ROBERT SHAW

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Profession:
Acteur, romancier, dramaturge britannique.

Date et lieu de naissance:
09-08-1927, à Westoughton dans le Royaume-Uni.

Date et lieu du décès:
28-08-1978, à l'hôpital de Castlebar Mayo en Irlande.

Cause du décès:
D'une crise cardiaque à l'âge de 51 ans.

Nom de naissance:
Robert Archibald Shaw.

État civil:
Au cours de sa vie, il se maria à 3 reprises et père de 10 enfants :

Marié en 1952 avec : JENNIFER BOURKE - Divorcé en 1963
Ils eurent quatre enfants.

Marié le 13 avril 1963 avec l'actrice : MARY URE (1933-1975) - Jusqu'au décès de Mary le 03 avril 1975
Ils eurent quatre enfants Marié le 29 juillet 1976 avec : VIRGINIA JANSEN - jusqu'au décès de Robert en 1978.
Ils eurent deux enfants.

Taille:
(1m78)

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Anecdotes

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Biographie

Hommage à ROBERT SHAW

Source : Spanish Films - Ajout de la vidéo le 13 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Robert Archibald Shaw est né à Westhoughton, dans le Lancashire en Angleterre le 9 août 1927, fils aîné de Doreen Nora (née Avery), une ex-infirmière à l'hôpital de Truro, dans les Cornouailles et de Thomas Archibald Shaw, un médecin écossais alcoolique et maniaco dépressif qui se suicide par overdose d'opium, un souvenir que le jeune gamin de douze ans gardera longtemps en mémoire. Trois sœurs, Elizabeth, Joanna et Wendy et un frère, Alexander complètent la famille. Il a fréquenté la grande école indépendante de Truro où passionné de sport il participe à des événements de, squash, d'athlétisme, et de rugby, un sport qu’il pratiquera par la suite avec les London Wasps, se forgeant ainsi une silhouette de battant.

A 18 ans lors d’un séjour à Londres, il découvre sur scène le comédien John Gielgud, subjugué par sa performance théâtrale, il décide de ne pas s’engager vers des études de médecine au grand dam de sa mère qui le voyait médecin comme son père mais de suivre des cours de théâtre. Aidé financièrement par sa grand-mère il entre à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Arts de Londres. Il poursuit ensuite sa formation à Stratford-on-Avon, où il est dirigé par Sir John Gielgud. Deux ans plus tard, avec l’assurance d’un jeune fougueux, il se produit comme professionnel sur les planches des théâtres régionaux de Grande-Bretagne et part en tournée à travers l’Europe avec la troupe de l’Old Vic théâtre avec deux pièces de William Shakespeare «Othello» et «Le songe d’une nuit d’été» C’est d’ailleurs lors de la tournée en Afrique qu’il épouse en août 1952 en Rhodésie du Sud sa première femme l’actrice Jennifer Bourke. L’œuvre de Shakespeare n’a alors plus aucun secret pour Robert Shaw qui a joué tous les grands classiques du répertoire avec une telle prestance qu’il est remarqué par Alec Guinness qui le prendra à ses côtés dans le film policier «De l'or en barres» (1951) de Charles Crichton.

Durant ses premières années à l’écran c’est la télévision qui lui apporte la notoriété notamment avec la série phare «Les Boucaniers» (1956 /57) où il joue le corsaire Dan Tempest dans une aventure de cape et d'épée de 39 épisodes. Fidèle à son activité théâtrale Robert Shaw tourne peu, au grand écran, néanmoins ses choix sont maîtrisés. Avec son coté athlétique, le regard aux yeux d'acier et perçant, sa personnalité acérée, caustique et arrogante, on le voit dans toute une galerie de personnages antipathiques, agressifs voire brutaux dans des films prestigieux.

