SANDRA MILOWANOFF

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Profession:
actrice française d'origine Russe.

Date et lieu de naissance:
10-06-1896, à Saint-Petersbourg (Empire russe)

Date et lieu du décès:
08-05-1957, à Paris IXe en France.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 60 ans.

Nom de naissance:
Alexandrine Milowanoff.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 3 reprises sans enfants :

Mariée avec : NIKITIN

Mariée avec : MAURICE DE MOOLEK

Mariée avec : JOSEPH MEJINSKY

Taille:
?

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Anecdotes

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Biographie

Alexandrine Milowanoff, fille d'Alexei Milowanoff et de son épouse Maria (née Smirnova) est née à Saint-Petersbourg dans l’Empire Russe le 10 juin 1896. Passionnée dès son plus jeune âge par la danse, elle étudie les rudiments de cet art avec le ballet Tchistiakoff.

A 16 ans elle entre comme ballerine dans la célèbre troupe d'Anna Pawlowa puis sans quitter celle-ci, elle est engagée dans les Ballets Russes de Diaghilev. En 1917, la famille quitte la Russie lors du renversement du régime tsariste par les bolcheviks et trouve refuge en France notamment à Monte Carlo ou Sandra se met à la recherche d’un emploi dans le spectacle.

En cette fin d’année 1917 elle rencontre Louis Mercanton qui lui offre un petit rôle dans « La p’tite du sixième ». Trois ans plus tard, Louis Feuillade, subjugué par son charme de jeune première va en faire l'héroïne de ses cinéromans, des sérials en 12 épisodes . En 1920 elle est Ginette dans «Les deux gamine » avec Blanche Montel et Georges Biscot , suivi de «L’orpheline» (1921) avec des épisodes émouvants et larmoyants ; dans «Parisette» (1922) elle tient un double rôle celui d’une danseuse de l'Opéra de Paris où elle interprète avec grâce La Mort du Cygne et celui de Manoëla qui prend le voile, la scène de sa mystique prise du voile est assez remarquable. Sa relation avec Louis Feuillade se termine avec le sérial «Le fils du Flibustier» (1922) et le long métrage «Le gamin de Paris» (1923) où Lisette et Joseph, René Poyen, sont deux orphelins de guerre.

Vouée aux emplois d’ingénues bafouées ou d’héroïnes persécutées, on la voit dans des oeuvres fortes de Jacques de Baroncelli comme «La légende de Soeur Beatrix» (1923), humiliée et trompée par l’homme qu’elle aime elle devient une épave de la vie avant de trouver le chemin d’un couvent ; elle enchaîne avec le mélodrame «Nène» une nounou adorée des enfants d’un fermier veuf, victime d'une machination d'un valet éconduit, elle se suicide par noyade ; dans «La flambée des rêves» (1924) mariée, elle tombe amoureuse de son ami d’enfance Charles Vanel, mais découvre que c’est un homme malhonnête ; de nouveau associée à Charles Vanel en pêcheur trapu et taiseux, dans «Pêcheur d'Islande» (1924) elle meurt de chagrin à chacun de ses départs en mer ,un jour l’océan lui prend la vie.

Pour Gaston Ravel dans « Jocaste » (1924), elle découvre que l’homme de confiance de son mari Gabriel Signoret l’empoisonne petit à petit, prise de remords pour ne pas avoir intervenu elle se pend. Elle atteint le sommet de sa carrière avec Henri Frescourt qui lui offre le double rôle de Fantine et Cosette dans le roman Hugolien « Les Misérables » (1925), elle crève l'écran avec son regard transpercé de tristesse avec entre autres Gabriel Gabrio en Jean Valjean et Jean Toulout en Javert, tandis que René Clair la transforme en pauvre folle séquestrée dans « La proie du vent » (1926) avec Charles Vanel.

Victime de son fort accent russe, l'avènement du cinéma parlant va marquer l'arrêt brutal de sa carrière, elle reprend le chemin des studios en 1940, mais ne joue plus qu’avec parcimonie que des seconds rôles citons « Après Mein Kampf, mes crimes » de Alexandre Ryder avec Roger Karl, « Le comédien » (1947) de Sacha Guitry où elle joue une servante russe. Sa carrière prend fin en 1950 avec « Ils ont vingt ans » de René Delacroix. où elle joue la mère de Jacqueline Gauthier.

Sandra Molowanoff laisse son empreinte cinématographique dans une trentaine de films, riche en mélodrames, des personnages aux masques tragiques où sa sensibilité tout à la fois forte et vulnérable l’installe définitivement dans la mythologie du cinéma muet.

Coté vie privée, on trouve peu d’information, on sait qu’elle s’est mariée trois fois mais avait elle des enfants ? Pauvre et oubliée de tous, celle qui a arraché tant de larmes aux spectateurs décède dans l'indifférence générale dans un petit meublé de la rue Laferrière à Montmartre le 8 mai 1957 à presque 61 ans.

Source : Gary Richardson - Fait le 29 août 2020 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

29 LONGS MÉTRAGES
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1950 - ILS ONT VINGT ANS

 

1947 - COMÉDIEN .LE

 

1945 - JUGEMENT DERNIER .LE

 

1939 - APRÈS MEIN KAMPF MES CRIMES

 

1929 - MONTPARNASSE
Réal : Georges Burton

 

1929 - MEILLEURE MAÎTRESSE .LA

 

1929 - DANS LA NUIT

 

1928 - VEINE .LA
Réal : René Barberis

 

1928 - FAUTE DE MONIQUE .LA
Réal : Maurice Gleize

 

1927 - LÈVRES CLOSES
Réal : Gustaf Molander

 

1927 - COMTESSE MARIE .LA

 

1926 - PROIE DU VENT .LA
Réal : René Clair

 

1926 - MAUPRAT

 

1926 - MAQUILLAGE
Réal : Felix Basch

 

1926 - LARMES DE COLETTE .LES
Réal : René Barberis

 

1925 - MISÉRABLES .LES

 

1924 - PÊCHEUR D'ISLANDE

 

1924 - NÈNE

 

1924 - JOCASTE
Réal : Gaston Ravel

 

1924 - FLAMBÉE DES RÊVES .LA

 

1924 - FANTÔME DU MOULIN-ROUGE .LE

 

1923 - LÉGENDE DE SOEUR BÉATRIX .LA

 

1923 - GAMIN DE PARIS .LE
Réal : Louis Feuillade

 

1922 - SENS DE LA MORT .LE

 

1922 - FILS DU FLIBUSTIER .LE
Réal : Louis Feuillade sérial en 12 épisodes

 

1921 - PARISETTE

 

1921 - ORPHELINE .L'

 

1920 - DEUX GAMINES .LES
Réal : Louis Feuillade sérial en 12 épisodes

 

1917 - P’TITE DU SIXIÈME .LA
Réal : Louis Mercanton & René Hervil

 

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