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FRANCOIS CHAUMETTE
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FRANCOIS CHAUMETTE

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INFORMATIONS :

Profession :

Acteur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance :

08-09-1923, à Paris, France.

Date et lieu du décès :

27-02-1996, à Paris, France.

Cause du décès :

Cancer à l'âge de 72 ans.

Nom de naissance :

Paul Maurice François Jean Chaumette.

État civil :

Marié jusqu'à son décès à l'actrice Paloma Matta : 3 enfants.

Taille :

?

 

 

 

ANECDOTES :

 

Fils d’un petit commerçant et d’une secrétaire installés à Clermont-Ferrand.

Frère de Monique Chaumette, qui deviendra également comédienne, ainsi que l'épouse de Philippe Noiret qui est décédé le 23 novembre 2006.

Fréquenta le lycée Buffon, le Conservatoire national d'Art dramatique (classes de René Alexandre et André Brunot).

Grand acteur de théâtre et celui qui fut l'un des héros de la série télé "Belphégor"

En 1943 il créa Sodome et Gomorrhe puis interpréta entre autres Huis clos de Sartre.

Pensionnaire de la Comédie française à partir de 1957.
En 1987 il quitte la Comédie Française à cause de ses incompatibilités d'humeur avec l'administrateur Jean Le Poulain.

Il interprétait encore, quelques mois avant sa mort "Don Juan" de Molière.


                              


BIOGRAPHIE

 

Cela faisait des années qu’il avait maille à partir avec le mal qui l’emporte. C’est peu dire qu’il fit front avec courage. Son cancer, il l’avait aussi combattu par l’ironie. En juillet 1993, lors du Festival d’Avignon où il interprétait majestueusement le rôle de Dom Luis, père du « Dom Juan » mis en scène par Jacques Lassalle, il plaisantait son état de santé au restaurant.

Un verre de vin l’enchantait. Il goûtait à toutes les nourritures, faisait la cour aux femmes, caressait encore la vie dans le sens de l’espoir et du jouir. François Chaumette fut un grand comédien. Nul ne l’ignore. Mais il fut d’abord, comment dire, un grand vivant. Un homme grave, habile à masquer ses blessures sous un ton sardonique. Son visage aux traits nobles, parfaitement charpenté, l’éclat du sourire, le front haut, les sourcils en arc de cercle, tout cela concourait à lui conférer de beaux rôles de cynique, avec un rien de diabolisme.

Ce fils d’un petit commerçant et d’une secrétaire installés à Clermont-Ferrand après sa naissance, dans la capitale (le 8 septembre 1923) eut un carrière de théâtre impressionnante. A peine en poche son bac philo obtenu au lycée Blaise-Pascal, il fait une silhouette dans « les Visiteurs du soir » de Carné (1942). Un an après, tout en suivant les cours de René Simon, il est, à Hébertot, de la création de « Sodome et Gomorrhe » de Giraudoux, avec en vedettes Edwige Feuillère et Gérard Philipe. A la fin de la guerre, sitôt rendu son paquetage militaire, il entre au Conservatoire (classes de René Alexandre et d’André Brunot) où il se lie avec Michel Vitold, autre disparu de fraîche date. Escortant sa soeur Monique, il est des débuts de l’aventure de Vilar à Avignon et jusqu’en 1957, où la Comédie-Française animée par Maurice Escande lui propose son premier contrat de pensionnaire, on l’aura vu dans ces petites salles où s’inventait un théâtre exigeant ; de la Huchette aux Noctambules, de la Michodière à l’Atelier...

François Chaumette deviendra sociétaire du Français en 1960, le restant jusqu’en 1987, année où l’administrateur général d’alors, Jean Le Poulain, le mettra à la porte, il n’y a pas d’autre mot. Le titre de « sociétaire honoraire », alloué en compensation, lui fera une belle jambe et il ne l’enverra pas dire. Il en conçut de la tristesse, pas de l’amertume. Que d’images de lui gardons-nous en tête de ces années-là salle Richelieu ! Du « Pain dur » de Claudel (1969) sous la direction de Jean-Marie Serreau à la « Félicité » de Jean Audureau (1983), de « Crime et Chatîment » au « Maître de Santiago », du « Misanthrope » à « Tartuffe », de « l’Ecole des maris » à « Ondine » ou « En attendant Godot »...

Feuilleter l’album de la mémoire de ces années revient à retrouver François Chaumette dans tous les costumes et postures imaginables. Et sa voix, au timbre de cuivre chaud, si parfaite pour ciseler le dire, pour magnifier cet amour du verbe qu’il porta au plus haut !

