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ARLETTY
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INFORMATIONS :

 

Profession :

 

Actrice, chanteuse française.

Date et lieu de naissance :

15-05-1898, à Courbevoie, Hauts-de-Seine, France.

Date et lieu du décès :

23-07-1992, à Paris, France.

Cause du décès :

De mort naturelle à l'âge de 93 ans.

Nom de naissance :

Léonie Marie Julie Bathiat.

État civil :

Célibataire.

Taille :

?

 

ANECDOTES :

 

Le cortège funèbre a fait un arrêt devant l'hôtel du Nord en mémoire pour son célèbre film de 1938.

D'ou la fameuse réplique à Louis Jouvet "Atmosphère, atmosphère est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère !!!"

En 1945 elle est assignée à résidence surveillée en province pendant deux ans, elle était accusée d'avoir fréquenté un colonel allemand pendant la guerre. Elle répondit "mon coeur est français, mais mon c.. est international.

Elle a légué ses biens à la recherche contre le sida.

À ses obsèques, il n'y a eu, à sa demande, aucune prière, aucune couronne, aucun discours.

 


                              

 

 

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SA BIOGRAPHIE

 

 

Hommage à ARLETTY, dans une extrait "Hôtel du Nord"

 

 

Ajout de la vidéo le 20 juillet 2009 par Philippe de CinéMémorial

 

Née Léonie Bathiat, d'un père conducteur de tramways et d'une mère lingère, Arletty ne connut la célébrité au cinéma que tardivement. Sa beauté grave, presque tragique, son maintient, sa voix toute en rupture de ton, impétueuse ou mélancolique, brouillèrent les images qui la réduisaient à de faciles stéréotypes. Son interprétation la plus marquante reste sans conteste celle de Garance dans Les Enfants du paradis (1944), même si la fameuse réplique d'Hôtel du Nord (1939) : « Atmosphère, atmosphère... », lui ouvre l'accès au Paris populaire.

Elle connaît une enfance heureuse : la vie quotidienne à Courbevoie, coupée de séjours en Auvergne, s'écoule doucement. La mort de son père en 1916 perturbe l'ordre établi. La voici, avec sa mère, tourneuse d'obus, puis dactylo en 1917, mannequin en 1918 et débute au théâtre en 1920 dans des revues comiques. En1914 elle perd son amour, parti à la Première Guerre mondiale.

« Mince comme un haricot vert », d'après son ami Rip, elle devient mannequin avant que deux hommes infléchissent son destin. L'un, confiant dans l'intelligence de sa protégée, affine son goût, lui apprend ce qu'est la beauté. L'autre, Paul Guillaume, lui ouvre le théâtre avec deux recommandations : la première pour l'Odéon, la seconde pour les Capucines. Elle choisit par hasard les Capucines. Le directeur, Armand Berthez, la jauge et l'engage. Dans ce théâtre bonbonnière suprêmement mondain, Arletty (ainsi l'a baptisée Berthez) parfait ses gammes et s'ébroue dans le Paris des Années folles. Elle joue les revues qui, en déployant un éventail de scènes et de tableaux, passent au crible l'actualité politique ou scandaleuse. Sur la scène minuscule, la troupe féminine danse un peu et détaille des couplets irrévérencieux. À ces jeux, des spécialistes comme Rip, Mirande ou Quinson – Guitry, un peu plus tard – gagnent à tous les coups. Arletty se hasarde au cabaret, où sa voix, plus acide que l'oseille, entretient la bonne humeur. Aussi va-t-elle, dès 1928, s'épanouir dans l'opérette et ravir Maurice Yvain (Yes), Gabaroche (Azor, 1932), Raoul Moretti (Un soir de réveillon, 1932), Reynaldo Hahn (Ô mon bel inconnu !, 1932), Christiné (Le Bonheur, Mesdames, 1934). Colette, critique dramatique, braque sa jumelle noire sur Arletty et vante « son regard chaviré et sa séduction directe ». L'âge d'or du cinéma français.

