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PIERRE FRESNAY
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PIERRE FRESNAY

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INFORMATIONS :

Profession :

Acteur, réalisateur et homme de théâtre français.

Date et lieu de naissance :

04-04-1897, à Paris, France.

Date et lieu du décès :

09-01-1975, à l'hôpital Américain de Paris, Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France.
Inhumé au cimetière de Neuilly-sur-Seine.

Cause du décès :

Problèmes respiratoire et cardiaque à l'âge de 78 ans.

Nom de naissance :

Pierre Jules Louis Laudenbach.

État civil :

Divorcé de Rachel Berendt (1917 à 1920)
Divorcé de Berthe Bovy (1923 à 1929)
Compagnon jusqu'à son décès à l'actrice Yvonne Printemps (1934 à 1975)

Taille :

(1.66 m)

 

 

 

ANECDOTES :

 

Fils d'un professeur de lycée, Pierre Fresnay monte sur les planches pour la première fois à l'âge de quatorze ans.

Sociétaire de la Comédie-Française qu'il quitte en 1927, Pierre Fresnay est un célèbre comédien et s'illustre sur les planches notamment dans Un miracle, La chienne aux yeux de femme, Cyrano de Bergerac, Marius, Bloomfield, Cette vieille canaille, Jean III, L'hermine, L'idée fixe, Visitation.

En 1939, Pour Le duel, sa seule réalisation, Pierre Fresnay met sa femme à l'écran, l'actrice Yvonne Printemps, aux côtés de Raimu.
En 1954, il publie ses Mémoires, Je suis comédien.


                              


BIOGRAPHIE

 

 

Hommage à PIERRE FRESNAY dans un extrait de "MARIUS"

Ajout de la vidéo le 20 octobre 2008 par Philippe de CinéMémorial.


 

 

Pour le théâtre et le cinéma, le 9 janvier 1975 fut un jour noir : celui où on apprit la mort de Pierre Fresnay. Un grand comédien, un non moins grand monsieur, un vrai gentleman, si on préfère. Il fut de longues années durant le compagnon d'Yvonne Printemps, grand scandale parce que ravie à Sacha Guitry, deuxième épouse du Maître. Mais il n'est pas interdit de penser que sa plus chère maîtresse fut le théâtre. C'est du moins ce dont il eut convenu s'il n'avait été le plus discret, le plus pudique des hommes, toute sa vie durant.

Il fit beaucoup de films aussi, d'excellents, de moins bons, admiré pour son intelligence, sa finesse, son sens de nuances. Pourquoi sa carrière cinématographique fut-elle brusquement interrompue en 1960, après " Les Vieux de la Vieille "? Ce sont des choses qui arrivent dans un milieu où, pour des raisons qu'il n'est pas toujours possible de définir, on tombe soudain de son piédestal avec un bruit sourd. Ce comédien racé avait encore tant à offrir au public pourtant! La défection des producteurs à son égard restera à jamais une énigme.

II y a bien des années, alors qu'il travaillait pourtant d'arrache-pied pour l'écran, il avait un jour déclaré : " Le cinéma en étant arrivé à un degré de perfection technique rare, il me parait absurde de le voir s'enfoncer un peu plus chaque jour dans la médiocrité. Un scénario doit être choisi avec le même soin qu'une pièce de théâtre. Non qu'il doive être conçu selon les mêmes critères, mais on n'a pas le droit de servir à des spectateurs avertis une telle abondance d'inepties. Un comédien de théâtre qui accepte de tourner un scénario ne lui convenant pas, parce que le cachet est supérieur à celui qu'il touche à la scène, est un artiste qui se perd et qui, en même temps, fait du tort au Septième Art... ".

Que dirait-il s'il voyait ce que celui-ci est devenu, moyen d'expression pleine de compromissions peu glorieuses ! Si Pierre Fresnay, durant ses dernières années d'activité, s'est borné à faire du théâtre, aussi de la télévision, c'est parce qu'il n'a été tenté par aucun des sujets qui lui étaient proposés. Il n'a jamais été aux aguets d'un succès facile. Son intégrité artistique est demeurée solidement établie en permanence. Un vrai passionné de son métier - tous les grands de la profession le sont - qui a donné l'impression, mais elle était fausse, d'un homme qui aime garder ses distances, armé d'une certaine morgue.

