIT .LE

 

1936 - JARDIN D'ALLAH .LE

 

1936 - MAYERLING

 

1935 - MONDES PRIVÉS

 

1935 - COEURS BRISÉS
Réal : Philip Moeller

 

1935 - SHANGHAI
Réal : John Flood

 

1935 - BONHEUR .LE

 

1934 - CARAVANE

 

1934 - LILIOM

 

1933 - BATAILLE .LA

 

1933 - ÉPERVIER .L'

 

1932 - MOI ET L'IMPÉRATRICE

 

1932 - I.F.1 NE RÉPOND PLUS

 

1932 - BELLE AUX CHEVEUX ROUX .LA

 

1932 - REVENANT .LE

 

1931 - TUMULTES
Réal : Robert Siodmak

 

1931 - MAGNIFICENT LIE .THE

 

1931 - RÉVOLTE DANS LA PRISON

 

1930 - PROCÈS DE MARY DUGAN .LE

 

1930 - BARCAROLLE D'AMOUR

 

1929 - CAPITAINE FRACASSE .LE

 

1927 - RONDE INFERNALE .LA
Réal : Luitz-Morat

 

1922 - GRILLON DU FOYER .LE

 

1922 - ESCLAVE
Réal : Georges Monca

 

1922 - CHANTELOUVE
Réal : Georges Monca et Rose Pansini

 

1920 - HOMME DU LARGE .L'

 

_______________________FIN_____________________

 

commentaires (1)

vargen57

18-04-2012 16:55:56

Si je me rappelle bien, Charles était français et a pris en doublon la nationalité américaine et non américain avec des origines françaises.