GIULIETTA MASINA

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Profession:
Actrice italienne.

Date et lieu de naissance:
22-02-1921, à San Giorgio di Piano, Bologne, Italie.

Date et lieu du décès:
23-03-1994, à Rome, Italie.

Cause du décès:
Suite a un cancer du poumon à l'âge de 73 ans.

Nom de naissance:
Giulia Anna Masina

État civil:
Mariée en 1943 avec le réalisateur italien : FEDERICO FELLINI.
Jusqu'au décès de Federico le 31 octobre 1993.

Taille:
(1m57)

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Anecdotes


Au cinéma, Giulietta Masina débute en 1946, comme figurante, dans «Païsa» sous la direction de Roberto Rossellini.

Fille d’un violoniste, et d'une mère institutrice, elle suit des études de lettres puis de philosophie à l’Université de Rome.

C’est sous la coupe de son mari, qu’elle connaît une renommée internationale en 1954, pour son interprétation du clown Gelsomina dans «La strada» aux côtés d’Anthony Quinn.

Masina est souvent appelée « le Chaplin féminin »

Après la mort de Federico Fellini en octobre 1993, Giulietta Masina reste inconsolable et se retire définitivement des lumières du spectacle. Elle meurt à Rome, le 23 mars 1994, emportée par un cancer du poumon. Elle repose au cimetière de la station balnéaire de Rimini (Italie), auprès de son époux.

À ses funérailles, le trompettiste Mauro Maur, « La Sua Tromba » comme elle l'appelait, interprète la musique de Nino Rota pour La strada.

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Biographie


Il y a juste vingt ans, le cinéaste disparaissait, laissant inconsolable la seule femme qu’il ait jamais aimée, Giulietta Masina.

Elle a tendu sa main au-dessus du cercueil dans une expression de douleur inconnue chez elle. Derrière ses lunettes noires, soutenue par son seul frère, Giulietta Masina adressait son dernier adieu à l’homme qui l’avait aimée comme aucun autre. Federico Fellini, son mari, compagnon de cinquante-deux ans de vie commune, s’était éteint quelques jours plus tôt, le 31 octobre 1993. Nul ne sait où la muse du cinéaste, très malade au même instant, était allée puiser ces dernières forces pour s’arracher quelques heures à sa chambre d’hôpital et prendre le chemin de ce petit cimetière romain où reposerait désormais «son» Federico.


Flash-back sur leur si fabuleux amour. Rome, 1941: le monde est en guerre, mais eux ont l’insouciance de leurs vingt ans. Il vit dans des meublés où des danseuses oublient leurs affaires, il est caricaturiste et écrit pour la radio. Elle est montée de province pour faire le conservatoire et réside chez un oncle. Elle décroche le rôle d’une jeune fiancée boulotte dans Cico et Pallina, un feuilleton quotidien dialogué par lui qui devient très populaire par sa fantaisie. Ils se rencontrent dans la foulée, s’épousent deux ans après.


Fellini commence à écrire pour le cinéma (et Roberto Rossellini en particulier), sa cote monte, ils vivent des moments intenses et décident très vite de fonder une famille. «En 1945, Giulietta accouche d’un petit garçon, raconte l’écrivain Aldo Tassone, ami du couple. Hélas, le bébé meurt deux semaines seulement après sa naissance. Un épisode qui, loin de les séparer, les soudera un peu plus encore.» Dans une sorte de transfert sublime, ils mettent tout leur amour dans leur collaboration artistique. C’est d’abord La strada, en 1954. Elle est Gelsomina, la pureté incarnée, victime d’un homme de cirque brutal. Charlie Chaplin sortait les larmes aux yeux d’une avant-première et devenait le fan numéro un de Giulietta.

Quatre ans plus tard, Fellini confie à son épouse un rôle aux antipodes dans Les nuits de Cabiria qui vaut à Giulietta le prix d’interprétation à Cannes. Elle incarne une prostituée en qui sommeille un ange, se révoltant violemment contre sa condition. Fellini dirigera encore deux fois sa muse. Dans Juliette des esprits (1965), il lui fait jouer une bourgeoise catholique, traumatisée par la trahison de son mari, aux prises avec ses fantômes. Vingt ans plus tard, dans Ginger et Fred, il la fiance à son ami Marcello Mastroianni et donne vie avec humour à une vieille danseuse qui voudrait encore travailler.

Petite, menue, douce, discrète, Giulietta était à mille lieues du fantasme féminin qui peuplait les films de son mari. «Il y avait en Fellini, homme aux forts sentiments religieux, une profonde fascination pour la beauté franciscaine, faite de simplicité et de pureté, rappelle Aldo Tassone. En plus de cet air lutin qu’avait Giulietta – qui l’amusait et stimulait son imagination –, Federico adorait son caractère de fille très énergique et passionnée. Elle savait de surcroît tenir une maison chaleureuse et elle cuisinait comme personne…» Mais ils n’avaient pas toujours les mêmes goûts. «Moi j’aime les pâtes, lui adore le risotto, confiait-elle à Aldo Tassone. Moi j’aime parler, voyager, aller au concert, danser. Lui parle peu. Alors je lui écris des lettres…»


Définissant leur couple singulier, elle aura ces mots d’une grande lucidité: «Après cinquante ans de vie commune, Federico et moi, nous ne sommes pas une famille: nous sommes un couple vivant librement, sans aucune contrainte ni servitude. Ne pas avoir eu d’enfant a fait que nous sommes devenus réciproquement l’enfant l’un de l’autre. Fils l’un de l’autre.» Pour l'éternité.

Dans les années cinquante, Giulietta Masina offre son talent aux plus grands cinéastes de la péninsule, parmi lesquels : Luigi Comencini pour «Volets clos» (1950), Roberto Rossellini pour «Europe 51» (1951), Carlo Lizzani pour «Dans les faubourgs de la ville» (1952) et Giorgio Bianchi pour «Via Padova 46» (1953) et «Buananotte… avvocato !» (1954). Mais cL’année suivante, Fellini lui écrit un rôle secondaire dans «Il bidone» auprès de Broderick Crawford et de Richard Basehart, puis c’est la consécration en 1957, dans «Les nuits de Cabiria» avec François Périer. Elle y joue, une nouvelle fois une prostituée, et décroche le prix de la meilleure actrice au Festival de Cannes.


Source : Gala.fr/ - Fait le 27 septembre 2017 par Philippe de CinéMémorial.