ROGER DUCHESNE

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Profession:
Acteur français.

Date et lieu de naissance:
23-07-1906, à Luxeuil-les-Bains, dans les Haute-Saône, France.

Date et lieu du décès:
25-12-1996, à Les Mureaux, Yvelines, France.

Cause du décès:
De cause naturelle à l'âge de 90 ans.

Nom de naissance:
Roger Jordens.

État civil:
?

Taille:
?

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Anecdotes

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Biographie

Hommage à ROGER DUCHESNE
Avec la bande annonce de BOB LE FLAMBEUR de Jean-Pierre Melville, 1955

Ajout de la vidéo le 13 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Le 26 juillet 1906, à Luxeuil-les-Bains en Franche-Comté, est né Roger Jordens qui se fera connaître à l’écran sous le nom de Roger Duchesne. Fils et petit-fils d’artiste, il s’installe pendant l’Occupation avec sa mère, Berthe Bastien, à Nogent-le-Phaye. L’hérédité le pousse très tôt sur scène.

Séduisant jeune premier, à l'allure sportif, Roger Duchesne débute au cinéma dans les années 30. Rapidement il connaît le succès, la notoriété, l’argent facile et côtoie les stars de l’époque. Aux cotés d'Harry Baur il est Trignac dans «Le Golem» (1935), de Julien Duvivier. Il est Serge Abramitch dans «Le roman d'un tricheur» de Sacha Guitry dans le rôle titre avec Jacqueline Delubac. Il retrouve Harry Baur en vieux chef cosaque, dans «Tarass Boulba» (1936) d'Alexis Granowsky ou trahi par son fils Jean-Pierre Aumont, Taras mourant abandonne son commandement à son second fils Ostap . Puis, il va s'affirmer dans le film d’espionnage «Les loups entre eux » (1936) de Léon Mathot, il est le capitaine Benoit chargés de récupérer une capsule de gaz révolutionnaire, volée par des agents allemands. Le réalisateur Fédor Ozep lui donne un rôle téméraire dans un drame de guerre «Gibraltar» (1937) il campe un officier anglais qui se fait passer pour un traître aux yeux de tous, y compris de sa fiancée, afin de déjouer les manœuvres de terroristes.

En quelques films Roger Duchesne s’est forgé une solide réputation de comédien devenant le favori de ses partenaires féminines. Dans «Prison sans barreaux» (1937) de Léonide Moguy, Nelly Corinne Luchaire, une jeune détenue rebelle au grand cœur, devenue aide soignante succombe au charme du Docteur Guy Maréchal, mais il est fiancé à la directrice du pénitencier (Annie Ducaux). Dans le film d'espionnage de Claude Orval «Nadia, la femme traquée» (1939) il est Varony le chef d'un groupe d'éxilés politiques qui conspirent en France contre le dictateur de leur pays d’origine, Nadia Mireille Perrey une chanteuse est utilisé pour les espionner mais elle rejoint la cause de ses compatriotes et tombe amoureuse de Varony.

Après sa démobilisation en 1940, il tourne peu et se consacre à la direction artistique d’un cabaret à Pigalle, L’Heure Bleue où se côtoient trafiquants, mauvais garçons et collaborationnistes…

Léon Mathot le rappelle pour «Cartacalha, reine des gitans » (1941) ce film relate les amours dramatiques de la gitane Cartacalha interprétée par Viviane Romance qui aime un éleveur de chevaux, Roger Duchesne dit le Galejon . Et dans «L'auberge de l'abîme» (1942) de Willy Rozier, il campe un officier, pris par erreur pour un bandit, il tue l'un de ses agresseurs et se cache dans des grottes, il est sauvé par le dévouement d'un docteur Aimé Clariond et de sa fille Janine Darcey avec laquelle il trouve l’amour.

Il termine la décennie avec une comédie légère «Jeannou» (1943) de Léon Poirier, avec dans le rôle titre Michel Alfa, une jeune aristocrate du Périgord rencontre un jeune ingénieur parisien, elle le rejoint à Paris et découvre la vie trépidante de la capitale, ils reviennent au domaine pour célébrer leur mariage.

Puis Roger Duchesne prend ses distances avec le cinéma pour ouvrir un restaurant, le «Poulet de Bresse» dans le 7ème arrondissement, avant de gérer «L’Heure Bleue», un cabaret à Pigalle. En avril 1944, il a de grosses difficultés financières, car il est joueur et afin de devenir propriétaire du cabaret L’Heure bleue, il emprunte une somme importante à Henri Lafont, le patron de la Gestapo Française, du 16eme arrondissement de Paris, accusé de collaboration avec la Gestapo il est arrêté tout en se cachant dans Paris en septembre 1944. Suivra la partie la plus sombre de sa vie où il devra passer à plusieurs reprises devant la justice sans vraiment être condamné, mais sa carrière est terminée avec une étiquette de « Collabo ».

Sa réputation ayant été entachée du fait de ses liens financiers avec la Gestapo, il ne peut plus se produire sur scène et ne tourne plus, son seul nom sur une affiche déclenchant une vive hostilité du public. Malgré le prononcé d’un non-lieu 1er octobre 1947 par la Cour de Justice de La Seine, rien n’y fait, le public le rejette toujours et l’oublie. Après cette période funeste, il se fera oublier pendant une quelques années comme tenancier de cabaret.

En 1950, il fera deux ans de prison pour un hold-up d'un commerçant. A sa sortie il se lance dans l'écriture de quelques de polars violents et érotiques de bon-marché. Les hostilités un peu oubliées, il réapparaît sur les écrans tel le Phoenix sur les écrans en 1955 grâce à Jean-Pierre Melville Jean Pierre Merville lui redonne sa chance avec «Bob le flambeur» (1955) il campe un ancien truand, ayant perdu beaucoup d’argent au jeu il décide de braquer le Casino de Deauville. Et pour Maurice Cloche dans «Marchands de filles» (1957) un trafiquant de drogue et de la traite des blanches. Malgré ses bonnes prestations, sa carrière ne sera pas relancée pour autant, ses erreurs du passé sont restées dans les mémoires de certains réalisateurs. Il se met donc à écrire et publie son premier roman « Gentleman Jo » en 1949 en espérant pouvoir l’adapter au cinéma. S’enchaînent ensuite d’autres polars de médiocre qualité mais surtout des condamnations pour v

ols, escroqueries, chèques sans provision pour lesquels il sera emprisonné.

Oublié de tous Roger Duchesne décède le jour de Noël 1996 au centre hospitalier de Meulan-en-Yvelines, dans l’anonymat le plus total à l'age de 90 ans.

Source : Gary Richardson - Fait le 18 mars 2020 par Philippe de CinéMémorial.