TIMOTHY FINDLEY

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Profession:
Romancier, dramaturge, scénariste et comédien canadien.

Date et lieu de naissance:
30-10-1930, à Toronto, Ontario, Canada.

Date et lieu du décès:
20-06-2002, à Provence, France.

Cause du décès:
Complications à la suite d'une chute. Il était âge de 71 ans.

Nom de naissance:
Timothy Irving Frederick Findley - Surnom : Tiff.

État civil:
Marié trois mois à l'actrice : JANET REID.

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Anecdotes

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Biographie

Au mois de juin dernier s'éteignait dans sa résidence de Provence le romancier canadien-anglais Timothy Findley, à l'âge de 72 ans. Un an plus tôt, son dernier roman, Spadework, une histoire intime avec comme toile de fond le Festival de théâtre de Stratford, en Ontario, où Findley a joué et été joué, paraissait chez HarperCollins. Le livre, dans sa traduction française, s'intitule Les Robes bleues. Il paraît ces jours-ci, en France et au Québec, aux Éditions du Serpent à plumes. Théâtre intime d'un grand écrivain.

Pour ses proches, l'homme s'appelait Tiff, un acronyme réunissant les initiales de son nom : Timothy Irving Frederic Findley. En entrevue, Timothy Findley a souvent dit que c'est son premier métier d'acteur qui lui avait fourni les meilleures armes pour devenir écrivain. «À travers le métier d'acteur, disait-il, j'ai fait l'apprentissage de la langue, de la structure, de la cadence, du rythme, de la façon de faire monter la tension.»

Aussi, toute l'intrigue des Robes bleues se déroule autour d'un acteur, Griff Kincaid, bel homme talentueux et ambitieux. Marié et père d'un enfant, Griff subit les avances d'un metteur en scène qui réclame que Griff couche avec lui avant de lui offrir une brochette de premiers rôles. Comme d'habitude dans les romans de Findley, on retrouve ici certains échos de la véritable existence de Findley et de ses débuts comme acteur.

«Dans un sens, ce livre survient comme la fermeture d'une boucle», dit, joint en Provence, le documentariste Bill Whitehead, lui-même acteur de formation, qui fut le conjoint de Timothy Findley durant plus de quarante ans et qui fut aussi son agent.

C'est au moment de la fondation du théâtre de Stratford, en 1953, que le jeune Timothy Findley a fait ses débuts sur les planches comme comédien. Le festival, fondé par le journaliste John Patterson, était alors conçu pour se consacrer exclusivement aux oeuvres de Shakespeare.

Entre les pages des Robes bleues, on retrouve cette ambiance inimitable de décor et de costumes, de trac et de performance, de rencontres de comédiens tard le soir après les représentations, dans de petits établissements, qui refait surface dans la mémoire de l'auteur. Comme pour retourner à ces sources, Findley et Whitehead ont d'ailleurs vendu en 1998 leur ferme en Ontario pour s'installer dans un condominium à Stratford.

«En fait, cette ville, telle qu'elle est décrite dans le livre, est double. Il y a le Stratford qui se concentre autour du festival et il y a celui qui se regroupe autour des usines, explique Whitehead en entrevue. Et le Stratford des usines n'apprécie pas les gens du festival. Il croit que les gens du théâtre sont une bande d'homosexuels, ce qui n'est pas vrai !» Le Stratford décrit dans Les Robes bleues, c'est aussi celui qui observait les démêlés de l'ancien président des États-Unis, Bill Clinton, avec sa maîtresse, Monica Lewinski. Et Findley en profite, par moments, pour aborder la question de l'identité canadienne, devant celle, pourtant omniprésente, des États-Unis.

«Sa fuite, écrit-il au sujet du personnage de Jane, une Américaine d'origine vivant à Stratford, l'avait amenée dans cette autre culture dont elle avait tant entendu parler pendant les années troublées de la guerre du Vietnam -- cette autre culture du continent nord-américain, bien que les Américains n'hésitent pas à affirmer qu'il n'y a pas de culture "là-haut", au Canada, et encore moins une culture propre aux Canadiens.»

Findley a aussi abordé le thème de l'ambition, de ce qu'elle nous porte à faire, de ce qu'elle nous refuse aussi.

