NICOLE BESNARD

Vue 390 fois

Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
23-05-1928, à Grenoble, dans l'Isère, France.

Date et lieu du décès:
20-08-2017, à Porspoder, dans le Finistère, France.

Cause du décès:
De problèmes pulmonaires à l'âge de 89 ans.

Nom de naissance:
Nicole Suzanne Fernande Besnard.

État civil:
Mariée en 1951 avec un journaliste de la radio danoise : OLE FREDIK CHRISTIAN BORNEMANN.
Ils eurent une fille : Brigitte Bornemann.

Taille:
6

Commentaires: 0

Anecdotes


photos

(Glissez vers la gauche pour découvrir toutes les photos)

Biographie

Elle avait été l'une des plus jolies et sensibles comédiennes du cinéma français avant d'interrompre très tôt sa carrière. Elle s'est éteinte dimanche à l'âge de 89 ans, en Bretagne. L'actrice avait notamment interprété la Bohémienne dans l'adaptation de Faust par René Clair en 1950.

Il y a très longtemps qu'elle avait quitté les plateaux de tournage. Mais les cinéphiles ne l'oubliaient pas. Nicole Besnard s'est éteinte dimanche, en Bretagne, à Porspoder, où elle vivait depuis plusieurs années. Elle avait la beauté du diable...En 1950, lorsque sortit le film de René Clair, La Beauté du diable, inspiré de l'histoire de Faust et de Méphistophélès, la ravissante brunette qui interprétait à la fois Marguerite et la gitane dans ce film immortalisé par Gérard Philipe, Michel Simon et dans lequel Simone Valère était la Princesse, le public n'eut d'yeux que pour elle. Une personnalité forte, un visage doux, avec de tendres pommettes, une délicatesse à la Simone Simon, un peu, avec ce visage de chat, un regard ardent, une voix mélodieuse, une sensibilité profonde. Nicole Besnard avait tout pour devenir une jeune première très importante du cinéma.

Et son début de carrière est d'ailleurs remarquable. Elle était née le 23 mai 1928, à Grenoble où elle avait passé une partie de son enfance. Pendant la guerre, sa famille avait rejoint Paris et elle vécut rue Valadon, dans le 7ème arrondissement. Elle avait suivi la classe de la grande Béatrix Dussane au Conservatoire national supérieur d'art dramatique avant d'intégrer, comme une belle partie de sa génération, le cours Simon.

Une passion pour les belles choses

Très vite, en 1949, elle tourne son premier film, Au Royaume des cieux, de Julien Duvivier. Elle y est la partenaire de Serge Reggiani, avant d'enchaîner avec René Clair un an plus tard. Elle enchaîne ensuite les rôles de jeune femme ravissante, à fort tempérament: Ils étaient cinq de Jack Pinoteau avec qui elle tournera plus tard, en 1954, Le Grand pavois. En 1953 elle joue dans L'Île aux femmes nues d'Henri Lepage avant d'être l'une des protagonistes de Dortoir des grandes d'Henri Decoin, retrouve Lepage pour Le Collège en folie. Pas toujours des chefs-d'œuvre du 7ème art, mais des comédies bien ficelées, bien dialoguées dans lesquelles son alacrité fait merveille.


En 1954, Leguignon guérisseur de Maurice Labro, Sur le banc de Robert Vernay, la conduisent à La Princesse du Danube bleu de Hans Schweikart. Elle est connue. Joue régulièrement au théâtre. Mais en 1957, L'Auberge en folie de Pierre Chevalier marque son dernier rôle au cinéma. Nicole ne veut pas d'un statut de starlette, elle veut vivre sa vie. C'est un grand caractère, indépendant, féministe sans discours, mais dans les actes.

Elle a une passion qui la guidera toute sa vie: les belles choses, les beaux objets. Elle s'y connaît et s'associe à un antiquaire parisien. Les meubles anciens seront son joli souci pour le reste de sa vie active, sans jamais aucun regret pour le cinéma, le théâtre, la célébrité.

Elle se consacre aussi à l'éducation de sa fille unique, Brigitte Bornemann, dont le père est un avocat, journaliste et écrivain danois, Ole Fredik Christian Bornemann. Mais c'est le mari de sa mère, Elie Granat, ingénieur inventeur du télépointage qui porte son nom pour les bateaux, qui élève Brigitte Bornemann, une forte personnalité elle aussi, qui a dédié sa vie à la culture et à la communication, s'intéressant aussi aux énergies nouvelles, aux océans, et qui a hérité de la beauté de sa mère. Nicole Besnard a vécu longtemps à Barbizon et aimait les longues promenades dans la forêt de Fontainebleau. On salue cette femme libre et l'on regardera souvent La Beauté du diable ou Dortoir des grandes.

Source : LeFigaro.fr/ - Fait le 23 août 2017 par Philippe de CinéMémorial.


commentaires (0)