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Profession:
Actrice française.
Date et lieu de naissance:
30-10-1896, à Paris dans le 20e, France.
Date et lieu du décès:
03-11-1962, à la clinique Pierre Cherest de Neuilly-sur-Seine, France.
Cause du décès:
Des suites d’une intervention chirurgicale à l'âge de 66 ans.
Nom de naissance:
Julienne Alexandrine David.
État civil:
Épouse du couturier Georges Trabrach.(pas de dates)
Taille:
?
Celle qui se fera appeler plus tard Dolly Davis est née Julienne Alexandrine David, le 30 octobre 1896, dans le vingtième arrondissement de Paris. Cette ravissante jeune fille à l’esprit vif fait un peu de dactylographie dans un cabinet notarial avant de poser pour des peintres sur toiles, notamment pour Jacqueline Marval. Amoureuse du septième art Dolly lisait de nombreuses revues cinématographiques et allait une fois par semaine au cinéma de son quartier, si bien qu’elle savait redire la distribution de chaque film qu’elle voyait.
Le regard doux et le visage rieur, elle est vite repérée par Maurice de Marsan, qui trouve en sa personne la jeune fille idéale pour son prochain film «La Bourrasque (1919) et lui donne le premier rôle féminin. Elle enchaîne une série de petits rôles d’ingénues dans des comédies sentimentales très en vogue à cette époque, notons : celui de cette jeune fille rieuse dans «L’idée de Françoise» (1921) de Robert Saidreau, ou la petite ménagère convoitée par son voisin dans «Par-dessus le mur» (1923) de Pierre Colombier.
Un jour tandis qu'une amie lui faisait visiter le studio Gaumont, elle est présentée au réalisateur Marcel Manchez, qui lui propose le rôle principal de son nouveau film «Claudine et le Poitssin» (1924) un gros succès qui lui apporte la notoriété et de ce fait d’être sollicité par de nombreux réalisateurs. Nicolas Rimsky, son fiancée dans son film «Paris en cinq jours» (1925) lui offre un séjour en bateaux-mouches sur la Seine à Paris, une escapade héroï-comique. Elle obtient un rôle majeur dans «Feu!» (1926) de Jacques de Baroncelli, lors de la guerre du Rif, le commandant d’un torpilleur, Charles Vanel, arraisonne un yacht abandonné dans lequel se trouve Dolly, ils vont tombés amoureux, mais au court d’un combat, il ordonne le feu contre le yacht, sacrifiant son amour. Dans la comédie légère «La petite chocolatière» (1927) de René Hervil, André Roanne, doit épouser la fille de son patron, mais sa rencontre avec Benjamine, Dolly Davis, la fille d’un riche chocolatier remet tout en cause et l’on assiste à de nombreux quiproquos.
Dolly Davis passe admirablement le cap du parlant et cumule les tournages à un rythme soutenu jusqu’en 1935. En 1930, elle est la vedette de la version française du premier film sonore italien «La dernière berceuse» de Gennaro Righelli, elle y campe une jeune étudiante qui doit rompre ses fiançailles a cause d’un bébé que sa mère lui laisse en mourant, voyant sa vie se briser, elle tente de se suicider, son fiancé arrive a temps. Elle enchaîne avec «Un trou dans le mur» (1930) de René Barberis, Jean Murat, se fait engagé comme chauffeur dans un château où un trésor est décrit dans un vieux parchemin, il tombe amoureux de la nièce du châtelain, et partage avec elle le trésor qu’elle a déniché avant lui. On la voit ensuite dans un film à suspense «Échec et mat» (1931) de Roger Goupillières, une histoire qui tourne à la tragédie, un écrivain décide avec deux de ses amis de faire croire à l’assassinat de l’un d’eux, mais le pseudo assassiné l’est véritablement. Dans «Une nuit de folies» (1934) de Maurice Cammage, sous la surveillance de son mari, André Roanne, elle prend des risques en s’autorisant une sortie dans un endroit où se côtoient des souteneurs, des voyous et des aguichantes entraîneuses. Elle retrouve André Roanne en époux dans la comédie sentimentale «L’école des vierges» (1935) de Pierre Weill ou persuadée qu’il la trompe, elle décide d’en faire autant mais l’irréparable est évité à temps.
Après ce film, Dolly Davis n’apparaît plus que deux fois au cinéma. En 1936, dans «Bichon» de Fernand Rivers, une chronique bourgeoise où tout les membres d’une famille s’agitent autour d’un bébé. Et termine son parcours cinématographique avec un rôle inhabituel dans «Bar du Sud» (1938) de Henri Fescourt, où elle est Mimi Pinson, une entraîneuse de bar.
Epouse du couturier Georges Trabrach, elle se retire définitivement à l’age de 42 ans. Se rappelant qu’elle a beaucoup posée pour des peintres, elle prend à son tour les pinceaux et se consacre à la peinture le reste de sa vie. Elle décède le 3 novembre 1962, des suites d’une intervention chirurgicale à la clinique Pierre Cherest de Neuilly-sur-Seine.
48 LONGS MÉTRAGES
1938 - BAR DU SUD
1936 - BICHON
1935 - TROIS JOURS DE PERM’
1935 - ÉCOLE DES VIERGES .L'
1934 - TRAIN DANS LA NUIT .UN
1934 - NUIT DE FOLIES .UNE
1934 - GOSSE POUR CENT MILLE FRANCS .UN
1932 - BRUMES DE PARIS
1932 - ALLO MADEMOISELLE
1931 - GAGNE TA VIE
1931 - ÉCHEC ET MAT
1931 - AMOUR EN VITESSE .L'
1930 - TROU DANS LE MUR .UN
1930 - MA FIANCÉE DE CHICAGO
1930 - DERNIÈRE BERCEUSE .LA
1930 - CHANSON DES NATIONS .LA
1929 - POLICHE
1928 - ROSES BLANCHES DE GILMORE .LES
1928 - ORIENT
1928 - LIGHTS OF PARIS
1928 - FEMME DU VOISIN .LA
1928 - DOLLY
1928 - CRIME PASSIONNEL
1927 - PETITE CHOCOLATIÈRE .LA
1927 - MERVEILLEUSE JOURNÉE .LA
1927 - FEU !
1927 - CHAUFFEUR DE MADEMOISELLE .LE
1927 - CAFÉ ÉLECTRIC
1926 - MADEMOISELLE JOSETTE MA FEMME
1926 - FIANÇAILLES ROUGES .LES
1926 - FAUTEUIL 47 .LE
1926 - CAFÉ CHANTANT
1925 - VOYAGE IMAGINAIRE .LE
1925 - PARIS EN CINQ JOURS
1925 - MON FRÈRE JACQUES
1925 - BRANCHE MORTE .LA
1924 - PARIS
1924 - IL NE FAUT PAS JOUER AVEC LE FEU
1924 - CLAUDINE ET LE POUSSIN
1924 - CALVAIRE DE DONNA PIA .LE
1923 - PAR-DESSUS LE MUR
1923 - GENEVIÈVE
1922 - VIDOCQ
1922 - HANTISE
1921 - IDÉE DE FRANÇOISE .L'
1920 - CONTE DE NOËL
1920 - BOURRASQUE .LA
1920 - AGÉNOR ET LA MAIN QUI VOLE
SES COURTS MÉTRAGES:
1934 - EGLANTIN ET BALUCHON
1933 - GROS LOT .LE
1933 - DEUX PAPAS .LES
1932 - FINE PARTIE .UNE
1920 - ÉTRENNES À TRAVERS LES ÂGES .LES
_______________________FIN_____________________