«Au cours de ses premières années en tant qu'acteur, il avait effectivement subi des avances d'un grand metteur en scène européen, raconte Whitehead à ce sujet. Il avait résisté à ses avances, ne voulant devoir son succès qu'à son véritable talent. Mais il s'est souvent demandé ce qu'il serait survenu s'il avait accepté, ou si ses pressions avaient été exercées sur quelqu'un qui n'était pas homosexuel.»

En fait, Timothy Findley a déjà dit s'identifier beaucoup au personnage de Jane, la femme esseulée de Griff, qui éprouve pour sa part une attirance sexuelle très forte, très physique aussi, pour un employé de Bell venu réparer sa ligne téléphonique. Dans ce roman, plus que dans les autres romans de Findley, on sent le contact des peaux qui se touchent, l'expérience de la sueur sur le corps, celle du désir à l'état pur.

«Je crois que, dans ce livre, il a travaillé sur le corps, et il est allé plus près que jamais de la description de la sexualité, dit Whitehead. Dans la plupart de ses livres, il traitait de la sexualité en se référant à autre chose et en évoquant des similitudes. Cela le frustrait de ne pas pouvoir la décrire. Et je crois qu'il a beaucoup travaillé là-dessus, mais je ne suis pas sûr qu'il était content du résultat.»

Comme certains critiques, Findley a exprimé une certaine insatisfaction envers ce dernier livre, qu'il considérait comme étant «le plus mince» de tous ceux qu'il avait écrits.

«Je n'écrirai jamais un autre livre de cette ampleur», avait-il dit d'ailleurs après la parution de Pilgrim, en 1999, livre qui lui a valu, de façon posthume, le prix des libraires pour le meilleur roman étranger, l'été dernier. Roman existentiel, Pligrim raconte l'histoire d'un historien de l'art qui tente de se suicider, mais dont la mort ne veut pas, et qui finira dans le cabinet du psychanalyste Carl Gustav Jung, juste avant que n'éclate la Première Guerre mondiale. Un an plus tôt, La Fille de l'homme au piano, toujours de Findley, plongeait dans l'univers d'une famille ontarienne juste avant la Seconde Guerre mondiale.

«Peut-être qu'il n'était pas content de ce livre, en effet», commente Whitehead au sujet des Robes bleues. À 70 ans, dit-il, Findley ne sentait plus l'énergie créatrice de ses débuts et se disait frustré des échéanciers fixés par des éditeurs.

Quoi qu'il en soit, Timothy Findley n'a pas cessé d'écrire, jusqu'à la fin, jusqu'à cette fracture du pelvis qui devait lui coûter la vie. «La veille de cette chute, explique Whitehead, il avait établi le plan de son prochain projet, la mise en scène d'une version des Femmes de Troie, replacée dans le contexte de la guerre de Crimée, au XIXe siècle.»

«C'était la première guerre à avoir la couverture des photojournalistes, et dans son idée, le choeur aurait été composé de photojournalistes commentant la guerre.»

Quand à Whitehead lui-même, il travaille pour 2004 sur une édition d'extraits du journal de voyage de Findley, qui s'intitulerait The Journeyman. Sa façon à lui de ne pas laisser tomber le rideau sur l'oeuvre d'une vie.

 

Source : Caroline Montpetit pour Le Devoir - Fait le novembre 2011 par Philippe de CinéMémorial.

 

 

SES RÉCOMPENSES :

 

Il est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

2000 - Le Prix du Gouverneur général pour sa pièce de théâtre Elizabeth Rex.

1996 - Chevalier de l'ordre des arts et des lettres, France.

1991 - Officier de l'Ordre du Canada en 1986 et élu membre de l'Ordre de l'Ontario.

1990 - Le Prix Gabriel.

1989 - Docteur honoris causa en lettres de la York University.

1989 - Le Prix littéraire Trillium du gouvernement de l'Ontario pour son recueil de nouvelles intitulé Stones.

1988 - Le Prix Western Magazine de fiction.

1985 - Auteur de l'année par la Canadian Booksellers Association.

1984 - Docteur honoris causa en lettres de l'University of Guelph.

1982 - Docteur honoris causa en lettres de la Trent University.

1980 - Le Prix Anik du meilleur documentaire avec William Whitehead.