C'est souvent la réaction de ceux qui sont de taille dite médiocre et Pierre Fresnay - vrai nom : Pierre, Jules, Louis Laudenbach, né à Paris le 4 avril 1897 - ne mesurait, paraît-il, que 1 m 66, ce qui est petit pour un comédien surtout quand existe le risque d'être opposé à des partenaires qui ont tendance à le dominer. Il aurait pu, comme certains autres dans son cas, avoir recours à des subterfuges, à de hauts talons, par exemple. Mais truquer ne fut jamais dans ses attributions. Et, à le voir sur une scène, où il n'y a pas moyen de jeter du poivre aux yeux, on oubliait vite qu'il penchait plutôt vers David que vers Goliath. Le rideau levé, il ne cessait de grandir tant était subtil son art, brillante son intelligence, impressionnante sa maîtrise. Pas cabot pour un sou, Pierre Fresnay ! Et comme sa vaste culture transparaissait, il fit du cinéma muet, n'en tirant jamais gloire, s'en excusant presque : c'était pour vivre et il était comédien débutant. Il disait quand on faisait allusion à cette époque : " Motus : ce fut le côté infamant de ma carrière! ".

Quand naquit le parlant, ce fut autre chose. Le verbe, il le pratiquait à la scène et superlativement, ne se sentant nullement dépaysé face aux micros. " Mais, hormis les films de Marcel Pagnol, ce que j'ai pu être exécrable au début, avouait-il. Il aura vraiment fallu " La Grande illusion " pour que je m'installe dans le cinéma avec respect. Dire que ce rôle était destiné à Louis Jouvet au départ, mais il se fit qu'il n'était pas libre ! Je ne fus donc qu'un second choix : sans importance aucune! Ce qui a compté, c'est qu'on me permit d'incarner un vraiment merveilleux personnage. Il y eut, dès le début de telles affinités entre nous, que la compréhension et le travail s'en trouvèrent grandement facilités... ".

Il avait 19 ans quand il entra à la Comédie-Française tout en continuant à suivre les cours du Conservatoire. Pendant deux ans, il fut un des plus brillants jeunes premiers de la Maison de Molière. Il venait à peine d'épouser une grande comédienne, Rachel Berendt, lorsqu'il fut mobilisé en 1917. Cette union se défit deux ans après. Réintégrant la Comédie-Française, il y resta jusqu'en 1926, démissionnant en guise de protestation contre ce qu'il considérait une trop grande ingérence des politiciens dans ce vénérable théâtre. Cela fit beaucoup de bruit à l'époque, il y eut même procès. Pierre Fresnay à de tout temps été un idéaliste. Un deuxième intermède matrimonial, avec la comédienne Berthe Bovy cette fois, dura plus longtemps que le premier : de 1923 à 1929. Et alors entra en scène celle qui fut son Printemps et se prénommait Yvonne. Il n'a jamais aimé parler de sa vie privée, c'est un fait, mais comment la passer sous silence? En jouant " Frans Hans ou l'Amitié ", de et avec Sacha Guitry, il fit la connaissance d'Yvonne. La camaraderie se transforma rapidement en grand amour. Et Sacha, qui a si étonnement, si spirituellement aussi, raillé les problèmes du couple dans son théâtre, vécut soudain un drame réel, forcé d'abdiquer devant un rival qui lui enleva celle pour qui il avait écrit quelques unes de ses plus séduisantes comédies. Celle-ci, en forme de vaudeville, était heureusement jouée par des gens du monde.

La carrière théâtrale de Pierre Fresnay ne cessa d'être impressionnante : beaucoup de grandes pièces dont certaines jouées - en anglais - à Londres et à New York. C'est pendant un des séjours dans la capitale britannique qu'Alfred Hitchcock fit appel à lui pour sa première version de " L'Homme qui en savait trop ". S'il l'avait voulu, il aurait pu faire là-bas une grande carrière mais l'appel de Paris fut le plus fort, son cœur trop profondément ancré dans la culture française. C'est ainsi qu'il devait continuer à travailler exclusivement " chez lui ".