Entre-temps, le cinéma a accédé au parlant. Arletty débute avec La Douceur d'aimer (R. Hervil, 1930), s'y trouve hideuse, récidive avec Un chien qui rapporte (J. Choux, 1931). En 1936, Édouard Bourdet l'associe, au théâtre, à Victor Boucher et à Michel Simon : c'est le triomphe de Fric-frac, de ses truands pour rire, de son argot à l'usage des gens du monde. En 1939, Fernandel remplace Victor Boucher pour l'adaptation cinématographique de Maurice Lehman et Claude Autant-Lara. Immuable, Arletty, superbe de malice et d'autorité, rivalise de verve avec ses partenaires. Guitry l'intègre au prologue de Faisons un rêve (1937), la noircit pour camper la reine d'Éthiopie des Perles de la couronne (1937), noue à sa taille le tablier de la soubrette de Désiré (1937). Pourchassée par la caméra, elle n'oublie pas le théâtre : L'École des veuves de Cocteau, Crions-le sur les toits de Guitry remplissent l'ABC et la Madeleine.

Elle avait rencontré Marcel Carné, alors assistant de Feyder, sur le plateau de Pension Mimosas (1934). Préparant avec Jeanson l'adaptation du roman de Dabit, Hôtel du Nord, Carné souhaite équilibrer le couple désespéré formé par Annabella et Jean-Pierre Aumont avec le duo Jouvet-Arletty, inattendu et brillantissime. « Atmosphère, atmosphère... », la réplique de Jeanson sera suivie de « pas folle la guêpe », trouvaille d'Yves Mirande pour Circonstances atténuantes (J. Boyer, 1939) où, sur un air de java, Arletty fredonne Comme de bien entendu. Elle chante encore dans Tempête (Bernard-Deschamps, 1940), mais glisse avec Le jour se lève (M. Carné, 1939) vers l'amertume et la sensibilité.

L'occupation pèse sur Paris. La liaison d'Arletty avec un haut gradé de l'armée allemande la pousse à fréquenter la fine fleur de la collaboration, ce qui lui vaut des avanies lorsqu'elle reprend Voulez-vous jouer avec moâ de Marcel Achard. Roger Richebé, dès 1941, l'avait métamorphosée en Madame Sans-Gêne. Habillée à ravir, elle retourne aux comédies boulevardières. Cependant, Prévert et Carné ne l'oublient pas. Après qu'ils l'ont transformée en androgyne pour Les Visiteurs du soir (1942), elle devient enfin Garance, sphinx dont le sourire bouleverse la vie de quatre hommes. Garance, qui révèle une artiste dans sa plénitude et couronne sa carrière (Les Enfants du paradis, 1944). Mais elle va subir les vicissitudes de la Libération, la prison, l'éloignement de la scène et des studios. Elle accepte tout avec sérénité. Le temps de pénitence achevé, le théâtre lui permet de réaliser des créations (Un tramway nommé Désir, 1949 ; La Descente d'Orphée, 1959 ; Un otage, 1962), voire de belles reprises (Les Monstres sacrés, 1966). Mais le cinéma la néglige. Émouvante dans L'Air de Paris (M. Carné, 1954), elle est pourtant irrésistible dans Maxime (H. Verneuil, 1958). Rien de comparable toutefois avec les titres qui firent sa gloire. Peu à peu sa vue s'éteint. Sans plaintes et s'intéressant encore à toute chose, elle abandonne ce qui avait été sa vie. Sûre néanmoins, grâce au souvenir admiratif de ses fidèles, d'avoir marqué l'époque et donné sa juste valeur à l'adjectif inégalable.

 

 

Source : Encyclopédie Universelle - Fait le 29 septembre 2010 par Philippe de CinéMémorial.

 


 
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59 LONGS MÉTRAGES COMPLETS

************************************

 

1962 - TEMPO DI ROMA

 

1962 - VOYAGE À BIARRITZ .LE

 

1962 - LOI DES HOMMES .LA

 

1962 - GAMBERGE .LA

 

1961 - JOUR LE PLUS LONG .LE

 

1961 - PETITS MATINS .LES

 

1958 - DRÔLE DE DIMANCHE .UN

 

1958 - MAXIME

 

1958 - ET TA SOEUR

 

1957 - PASSAGER CLANDESTIN .LE

 

1956 - VACANCES EXPLOSIVES

 

1956 - MON CURÉ CHEZ LES PAUVRES

 

1954 - HUIS CLOS

 

1954 - AIR DE PARIS .L'

 

1953 - PÈRE DE MADEMOISELLE .LE

 

1953 - GRAND JEU .LE

 

1951 - AMOUR, MADAME .L'

 

1951 - GIBIER DE POTENCE

 

1949 - PORTRAIT D'UN ASSASSIN

 

1948 - MADAME ET SES PEAUX-ROUGES

 

1947 - FLEUR DE L'ÂGE .LA

 

1943 - ENFANTS DU PARADIS .LES

 

1942 - LOI DU 21 JUIN 1907 .LA

 

