OLGA GEORGES-PICOT

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
06-01-1940, à Shanghai, Chine.

Date et lieu du décès:
19-06-1997, à Paris, France.

Cause du décès:
Se suicide à l'âge de 57 ans.

Nom de naissance:
Olga Victoire Georges-Picot

État civil:
Épouse de l’acteur et peintre : JEAN SOBIESKI.

Taille:
?

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Anecdotes


La comédienne se défenestre en se jetant du cinquième étage de son immeuble.

Née en 1940, fille de l'ambassadeur Guillaume Georges-Picot, qui fut délégué permament de la France au Conseil de sécurité et d'une mère russe.

Olga Georges-Picot avait étudié à l'Actor's Studio.

Elle a été sociétaire de l'émission Les Grosses Tètes, au début des années 80.

 

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Biographie


Née le 6 juin 1940 à Shanghai en Chine, Olga Georges-Picot est fille de l’Ambassadeur Guillaume Georges-Picot qui fut Délégué permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Au fil des affectations de son père, elle passe son enfance à l’étranger en Asie ou en Amérique du sud. De retour en France, au début des années soixante, elle devient mannequin et étudie l’art dramatique au Centre américain qui inculque la méthode de l’«Actor’s Studio».


Au cinéma, Olga Georges-Picot débute discrètement dans un sketch du film «Les Parisiennes» (1961) : «Ella» de Jacques Poitrenaud avec Dany Saval où elle interprète une élève. Mais sur les conseils de son agent Lola Mouloudji, en attendant un rôle conséquent, elle se consacre à son métier de mannequin et épouse l’acteur et peintre Jean Sobieski. Cette attente est comblée par Alain Resnais qui lui offre le rôle de Catherine dans «Je t’aime, je t’aime» (1967) avec Claude Rich qui après une tentative de suicide se prête à un voyage dans le temps. Dans une interview, le comédien évoque «son plus beau souvenir du métier» et relève que Olga Georges-Picot avait été retenue par le réalisateur parce que «quand elle faisait le lit, elle avait une façon totalement désenchantée de jeter les draps, comme si cela ne la concernait pas». L’année suivante, elle est la partenaire de Alain Delon et Charles Bronson dans «Adieu l’ami» de Jean Herman, pseudonyme de l’écrivain Jean Vautrin.


Ces deux rôles remarqués permettent à Olga Georges-Picot d’obtenir le rôle-titre de «Catherine, il suffit d’un amour» (1968) de Bernard Borderie mais peine perdue ce film qui surfe sur le succès de la série «Angélique, marquise des anges» passe totalement inaperçu. Dès lors, comparée à Françoise Dorléac, elle va enchaîner les coproductions internationales comme «Chambres communicantes» (1969) de Franklin Gollings avec Bette Davis et «La seconde mort d’Harold Pelham» (1969) de Basil Dearden avec Roger Moore ou les films d’auteur comme «La cavale» (1971) de Michel Mitrani avec Juliet Berto et son rôle dans «Glissements progressifs du plaisir» (1973) de Alain Robbe-Grillet, un polar teinté d’ésotérisme, enlise irrémédiablement sa carrière. Certes, elle apparaît furtivement dans le thriller «Chacal» (1972) de Fred Zinnemann et Woody Allen l'a choisie pour interpréter le bref rôle de la Comtesse Alexandrovna dans «Guerre et amour» en 1975. Par la suite, Olga Georges-Picot reste cantonnée dans des films indignes de son talent qui reposent uniquement sur son physique. Elle apparaît dans quelques films érotiques, tels que «Goodbye Emmanuelle» (1977) de François Leterrier avec Sylvia Kristel ou «Brigade mondaine» (1978) adapté du roman de Gérard de Villiers. Sa dernière apparition au cinéma est dans «Rebelote» (1982) de Jacques Richard où elle interprète la mère de Jean-Pierre Léaud.


Ses activités professionnelles se limitent ensuite à la télévision où elle apparaît dans des épisodes des séries à succès «Commissaire Moulin» (1978) avec Yves Rénier ou «Maigret» (1980) avec Jean Richard et des miniséries de prestige comme «Le paria» (1985) avec Charles Aznavour ou «La griffe du destin» (1986) avec Joan Collins.


Etrangement délaissée par la profession, on la retrouve un moment pensionnaire de l’émission «Les grosses têtes» de Philippe Bouvard sur RTL, mais à l’âge de cinquante-sept ans, désespérée, Olga Georges-Picot se défenestre le 19 juin 1997 à Paris. Source : Comediens Fr Disparus.fr/ - Fait le 01 décembre 2017 par Philippe de CinéMémorial.