ARLETTE THOMAS

Vue 487 fois

Profession:
Comédienne et postsynchronisation française.

Date et lieu de naissance:
05-11-1927, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
13-05-2015, à Antony, dans les Hauts-de-Seine, France.
Elle est inhumée dans le cimetière Sud de Saint-Mandé.

Cause du décès:
De mort naturelle à l'âge de 87 ans.

Nom de naissance:
Arlette Suzanne Thomas.

État civil:
Au cours de sa vie, elle se maria à 2 reprises et mère de trois enfants

Mariée au comédien : JACQUES DASQUE.
Ils eurent une fille la comédienne Françoise Dasque.

Mariée au comédien : JACQUES JOLIVET.
Ils eurent deux fils : Pierre et Marc Jolivet.

Taille:
?

Commentaires: 0

Anecdotes

photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Arlette Suzanne Thomas voit le jour le 5 novembre 1927 à Paris en France. Après avoir suivi des courts d'art dramatique avec Raymond Devos débutant sous la tutelle d'Henri Rolland, metteur en scène de théâtre français, et sociétaire de la Comédie-Française, elle apparaît au cinéma dans « Le Pays sans étoile» (1945) de Georges Lacombe . Elle revient trois ans plus tard au coté d'Henri Vidal dans «Le paradis des pilotes perdus » (1948) de Georges Lampin ou à la suite du crash de leur avion les passagers tentent de survivre dans le désert du Sahara, Dans «Pattes blanches » (1948) , de Jean Grémillon elle est la petite servante Mimi la bossue qui essaie de vivre un amour romantique auprès de Paul Bernard un châtelain au comportement hostile et cruel pour sa prestation elle obtient le Prix Suzanne Bianchetti de la meilleure révélation de l'année.

Malgré ce prix d'encouragement, sa carrière ne semble pas décoller, elle n'obtient que des rôles secondaires comme celui de l'épouse de Franck Villard un révolutionnaire lâche dans «Huit clos » (1954), elle à quelques répliques dans «Les grandes manœuvres » (1955) de René Clair aux cotés de Gérard Philipe et Michel Morgan.

Comédienne de théâtre avant tout Arlette thomas va continuer de tourner au grand écran mais avec parcimonie, et déjà, elle se voit attribuer des rôles de mères comme dans «Les cœurs verts » (1965), elle est la mère de Éric Penet un jeune délinquant qui à sa sortie de prison tente de se reconstruire. Dans «Alors, heureux ? » (1979) elle campe une infirmière où elle joue avec ses deux enfants naturels (Marc et Pierre Jolivet) tous deux sont dépressifs et se retrouvent à l'hôpital après une tentative de suicide ratée. Robert Hossein lui donne le rôle d'une sœur à l'hôpital de Paris dans le drame Hugolien «Les misérables» (1982) avec entre autres Lino Ventura en Jean Valjean , Michel Bouquet l'inspecteur Javert et Jean Carmet le père Thénardier.

Son fils, Pierre Jolivet devenu scénariste et réalisateur fait jouer sa maman dans un petit rôle celui d'une concierge dans «Simple mortel» (1990) aussi dans «A l'heure où les grands fauves vont boire» (1992) elle campe la mère de Yoska son deuxième fils Marc. Dans la version de Claude Lelouch «Les misérables du XXème siècle» (1994), son rôle est proche de la figuration celui d'une concierge. C'est son fils Pierre Jolivet qui clôture sa filmographie avec «Le frère du guerrier» (2001) ou elle campe une abbesse du XIIIe siècle, en France . Elle fait une dernière apparition dans une comédie sociale «La très grande entreprise» (2007) avec comme toile de fond la pollution des grandes entreprises.

Depuis ses débuts, elle exerça sa passion en grande partie sur les planches et dirigea un théâtre à Paris durant 15 ans. Grâce à sa voix juvénile, elle participa à des émissions radiophoniques à succès comme « Les maîtres du mystère» ou «La tribune de l'histoire» sur France Inter. A la télévision, elle fait quelques apparitions notamment dans «Les cinq dernières minutes» (1958) «Le Chevalier de Maison Rouge» (1962) où elle est la citoyenne Richard, aussi «Pot-Bouille» (1972) ou encore dans «Nans le berger» (1974).

Dans les années 60 , Arlette Thomas va s'illustrer avec la postsynchronisation grâce à Jean Grémillon et devient ainsi, entre autres, les voix françaises de Titi le canari , du poussin Calimero ou encore de Sylvestre le chat, elle double Shirley MacLaine dans la plupart de ses films, et de Marion Ross dans «Happy Days» de Kim Hunter dans les trois premiers volets de la saga «La planète des singes», aussi de Renée Taylor dans «Une nounou d'enfer» et a dirigé le doublage des voix pour «Les feux de l'Amour» pendant une vingtaine d'années.

Ces dernières années, elle avait d'autres activités en dehors du doublage et de la comédie, elle était conseillère municipale en Dordogne et elle s'occupait de l'ADAMI (l'organisme qui défend les droits des comédiens). Malheureusement en 2010, un accident vasculaire cérébral la contraint à cesser ses activités. Arlette Thomas décède le 13 mai 2015 à l'âge de 87 ans. Arlette Thomas était aussi la mère de la comédienne Françoise Dasque fille du comédien Jacques Dasque.

SES RÉCOMPENSES :

1948 - Pour le film : Pattes blanches - Prix Suzanne Bianchetti - Pour son interprétation de la meilleure révélation de l'année, France.

Source : Gary Richardson - Fait le 08 juillet 2020 par Philippe de CinéMémorial.