1977 - Le Prix du Gouverneur général du Canada, section fiction, pour The Wars.

1977 - Le Prix Toronto Book.

1975 - Le Prix ACTRA pour le meilleur documentaire de télévision avec William Whitehead.

1971 - Le Prix Armstrong.

 

Filmographie

 

3 LONGS MÉTRAGES

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1997 - ENDURING ENIGMA OF SUSANNA MOODIE .THE
(Acteur dans son propre rôle)
De Patrick Crowe
Avec Ceciley Jenkins, Stella Walker, Isolde O'Neill

 

1983 - WARS .THE
(Uniquement scénario)
De Robin Phillips

 

1969 - SEULS LES ENFANTS ÉTAIENT PRÉSENTS
(Uniquement scénario)
De George Kaczender
Avec Arthur Hill, Sharon Acker, Charmion King

 

 

6 PARTICIPATIONS POUR LA TÉLÉVISION.

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2003 - FILLE DE L'HOMME AU PIANO .LA
Téléfilm de Kevin Sullivan
Avec Wendy Crewson, Christian Campbell, Marnie McPhail, R.H. Thomson

 

2003 - ELIZABETH REX
Téléfilm de Barbara Willis Sweete
Avec Diane D'Aquila, Brent Carver, Scott Wentworth

 

1977 - NEWCOMERS .THE
(Série TV - Uniquement scénario)

 

1974 - NATIONAL DREAM .THE
(Série TV de James Murray et Eric Till - Uniquement scénario)
Avec Pierre Berton

 

1952 - SUNSHINE SKETCHES
(Série TV de 1952 à 1953 - Scénariste : Stephen Leacock< - Dans son propre rôle)
Avec Gerry Campbell, Robert Christie, Peg Dixon

 

1972 - WHITEOAKS OF JALNA .THE
Téléfilm - Uniquement scénario
Avec Kate Reid, Paul Harding, Amelia Hall, Don Scardino, Maureen O'Brien

 

 

4 DOCUMENTAIRES et 4 COURTS MÉTRAGES

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2004 - NEVERLAND : THE RISE AND FALL OF THE SYMBIONESE LIBERATION ARMY
(Documentaire de 90 Min. de Robert Stone

 

1996 - DINNER ALONG THE AMAZON
Téléfilm de De Patrick Sisam
(Uniquement scénario - Court métrage de 25 Min.)
Avec Arsinée Khanjian, Dan Lett, Claire Rankin

 

1995 - CHAMPAGNE SAFARI .THE
(Documentaire de 100 Min. de George Ungar - Dans son propre rôle)
Avec Jim Morris (narrateur), Colm Feore (narrateur), David Hemblen

 

1964 - JOHN CABOT : A MAN OF THE RENAISSANCE
Court métrage de 28 Min. de Morten Parker - Dans son propre rôle - non crédité)
Avec John Vernon, Powys Thomas, Ivor Barry

 

1954 - STRATFORD ADVENTURE .THE
(Documentaire de Morten Parker - court métrage de 45 Min. - Dans son propre rôle)
Avec Michael Bates, Alec Guinness, Tyrone Guthrie, Irene Worth

 

1979 - DIEPPE 1942
Uniquement scénario - Documentaire de Terrence McCartney Filgate

 

1985 - GOING TO WAR
Uniquement scénario - Court métrage de 25 Min. de Carol Moore-Ede Myers
Avec Helen Carscallen, Gordon Michael Woolvett

 

 

SES ROMANS

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1967 - THE LAST OF THE CRAZY PEOPLE.
1969 - THE BUTTERFLY PLAGUE.
1977 - GUERRES - THE WARS.
1981 - LE GRAND ELYSIUM HÔTEL - FAMOUS LAST WORDS.
1986 - NOT WANTED ON THE VOYAGE.
1986 - THE TELLING OF LIES.
1993 - HEADHUNTER.
1995 - THE PIANO MAN'S DAUGHTER.

 

 

NOUVELLES

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1984 - DINNER ALONG THE AMAZON.
1988 - STONES.

 

 

PIÈCES DE THÉÂTRE

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1977 - CAN YOU SEE ME YET ?
1993 - THE STILLBORN LOVER

 

 

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