Quand la télévision obéissait encore à des mobiles civiques, on vit François Chaumette dans des séries mémorables, de « La caméra explore le temps » (il y fut un Cromwell magnifique) à « En votre âme et conscience » en passant par « les Enigmes de l’Histoire », mais aussi dans « les Perses » d’Eschyle, de Jean Prat, qui tint les Français en haleine après le « J.T. » (on ne disait pas encore le « prime time »). Et dans « Belphégor » ! Et dans « le Chevalier de Maisonrouge ». Il y eut aussi une foule de dramatiques de belle venue, adaptations de pièces de théâtre, de romans (il fut un Athos au poil dans « D’Artagnan ») ou scénarios originaux. Derrière la caméra filmant Chaumette, les gens avaient nom Pierre Badel, Marcel Bluwal, Stellio Lorenzi, Serge Moatti, Claude Barma, Jean Kerchbron, Jean-Paul Carrière... Epoque faste, où il élargit le cercle de son public, devenant une figure populaire pour des millions de ses compatriotes.

François Chaumette ayant choisi la scène, le cinéma ne fit pas appel à lui pour des personnages à sa taille, même s’il compte quelques films à son actif. « Le cinéma, nous disait-il, c’est un coup de dé et dans ma carrière il est forcément accessoire, puisque j’en fais accessoirement. »

Il était partout apprécié pour son allure de grand seigneur fraternel, mais nous autres, nous avions des raisons supplémentaires de l’aimer. Un long compagnonnage, des causes communes âprement défendues. Dans combien de fêtes, cérémonies ou manifestations ne fûmes-nous pas ensemble ? Je pense, entre autres, à l’Appel des cent auquel il souscrit, aux États généraux de la culture menés par Jack Ralite, aux obsèques d’Aragon, ce froid matin d’hiver où sa voix sculpta dans l’air l’épilogue des « Poètes » (1960) : « Songez qu’on n’arrête jamais de se battre et qu’avoir vaincu n’est trois fois rien/ Et que tout est remis en cause du moment que l’homme de l’homme est comptable. Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d’épouvantables. Car il n’est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien. »

Et que nos mots lui soient ici comme un bouquet de roses rouges.

Source : Jean-Pierre Leonardini.


 

SA FILMOGRAPHIE :

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65 INTERPRÉTATIONS

 

1996 - NOUVELLE TRIBU .LA
Série TV - Réal : Roger Vadim


1994 - PARANO
Participé dans le sketch : Panic-FM
Réal : Anita Assal et John Hudson


1992 - DOSE MORTELLE
Téléfilm - Réal : Joyce Buñuel


1991 - DANS L'OMBRE DU PASSÉ
Court métrage
Réal : Stephan Rabinovitch


1991 - SOURCE .LA
Réal : Jean-Jacques Aublanc


1990 - THEY NEVER SLEPT
Réal : Udayan Prasad


1988 - MARY DE CORK
Téléfilm - Réal : Robin Davis


1988 - MES NUITS SONT PLUS BELLES QUE VOS JOURS
Réal : Andrzej Zulawski


1988 - JURÉS DE L'OMBRE .LES
Série TV en 7 épisodes de 57 Min. - Réal : Paul Vecchiali


1987 - QUELQUES JOURS AVEC MOI
Réal : Claude Sautet


1986 - MARIE PERVENCHE
Série TV - Participé à l'épisode : Il faut tout faire par soi-même
Réal : Claude Boissol


1983 - MAÎTRES DU SOLEIL .LES
Réal : Jean-Jacques Aublanc


1982 - BELLE CAPTIVE .LA
Réal : Alain Robbe-Grillet


1981 - MATIN ROUGE .UN
Réal : Jean-Jacques Aublanc


1980 - PLAISIRS DE L'ÎLE ENCHANTÉE .LES
Téléfilm - Réal : Dirk Sanders


1980 - SAISIE .LA
Court métrage
Réal : Yves-Noël François


1980 - PETIT PARADIS .UN
Téléfilm - Réal : Michel Wyn


1980 - CRÉANCIERS .LES
Téléfilm - Réal : Jean-Marie Coldefy


1979 - FOLLE DE CHAILLOT .LA
Téléfilm - Réal : Georges Paumier


1979 - EMBRUMÉ .L'
Téléfilm - Réal : Josée Dayan


1977 - MORT D'UN POURRI
Réal : Georges Lautner


1977 - ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR
Téléfilm - Réal : Roger Kahane