1942 - VISITEURS DU SOIR .LES

 

1942 - FEMME QUE J'AI LE PLUS AIMÉE .LA

 

1942 - AMANT DE BORNÉO .L'

 

1941 - MADAME SANS-GÊNE

 

1941 - BOLÉRO

 

1939 - FRIC-FRAC

 

1939 - JOUR SE LÈVE .LE

 

1939 - CIRCONSTANCES ATTÉNUANTES

 

1939 - TEMPÊTE

 

1938 - PETIT CHOSE .LE

 

1938 - CHALEUR DU SEIN .LA

 

1938 - HÔTEL DU NORD

 

1937 - MIRAGES

 

1937 - DÉSIRÉ

 

1937 - ALOHA, LE CHANT DES ÎLES

 

1937 - PERLES DE LA COURONNE .LES

 

1937 - FAISONS UN RÊVE

 

1936 - MARI RÊVÉ .LE

 

1936 - AVENTURE À PARIS

 

1936 - MESSIEURS LES RONDS-DE-CUIR

 

1936 - GARÇONNE .LA

 

1935 - FILLE DE MADAME ANGOT .LA

 

1935 - VERTIGE .LE

 

1935 - AMANTS ET VOLEURS

 

1933 - VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON .LE

 

1934 - PENSION MIMOSAS

 

1933 - JE TE CONFIE MA FEMME

 

1933 - GUERRE DES VALSES .LA

 

1933 - MADEMOISELLE JOSETTE, MA FEMME

 

1933 - SOIR DE RÉVEILLON .UN

 

1932 - IDÉE FOLLE .UNE

 

1932 - BELLE AVENTURE .LA

 

1932 - ENLEVEZ-MOI

 

1931 - CHIEN QUI RAPPORTE .UN

 

1930 - DOUCEUR D'AIMER .LA

 


 

7 DOCUMENTAIRES ET 3 COURTS MÉTRAGES

************************************

 

1985 - CARNÉ, L'HOMME À LA CAMÉRA
Documentaire - De Christian-Jaquae

 

1981 - NOTRE-DAME DE LA CROISETTE
Documentaire - De Daniel Schmid

 

1976 - CINÉ-FOLLIES

 

1976 - JACQUES PRÉVERT
Documentaire - seulement sa voix - De Jean Desvilles

 

1967 - DINA CHEZ LES ROIS
Court métrage - Lecture d'un poème, narration
De Dominique Delouche

 

1960 - PRIMITIFS DU XIIIME .LES
Documentaire - narration - De Pierre Guilbaud

 

1959 - PARIS LA BELLE
Documentaire - narration - De Pierre Prévert

 

1950 - GEORGES BRAQUE
Documentaire d'André Bureau

 

1936 - MAIS N'TE PROMÈNE PAS TOUTE NUE !
Court métrage de Léo Joannon
Avec Jean Tissier, Félix Oudart, Charles Redgie, Sinoël

 

1936 - FEU LA MÈRE DE MADAME
Court métrage de Germain Fried
Avec René Lefèvre, Jean Dunot

 

 


 

 

 

Commentaires

Nom :Mynnydd
Date :24-05-2009 13:52:54
Commentaire :J'adore Arletty!
Nom :hakim
Date :01-07-2010 22:59:16
Commentaire :bonsoir merci et bravo pour le site j'aimerais lire ou écouté ses fameuses répliques dans les films il me semble qu'on'a oublier le film l'air de paris de marcel garné (1953)avec jean gabin ou elle joué blanche l'epouse du coach se sont des films qui pourront combattre l'oublié merci et à bientot
Nom :cecire
Date :13-01-2011 20:02:25
Commentaire :ou repose t- elle ?
Nom :michel cattin
Date :08-02-2011 08:41:11
Commentaire :Je suis un fervent admirateur decette grande actrice et de cette grande personne qui n'avait pas la langue dans sa poche et qui ne manquait pas de courage.
Nom :hugongerard
Date :30-01-2012 17:45:48
Commentaire :Pour Cecire. Arletty fût crématisée au Père-Lachaise désormais, dont l ' urne funeraire a été inhumée dans le caveau familiale : Division G numéro 30.
Nom :roland
Date :29-01-2013 18:11:44
Commentaire :ARLETTY réssucite grace à tous ses films un beau testament pour tous les fans des authentiques Artistes ...dont bon nombres ont quitté notre planète Terre!Leurs oeuvres sont présentes nous ne pouvons les oublier.... Roland-Toulouse
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