ANTHONY MANN

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Profession:
Réalisateur, scénariste et producteur américain.

Date et lieu de naissance:
30-06-1906, à San Diego en Californie aux États-Unis.

Date et lieu du décès:
29-04-1967, à Berlin en Allemagne.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 60 ans.

Nom de naissance:
Emil Anton Bundmann.

État civil:
Marié en 1936 avec : MILDRED MANN - divorcé en 1957.
Ils eurent un enfant.

Marié en 1957 avec l'actrice : SARA MONTIEL - divorcé en 1963.

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Commentaires: 2

Anecdotes

Très jeune il s'intéresse au théâtre et devient successivement figurant. Il devient assistant et directeur de production, constructeur de décors et acteur.

Metteur en scène de 1933 à 1938 au (Federal Theatre de New York), David O.Selznick le remarque et l'engage.

Il participe à la pré-production d' (Autant en emporte le vent) et (Rebecca).

1942 Il devient lui-même réalisateur. On retrouve ainsi dans tous ses films des thèmes qui lui sont chers comme les conflits familiaux, les rivalités entre amis, les drames de la vengeance et de l'ambition. Il crée son premier film western, (La porte du diable - Devil's doorway), avec Robert Taylor, en 1950.

Il tournera huit films avec James Stewart et c'est une collaboration très fructueuse du cinéma. Anthony Mann meurt le 29 avril 1967, à Berlin pendant le tournage de (Maldonne pour un espion), film qui sera terminé par Laurence Harvey.

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Biographie

De tout ceux à qui les plaines et les montagnes d'ouest offrirent après guerre leur vieux cadre pour théâtre rajeuni à des nouveaux exploits, il fut celui qui mit le mieux codifier le western en termes classiques, et servir le noble genre autant qu' 'il se servait de lui... Nous l'avons célébré d'avoir accordé l'aventure et son décor, la couleur et la psychologie, le héros et sa fatigue. Il fut pour nous l'homme de l'espace dont il avait comme on dit le sens ", écrivaient les Cahiers du cinéma à l'époque où ils glorifiaient la Nouvelle Vague.

En effet, il fut avec John Ford et Delmer Daves celui qui su le mieux rendre la vie d'une terre et de ses hommes. Cette terre c'était l'ouest mythique qui par la magie de la caméra d'Anthony Mann existait plus vraie que nature. L'éminent scénariste Philip Yordan qui signa les scénarios de ces plus grands films déclarait : " Tony va, droit au but, donnez lui une montagne, une plaine, il vous placera, la aimera au meilleur endroit, vous montrera cette montagne, celle plaine comme, personne n'avait su le faire avant lui. "

Cette science de l'espace qui remonte à ce grand maître du muet Thomas Jnce, Mann la portait visiblement dans ses gênes. Il savait magnifiquement utiliser le Cinémascope et faire traverser ce paysage allongé par un cavalier, afin que l'on sente le poids de cet homme et de sa monture dans le décor et Bazin avait utilisé ce beau terme : " L'écran large ne lui sert qu' 'à faire vibrer l'espace autour de l 'Homme, à montrer l'air ".

Les personnages qui habitaient les westerns d'Anthony Mann, de La Porte du diable, en passant par Winchester 73, Les Affameurs, L'Appât, Je suis un aventurier, L'Homme de la plaine, La Charge, des tuniques bleues et L'Homme de l'Ouest ses plus beaux films, appartiennent à des catégories sociales qui ne portent pas la loi dans leur cœur, d'autant plus lorsqu'elle nuit à leur intérêt. Ce sont de petits trafiquants ou racketteurs, des puissants propriétaires retirés sur des terres qu'ils désirent inviolables, des pionniers prompts à la loi du lynch, cow-boys parfois paumés, et derrière les montagnes qu'ils occupent l'Indien rôde déjà dépossédé avec des réactions parfois imprévisibles. Anthony Mann devait également signer un film de guerre d'une force exceptionnelle Cote 465 (1957) sur la guerre de Corée. Un groupe d'hommes doit s'emparer d'une colline pour rejoindre le gros du détachement. Sur une vingtaine de soldats, trois seulement y parviendront. Nous avions rarement vu l'homme avec; la peur au ventre filmé de cette manière, l'horreur de la guerre atteignait une rare puissance avec la distribution des médailles à titre posthume que le lieutenant (Robert Ryan) jetait avec dérision aux quatre vents. Évitant tout manichéisme Cote 465 défie le temps par la puissance de son propos.

Anthony Mann parti bien trop tôt à l'âge de soixante ans devait encore signer les plus belles et dernières superproductions de Hollywood : Le Cid en 1961, toujours sur un scénario de Philip Yordan et sur des images de Robert Krasker et La Chute de l'Empire romain (1963) avec Philip Yordan et Ben Barzman. Avec Le Cid, il tourne une fresque dans l'Espagne du XIe siècle sur fond d'invasions avec un incontestable souffle épique. Au centre de l'œuvre nous retrouvons les héros de Racine Rodrigue (Charlton Heston) et Chimène (Sophia Loren) avec un certain décalage par l'apport au théâtre classique. Mais on ne pourra oublier la bataille finale l'une des plus grandioses du cinéma américain. Pour ce film, Anthony Mann avait réuni sept mille figurants trente-cinq navires et des décors gigantesques.

Dans La Chute de l'Empire romain (1963), Anthony Mann réunit si bien les éléments qui font qu'un pouvoir corrompu entraîne la décadence puis la chute de tout un empire avec la présence du souffle de l'Apocalypse que ce film est analysé chaque année dans une université pilote américaine celle d'East Stroudsburg en Pennsylvanie. Des moments grandioses habitent ce film d'une résonance biblique universelle. Anthony Mann devait disparaître en 1967 alors que nous pouvions encore attendre de lui d'autres chefs-d'œuvre.

 

Fait le 19 octobre 2009 par Philippe de CinéMémorial.

 

Son Étoile se trouve au Hollywood Walk of Fame, 6225 Hollywood Boulevard.

commentaires (2)

hugongerard

28-08-2012 13:20:50

Plutôt décevant : L homme de l ' ouest( 1958) que j ' ai vu hier sur Arte avec Gary Cooper et Julie London , on le disait le meilleur western d ' Anthony Mann, moi je l ' ai trouvé assez lent et ennuyeux comparé aux autres westerns signés par Mann .