Des dizaines d'autres films, d'autres pièces, dont le désormais célèbre " Neveu de Rameau ", un des plus grands triomphes de sa maturité, et " Lawrence d'Arabie ". À deux reprises, en scène, la première fois en 1965, il fut pris de malaise. Quelque temps après, il dut subir l'ablation de la vésicule biliaire et il en résulta une infidélité momentanée au théâtre. Il participa à quelques excellentes dramatiques à la TV. Un riche et impressionnant bilan ! À la ville, il fut, nous l'avons dit, un modèle de discrétion. Très peu pour lui, les sensationnelles manchettes à la une des journaux ! Il n'en fut que plus cher au cœur de ceux qui aiment que les comédiens qu'ils admirent répondent en tous points à un certain idéal.

Source : C.T.R.

SES RÉCOMPENSES

1947 - Pour : Monsieur Vincent - Coupe Volpi - Meilleur acteur - Mostra Internationale d'Art Cinématographique, Venise, Italie.

 

SA FILMOGRAPHIE :

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DOCUMENTAIRES et COURT MÉTRAGES

1969 - DIEU A CHOISIT PARIS
De Gilbert Prouteau


1969 - LE COURAGE D'AIMER
D'Emmanuel Renard


1968 - SOUVENANCE
De Jacques de Casembroot


1966 - ECCE HOMO
D'Alain Saury


1966 - LA VALLÉE AUX LOUPS
De Jacques de Casembroot


1963 - MALMAISON
De Jacques de Casembroot


1959 - SONT MORTS LES BÂTISSEURS
D'Édouard Berne


1959 - LE GRAND SECRET
De Gérard Calderon


1958 - RHÔNE, FLEUVE DIEU
De Pierre Jallaud


1954 - LE PÈLERIN DE LA BEAUCE
De Claude Chuteau


1953 - ÉTOILES AU SOLEIL
Court métrage de Jacques Guillon


1951 - VÉZELAY
De Pierre Zimmer


1949 - LES GISANTS
De Jean-François Noël


1949 - CE SIÈCLE A CINQUANTE ANS
De Denise Tual


1948 - COMBOURG, VISAGE DE PIERRE
De Jacques de Casembroot


1930 - ÇA AUSSI C'EST PARIS
Court métrage
Réal : Antoine Mourre


1922 - MOLIÈRE, SA VIE, SON OEUVRE
Réal : Jacques de Féraudy


1915 - FRANCE D'ABORD
Court métrage - Réal : Henri Pouctal


 

69 INTERPRÉTATIONS

 

1973 - JARDINIER .LE
Téléfilm d'Antoine-Léonard Maestrati

1972 - ÉCRIVAINS .LES
Téléfilm de Robert Guez


1969 - TÊTE D'HORLOGE
Téléfilm de Jean-Paul Sassy


1960 - VIEUX DE LA VIEILLE .LES

Réal : Gilles Grangier

1959 - MILLIÈME FENÊTRE .LA
Réal : Robert Ménégroz


1959 - AFFREUX .LES
Réal : Marc Allégret


1958 - TANT D'AMOUR PERDU
Réal : Léo Joannon


1958 - ET TA SOEUR
Ma soeur exagère
Réal : Maurice Delbez


1957 - FANATIQUES .LES
Réal : Alex Joffé


1957 - OEUFS DE L'AUTRUCHE .LES
Réal : Denys de La Patellière


1956 - HOMME AUX CLÉS D'OR .L'
Réal : Léo Joannon


1955 - SI TOUS LES GARS DU MONDE
Réal : Christian-Jaque
Uniquement narrateur non crédité