Après deux rôles de militaire dans «Les Briseurs de barrages» (1954) de Michael Anderson et «Commando en Corée» (1956) de Julian Amyes ; il campe un sale type, un kidnappeur d’enfant, un sociopathe froid et inhumain dans «Tomorrow at ten» (1962) de Lance Comfort ; un tueur à gage russe au visage glacé qui donne du fil à retordre à 007 Sean Connery dans «Bons baisers de Russie» (1963) Terence Young. Il fait une prestation inoubliable dans la peau d’un nazi fanatique, le colonel allemand Hessler dans «La bataille des Ardennes» (1965) de Ken Annakin Il est impressionnant dans le rôle du roi Henri VIII dans «Un homme pour l’éternité» (1966) de Fred Zinnemann, pour sa prestation il reçoit le prix du meilleur second rôle par la National Board of Review, et le prix KCFCC par le cercle des critiques de cinéma de Kansas City. Sous la direction de Robert Siodmak il incarne le général George Custer, dans «Custer, l’homme de l’Ouest» (1967) de Robert Siodmak, où lors de l'effroyable bataille de Little Big Horn, lui et son régiment sont exterminés par les tributs indiennes coalisées . Pour Irving Lerner, dans «La chasse royale du soleil» (1968) il endosse l’habit du conquistador Francisco Pizarro qui mène une expédition au Pérou pour mettre la main sur le mythique trésor des Incas.

Robert Shaw signe le scénario de «Deux hommes en fuite» (1970) réalisé par Joseph Losey, en cavale avec son acolyte Malcolm McDowell, ils fuient la menace d’un hélicoptère qui les traque sans cesse. Les années 70 confirment son statut de star, citons ; le révolutionnaire sanguinaire dans le western spaghetti «Les brutes dans la ville» (1971) de Robert Parrish ; le père du futur premier ministre Winston Churchill dans « Les griffes du lion» (1972) de Richard Attenborough ; un gangster impitoyable de la pègre de New York dans «L'arnaque» (1973) de George Roy Hill.

Il est Quint un loup de mer suicidaire dans le film d'horreur de Steven Spielberg «Les dents de la mer» (1973), où il est prodigieux de puissance ; le cruel leader et preneur d’otage raffiné nommé Monsieur bleu dans «Les pirates du métro» (1974) de Joseph Sargent ; un corsaire vêtu de rouge dans «Le pirate des Caraïbes» (1975) de James Goldstone.

Dans «Un dimanche terrifiant» (1976) de John Frankenheim, il dirige un commando israélien qui s'attaque à une organisation terroriste appelé Septembre noir ; un officier dur à cuire dans «L’ouragan vient de Navarone» (1977) ; et dans son dernier film le général russe Marenkov dans «Avalange express» (1978) de Mark Robson avec Lee Marvin.

Une vie privé assez mouvementée, Robert Shaw fut marié trois fois, sa première épouse Jennifer Bourke (1952-63) lui donne quatre filles qui viendrons harmoniser la famille, puis avec l'actrice Mary Ure (1963-75) ils eurent deux fils et deux filles; ce mariage s'est terminé avec sa mort d'une overdose de barbituriques et d’alcool le laissant totalement désemparé il retrouve le bonheur d’un foyer avec Virginia Jansen (1976-78), il adopté le fils de Jansen d'une relation précédente.

Triste fin pour Robert Shaw, alors qu'il roulait en voiture vers son domicile, il est pris d'un malaise, il arrête la voiture, puis s'effondre sur le bord de la route, son épouse alerte les secours, quinze minutes plus tard, Robert Shaw décède d’un arrêt cardiaque à son arrivée à l'hôpital de Castlebar Mayo en Irlande. Il avait 51 ans et venait de terminer le film d’espionnage «Avalanche express» qui sortira quelques mois après son décès survenu le 28 août 1978.

Robert Shaw était aussi un écrivain accompli de romans, de pièces de théâtre et de scénarios. Citons son premier roman, «The hiding place» un succès critique aussitôt adapté à la scène et popularisé par la télévision, comme le sera son deuxième roman, «The sun doctor», couronné, en 1962, du prix Hawthornden.

SES RÉCOMPENSES :

1966 - Pour le film : UN HOMME POUR L’ÉTERNITÉ - Prix NBR - Meilleur second rôle masculin par la National Board of Review, États-Unis.

1966 - Pour le film : UN HOMME POUR L’ÉTERNITÉ - Prix KCFCC - Meilleur second rôle masculin par le cercle des critiques de cinéma de Kansas City, États-Unis.

Source : Gary Richardson - Fait le 23 juin 2020 par Philippe de CinéMémorial.