EILEEN HECKART

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Profession:
Actrice américaine.

Date et lieu de naissance:
29-03-1919, à Columbus dans l’état de l’Ohio aux États-Unis.

Date et lieu du décès:
31-12-2001, à Norwalk, dans l’état du Connecticut aux États-Unis.

Cause du décès:
Elle décède d’un cancer du poumon le à l’âge de 82 ans.

Nom de naissance:
Anna Eileen Herbert. - Surnom : Heckie.

État civil:
Mariée le 26 juin 1942 avec : JOHN HARRISON YANKEE Jr.
Jusqu'au décès de John le 23 février 1997.
Ils eurent quatre enfants.

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Biographie

Hommage à EILEEN HECKART

Source : Ajout de la vidéo le 06 mai 2020 par Philippe de CinéMémorial

 

Issue d’une famille d'origine irlandaise et allemande, Eileen Heckart est née le 29 mars 1919 à Columbus dans l’état de l’Ohio aux Etats-Unis. Elle est la fille unique d'Esther (née Stark) et de Leo Herbert, un entrepreneur en bâtiment. La petite Eileen a vécue une enfance perturbée, ses parents se sont séparés quand elle avait deux ans. Sa mère, instable et alcoolique, s'est mariée cinq fois donnant naissance à Anne et Marilyn ses deux demi-soeurs. La fillette a finalement été adoptée par John Heckart le mari de sa grand-mère maternelle une femme sévère et violente. Malgré ses difficultés, sa scolarité à l'école secondaire Bexley à Columbus fut exemplaire. Elle poursuit ses études à l'Ohio State University. Après avoir obtenu son diplôme en art dramatique, elle déménage à New York et se trouve un job dans un grand magasin tout en étudiant le théâtre à l'American Theatre Wing.

Eileen Heckart débute à Broadway en 1943, d'abord comme doubleuse et assistante régisseuse, puis sur scène dès 1947 dans «Trial lune de miel » de Conrad S. Smith. D’autres pièces suivront, obtenant sans cesse de bonnes critiques, notamment avec le rôle de l’enseignante Rosemary Sydney dans «Picnic» (1953) une pièce de William Inge... Cette grande dame de théâtre à la silhouette dégingandée et à la voix graveleuse fait ses premiers pas à la télévision dès 1950 avant d’être sollicitée au grand écran en 1956. Elle a souvent joué les mères, c’est ainsi qu’elle fait forte impression dans un thriller morbide «La mauvaise graine» (1956) de Mervyn LeRoy, celui d'une mère alcoolique brisée par la mort de son petit garçon assassiné par une adorable petite blonde Patty McCormack, en fait, c’est un petit monstre, une meurtrière psychopathe sans aucun regrets ni remords , Eileen et Patty, ont tout deux étés nommées à l'Oscar, seule Eileen, remporte le Golden Globe du meilleur second rôle féminin ; pour Robert Wise dans un drame violent «Marqué par la haine» (1956) elle campe la mère de Rocky Graziano incarné par Paul Newman un jeune délinquant devenu boxeur professionnel; la mère de Margaret O'Brien qui lui donne bien du souci lors de la traversée du Far West au milieu de périls insensés dans le semi-comique «La diablesse en collant rose» (1960) de George Cukor avec Sophia Loren dans le rôle titre et Anthony Quinn.

Elle revient aux personnages plus graves comme dans «Escalier interdit» (1967) de Robert Mulligan, elle incarne un professeur d'anglais vieillissant et excessif avec Sandy Denis la nouvelle recrue, dans un lycée difficile où beaucoup d'élèves sont indisciplinés et traînent avec des gangs ; puis elle fait face à la menace d'un tueur psychopathe en série, Rod Steiger, obsédé par sa défunte mère, il cible ses victimes qui lui rappellent sa mère, dans «Le refroidisseur de dames» (1967) de Jack Smight. Elle remporte l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour son personnage autoritaire dans «Libres sont les papillons» (1972) de Milton Katselas celui de la mère surprotectrice et dominatrice de son fils adulte et aveugle Edward Albert qui cherche à s’émanciper. Dans le drame de guerre «Dieu en enfer» (1974), James F. Collier lui donne un rôle sombre celui d’une infirmière dans l’univers horrible d’un camp de concentration nazi; pour Dan Curtis dans «Trauma» (1975) un film d’horreur, elle campe une vieille dame qui végète dans une immense demeure louée à une famille pour un prix dérisoire en échange de s'occuper de la pensionnaire, très vite, la vie des locataires devient un enfer. Souvent sollicitée pour des rôles dramatiques, en 1995, elle se fait encore remarquée à Broadway avec la version scénique de «La mauvaise graine» sortie quarante ans plutôt au grand écran, Elle termine sa carrière avec un rôle secondaire dans la comédie grinçante mais hilarante de Hugh Wilson «Le club des ex» (1955) elle est la maman de Diane Keaton où trois copines abandonnées par leurs maris pour une femme plus jeune décident de se venger.

Parallèlement au théâtre et au cinéma où elle à joué dans une vingtaine de films, Eileen Heckart fut très active à la télévision, jouant souvent des rôles de mères, de tante, de femme autoritaire ou de vilaines dames dans plus 80 séries télévisées ... En 2000, elle est intronisée au Temple de la renommée du théâtre et reçoit un Tony Award honorifique pour l'ensemble de ses réalisations. Eileen Heckart épouse en juin 1942 l'amour de sa vie, connue au lycée, John Harrison Yankee Jr, devenu courtier en assurance, ils eurent quatre enfants, et sont restés unis jusqu'au décès de John, en 1997. Grosse fumeuse elle décède d’un cancer du poumon le 31 décembre 2001 à l’âge de 82 ans.

SES RÉCOMPENSES :

1996 - Pour le film : LE CLUB DES EX - Prix NBR pour l’ensemble de la distribution du film par la National Board of Review, États-Unis.

1972 - Pour le film : LIBRES SONT LES PAPILLONS - Oscar - Meilleur second rôle féminin, États-Unis.

1952 - Pour le film : LA MAUVAISE GRAINE - Golden Globe - Meilleur second rôle féminin, États-Unis.


Son empreinte d'immortalité repose au Walk of Fame, au 6140 Hollywood Boulevard.

Source : Gary Richardson - Fait le 06 mai 2020 par Philippe de CinéMémorial.