1955 - ARISTOCRATES .LES
Réal : Denys de La Patellière


1954 - ÉVADÉS .LES
Réal : Jean-Paul Le Chanois


1953 - ROUTE NAPOLÉON .LA
Réal : Jean Delannoy


1953 - DÉFROQUÉ .LE
Réal : Léo Joannon


1952 - IL EST MINUIT DOCTEUR SCHWEITZER
Réal : André Haguet


1951 - GRAND PATRON .UN
Réal : Yves Ciampi


1951 - VOYAGE EN AMÉRIQUE .LE
Réal : Henri Lavorel


1951 - MONSIEUR FABRE
Réal : Henri Diamant-Berger


1950 - JUSTICE EST FAITE
Réal : André Cayatte
Uniquement narrateur non crédité


1950 - DIEU A BESOIN DES HOMMES
Réal : Jean Delannoy


1949 - VIENT DE PARAÎTRE
Réal : Jacques Houssin


1949 - VALSE DE PARIS .LA
Réal : Marcel Achard


1949 - AU GRAND BALCON
Réal : Henri Decoin


1948 - BARRY
Réal : Richard Pottier


1947 - CONDAMNÉS .LES
Réal : Georges Lacombe


1947 - MONSIEUR VINCENT
Réal : Maurice Cloche


1946 - VISITEUR .LE
Réal : Jean Dréville


1945 - FILLE DU DIABLE
Réal : Henri Decoin


1944 - ESCALIER SANS FIN .L'
Réal : Georges Lacombe


1943 - JE SUIS AVEC TOI
Réal : Henri Decoin


1943 - VOYAGEUR SANS BAGAGES .LE
Réal : Jean Anouilh


1943 - CORBEAU .LE

Réal : Henri-Georges Clouzot

1942 - JOURNAL TOMBE À CINQ HEURES .LE
Réal : Georges Lacombe


1942 - MAIN DU DIABLE .LA
Réal : Maurice Tourneur


1942 - ASSASSIN HABITE AU 21 .L'
Réal : Henri-Georges Clouzot


1941 - INCONNUS DANS LA MAISON .LES
Réal : Henri Decoin
Uniquement Narrateur non crédité


1941 - MAMOURET OU LE BRISEUR DE CHAÎNES
Réal : Jacques Daniel-Norman


1941 - DERNIER DES SIX .LE

Réal : Georges Lacombe

1939 - CHARRETTE FANTÔME .LA
Réal : Julien Duvivier


1939 - DUEL .LE
Réalisation + Interprétation : Pierre Fresnay


1938 - ALERTE EN MÉDITERRANÉE
Réal : Léo Joannon


1938 - TROIS VALSES
Réal : Ludwig Berger


1938 - ADRIENNE LECOUVREUR
Réal : Marcel L'Herbier


1938 - CHÉRI-BIBI
Réal : Léon Mathot


1937 - GRANDE ILLUSION .LA

Réal : Jean Renoir

1937 - BATAILLE SILENCIEUSE .LA
Réal : Pierre Billon


1937 - PURITAIN .LE
Réal : Jeff Musso


1936 - SALONIQUE NID D'ESPIONS
Autre Titre : Mademoiselle docteur
Réal : Georg-Wilhelm Pabst


1936 - CÉSAR
Réal : Marcel Pagnol


1936 - SOUS LES YEUX D'OCCIDENT
Réal : Marc Allégret


1935 - ROMAN D'UN JEUNE HOMME PAUVRE .LE
Réal : Abel Gance


1935 - KOENIGSMARK
Réal : Maurice Tourneur


1934 - HOMME QUI EN SAVAIT TROP .L'
The man who knew too much
Réal : Alfred Hitchcock


1934 - DAME AUX CAMÉLIAS .LA
Réal : Abel Gance


1933 - ÂME DE CLOWN
Réal : Marc Didier et Yvan Noé


1932 - FANNY

Réal : Marc Allégret

1931 - MARIUS

Réal : Alexandre Korda

1928 - VIERGE FOLLE .LA
Réal : Luitz-Morat


1924 - PREMIÈRES ARMES DE ROCAMBOLE .LES
Réal : Charles Maudru


1923 - PETIT JACQUES .LE
Réal : Georges Lannès et Georges Raulet


1923 - MENDIANTE DE SAINT-SULPICE .LA
Réal : Charles Burguet


1923 - DIAMANT NOIR .LE
Réal : André Hugon


1922 - MYSTÈRES DE PARIS .LES
Réal : Charles Burguet


1922 - BÂILLONNÉE .LA
Tourné en 7 épisodes - Réal : Charles Burguet
Entre deux haines
La nuit douloureuse
Les sans-pitiés
Le guet-apens
L'impossible amour
Un drame en mer
Le droit de la mère


1921 - ESSOR .L'
Réal : Charles Burguet


1915 - QUAND MÊME
Réal : Henri Fescourt et Henri Pouctal


Commentaires

Nom :manon
Date :28-08-2008 16:42:25
Commentaire :je suis passionner par cet acteur aparament petit par la taille mais grand par le talent!! j'aimerai bien rentrer en contacte avec vous pour en parler!! merci
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