ALAIN JESSUA

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Profession:
Réalisateur, producteur, scénariste et romancier français.

Date et lieu de naissance:
16-01-1932, à Paris, France.

Date et lieu du décès:
30-11-2017, à Évreux, dans l'Eure en Normandie, France.

Cause du décès:
Suites d'une double pneumonie à l'âge de 85 ans.

Nom de naissance:
Alain René Sando Jessua.

État civil:
Marié à l'actrice : ANNA GAYLOR - Divorcé (pas de dates)
Ils eurent un enfant.

Sa compagne depuis trente ans la journaliste : RÉGINE MAGNÉ.
Jusqu'au décès d'Alain en 2017.

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Anecdotes


Alain Jessua est l'assistant de Max Ophüls, Marcel Carné, Yves Allégret et Jacques Becker avant de réaliser son unique court-métrage, Léon la lune2 qui lui vaut le prestigieux prix Jean-Vigo en 1957.

 

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Biographie

Hommage à ALAIN JESSUA.
Pour le film : ARMAGUEDON.

Ajout de la vidéo le 01 décembre 2017 par Philippe de CinéMémorial

 


Le paradis pour tous, avec Philippe Léotatrd et Patrick Dewaere

Le cinéaste Alain Jessua, qui a réalisé dix films dont «Traitement de choc» (1973) et fait tourner les plus grands acteurs d'Alain Delon à Patrick Dewaere, est mort jeudi à 85 ans, a annoncé sa compagne, la journaliste Régine Magné. «Alain Jessua, mon si grand et si bel amour depuis 30 ans, s'est éteint ce soir à l'hôpital d'Evreux (Eure) où il avait été placé en réanimation depuis un mois en raison d'une double pneumonie», a-t-elle déclaré.

Né le 16 janvier 1932 à Paris, Alain Jessua débute à 19 ans dans le cinéma comme stagiaire sur le film «Casque d'or» de Jacques Becker, avant de travailler comme assistant sur des films d'Yves Allégret («Mam'zelle Nitouche») et de Max Ophüls («Madame de…», «Lola Montès»). «Je considère Ophüls comme un maître ; il m'a appris la direction d'acteurs», disait à Télérama en avril le réalisateur qui au cours de sa brève filmographie a fait tourner les plus grandes stars, comme Gérard Depardieu, Alain Delon, Annie Girardot, Patrick Dewaere, Michel Serrault, Nathalie Baye, Jean Rochefort.

En 1956, son premier court métrage, «Léon la lune», film muet sur la journée d'un clochard parisien, obtient le prix Jean Vigo. Après ce succès, il tourne son premier long métrage, «La Vie à l'envers» (1964), avec Charles Denner et Jean Yanne, dont c'est l'une des toutes premières apparitions à l'écran. Ce portrait d'un agent immobilier qui sombre dans la solitude jusqu'à la folie lui vaut le prix du meilleur film étranger au festival de Venise.


Il obtient ensuite le prix du scénario au festival de Cannes en 1967 pour son deuxième long métrage, «Jeu de massacre» avec Jean-Pierre Cassel et Michel Duchaussoy.

Pour la Cinémathèque, qui lui a consacré une rétrospective en avril, «Jessua a toujours été un cinéaste prémonitoire et intuitif dont la majorité des films a abordé des thèmes qui font encore l'actualité aujourd'hui : l'obsession du tout-sécuritaire, l'exploitation des travailleurs immigrés ("Les Chiens", 1979), la société-spectacle, la mise en scène des criminels ("Armaguedon", 1977), la peur de vieillir, l'aspiration à une forme d'éternité qui vampiriserait la jeunesse ("Traitement de choc", 1973, avec Alain Delon et Annie Girardot)».

Ou encore la quête du bonheur à tout prix, comme dans «Paradis pour tous» (1982), avec Patrick Dewaere, dans lequel un psychiatre (Jacques Dutronc) invente un traitement révolutionnaire, le «flashage», qui permet de guérir le mal de vivre. Un film qu'Alain Jessua qualifiait de «conte philosophique» et qui concentrait ses thèmes de prédilection : l'angoisse, la fascination pour la folie et la dénonciation des dangers de la science. Dans «Frankenstein 90» (1984), cet amateur de films fantastiques avait choisi pour incarner le savant et sa créature, Jean Rochefort et Eddy Mitchell. «En toute innocence» (1988), avec Nathalie Baye et Michel Serrault, et «Les couleurs du diable» (1997) complètent l'oeuvre cinématographique d'Alain Jessua, qui s'est ensuite tourné vers l'écriture, avec huit romans.

Source : LeParisien.fr/ - Fait le 01 décembre 2017 par Philippe de CinéMémorial.


La vie à l'envers, avec Charles Denner et Anna Gaylor.

SES RÉCOMPENSES :

1967 - Pour le film : Jeu de massacre - Prix du scénario lors du Festival de Cannes.

1964 - Pour le film : La Vie à l'envers - Prix de la meilleure première œuvre, prix des critiques de films italiens et nomination au Lion d'or de Saint Marc, lors de la Mostra de Venise.

1957 - Pour le court métrage : Léon la lune - Prix Jean-Vigo du meilleur court métrage.

 

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