1977 - ROI SE MEURT .LE
Téléfilm - Réal : Yves-André Hubert


1977 - ÉMILE ZOLA OU LA CONSCIENCE HUMAINE
Série TV en 4 épisodes - Réal : Stellio Lorenzi


1977 - MAMMA ROSA OU LA FARCE DU DESTIN
Série TV - Réal : Raoul Sangla


1975 - DESTINÉE DE MONSIEUR DE ROCHAMBEAU
Téléfilm - Réal : Daniel Le Comte


1975 - VÉRITÉ TIENT À UN FIL .LA
Série TV en 20 épisodes de 13 Min. - Réal : Pierre Goutas


1974 - SPLENDEURS ET MISÈRES DES COURTISANES
Série TV - Réal : Maurice Cazeneuve


1974 - TRENTE ANS OU LA VIE D'UN JOUEUR
Téléfilm - Réal : Marcel Moussy


1974 - ONDINE
Téléfilm - Réal : Raymond Rouleau


1973 - PRÉSIDENT FAUST
Téléfilm - Réal : Jean Kerchbron


1972 - ANTIGONE
Téléfilm - Réal : Jean-Paul Carrère


1972 - HÉRITIER .L'
Réal : Philippe Labro


1971 - ÉLECTRE
Téléfilm - Réal : Pierre Dux


1971 - BUNKER .LE
Téléfilm - Réal : Lazare Iglesis


1970 - SOLDAT ET LA SORCIÈRE .LE
Téléfilm - Réal : Jean-Paul Carrère


1968 - D'ARTAGNAN
Série TV en 7 épisodes de 52 Min. - Réal : Claude Barma


1967 - CAROLI NE CHÉRIE
Réal : Denys de La Patellière


1967 - AMBROISE PARÉ
Téléfilm - Réal : Eric Le Hung


1965 - ILLUSIONS PERDUES
Série TV en 4 épisodes de 100 Min. - Réal : Maurice Cazeneuve


1965 - GALIA
Réal : Georges Lautner


1964 - BELPHÉGOR
Série TV - Réal : Claude Barma


1964 - ROI LEAR .LE
Téléfilm - Réal : Jean Kerchbron


1964 - MONDE EST PETIT .LE
Téléfilm - Réal : Jean Prat


1961 - CAUSE TOUJOURS MON LAPIN
Réal : Guy Lefranc


1961 - NUIT DES ROIS .LA
Téléfilm - Réal : Claude Barma


1960 - PERSES .LES
Téléfilm - Réal : Jean Prat


1960 - PETITE DORRIT .LA
Téléfilm - Réal : Pierre Badel


1959 - VOULEZ-VOUS DANSER AVEC MOI ?

Réal : Michel Boisrond


1959 - VERTE MOISSON .LA

Réal : François Villiers


1959 - RUE DES PRAIRIES
Réal : Denys de La Patellière


1959 - BOSSU .LE

Réal : André Hunebelle


1958 - MARQUISE D'O .LA
Téléfilm - Réal : Claude Barma


1958 - CHRISTINE
Réal : Pierre Gaspard-Huit


1958 - FAUVE EST LÂCHÉ .LE
Réal : Maurice Labro


1958 - NUIT DE TOM BROWN .LA
Téléfilm - Réal : Claude Barma


1957 - CAMÉRA EXPLORE LE TEMPS .LA
Série TV de 1957 à 1966 - Participé dans 6 épisodes


1957 - DÉSORDRE ET LA NUIT .LE
Réal : Gilles Grangier


1957 - THÉRÈSE ETIENNE
Réal : Denys de La Patellière


1957 - RETOUR DE MANIVELLE

Réal : Denys de La Patellière


1957 - OEUFS DE L'AUTRUCHE .LES
Réal : Denys de La Patellière


1956 - FEU AUX POUDRES .LE
Réal : Henri Decoin


1952 - RAYÉS DES VIVANTS
Réal : Maurice Cloche


1952 - CHEMIN DE DAMAS .LE
Réal : Max Glass


1942 - VISITEURS DU SOIR .LES
Réal : Marcel Carné


Commentaires

Nom :mezieres
Date :26-06-2009 15:30:19
Commentaire :j'adore ce grand comédien, il a bercé mon adolescence sa présence a l'écran et sa voix inoubliable mon toujours impressionnée. Merci a ce grand Monsieur
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