MARCO FERRERI

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Profession:
Réalisateur, scénariste, acteur et producteur italien.

Date et lieu de naissance:
11-05-1928, à Milan, Italie.

Date et lieu du décès:
09-05-1997, à Paris, France.

Cause du décès:
À la suite d'une crise cardiaque à l'âge de 68 ans.

Nom de naissance:
Marco Ferreri.

État civil:
Marié en 19?? avec la productrice : JACQUELINE FERRERI.
Jusqu'au décès de Marco en 1997.

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Anecdotes

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Biographie


Né à Milan, Marco Ferreri fait des études de médecine vétérinaire, puis travaille comme représentant et réalise alors des films publicitaires pour la société de spiritueux qui l'emploie.

En 1950, il s'associe avec Cesare Zavattini pour produire des magazines d'actualités cinématographiques mensuels, dont il confie l'écriture ou la réalisation à des personnalités comme Luciano Emmer, Federico Fellini, Alberto Moravia, Vittorio De Sica ou Luchino Visconti. L'échec de cette initiative ne le décourage pas. Il devient producteur de fictions avec l'Amour à la ville (l'Amore in città, 1953). Cependant, en 1955, il renonce au cinéma et s'exile en Espagne pour y faire le commerce d'appareils de projection. Il y rencontre alors le romancier et scénariste Rafael Azcona, qui le met en relation avec des producteurs espagnols et lui écrit le scénario de sa première réalisation de fiction, El Pisito (1958), dont le succès dans les pays ibériques lui permet de continuer à faire des films, toujours avec Rafael Azcona ; Los Chicos (1959) et la Petite Voiture (El Cochecito, 1960), fables d'humour noir et teintées d'un surréalisme intime, révèlent un univers original, fait de situations paradoxales et de méditations sur la mort ou sur le sexe. Il participe encore à la réalisation du Secret des hommes bleus (El secreto de los hombres azules, 1960), puis rentre en Italie afin de tourner le sketch gli Adulteri dans Les femmes accusent (le Italiane e l'amore, 1961).

Son premier long métrage italien, le Lit conjugal (Una storia moderna : l'ape regina, 1963) est une métaphore cruelle sur le mariage, qui provoque un scandale au festival de Cannes et choque dans son pays. Il récidive de façon plus radicale avec le Mari de la femme à barbe (la Donna scimmia, 1964), où Annie Girardot interprète une femme abondamment poilue que son mari (Ugo Tognazzi) exhibe dans les cabarets de strip-tease. Après il Professore, un sketch vénéneux dans Controsesso (1964), il tourne Marcia nuziale (1966) puis le Harem (Harem, 1967), où il montre une femme qui organise un harem avec ses amants. Il signe ensuite son premier chef-d'œuvre, Dillinger est mort (Dillinger è morto, 1969), une grande œuvre surréaliste et personnelle qui marque sa première collaboration avec Michel Piccoli, puis il reprend son sketch de Oggi, domani et dopodomani (1965) pour en faire un long métrage stupéfiant, Break-up (1969), où Marcello Mastroianni interroge son impuissance sexuelle en étudiant la manière dont les petits ballons explosent lorsqu’on souffle dedans.

Après les échecs commerciaux de la Semence de l'homme (il Seme dell'uomo, 1969) et de Perché pagare per essere felici (1970), Ferreri peut continuer de tourner grâce à l'amitié de ses amis vedettes ; dans l'Audience (l'Udienza, 1970), récit proche de Franz Kafka, un homme cherche en vain à être reçu par le pape ; Liza (1970) conte avec pudeur une curieuse relation sadomasochiste entre Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve.


Michel Piccoli dans : La Grande Bouffe.

La Grande Bouffe (la Grande Abbuffata) qui fit scandale en 1973 au festival de Cannes relance sa carrière, mais son western satirique et décalé Touche pas à la femme blanche (Non toccate la donna bianca, 1974) est un tel échec qu'il doit attendre deux ans avant de réaliser la Dernière Femme (l'Ultima Donna, 1976), une réflexion tragique sur le couple qui s’achève par l'émasculation du personnage interprété par Gérard Depardieu. Il adapte ensuite Federico García Lorca pour la télévision (Yerma, 1977), puis retrouve Gérard Depardieu avec Rêve de singe (Ciao maschio, 1978), avant de donner son premier grand rôle à Roberto Benigni dans Pipicacadodo (Chiedo asilo, 1979), une fable douce et terrible sur les écoles maternelles. Fidèle à ses obsessions qui associent toujours nourriture, sexe et mort, il adapte Charles Bukowski dans Contes de la folie ordinaire (Storie di ordinaria follia, 1981), dirige Isabelle Huppert dans Histoire de Piera (Storia di Piera, 1983), interroge la maternité dans Le futur est femme (Il futuro è donna, 1984) et montre un homme obsédé par un porte-clefs en forme de bouche qui lui déclare son amour chaque fois qu’il le siffle (I Love You, 1986).

Ses derniers films relèvent tous d’une même originalités : Y'a bon les blancs (1988) est une méditation sur l'aide alimentaire en Afrique ; le Banquet (1989) est une adaptation de Platon ; la Chair (la Carne, 1991) est une histoire d'amour et de cannibalisme ; la Maison du sourire (la Casa del sorriso, 1991), qui lui vaut un ours d'or au festival de Berlin, est le tendre portrait de deux vieillards amoureux dans une maison de retraite ; Faictz ce que vouldras (1995), après Journal d'un vice (Diario d'un vizio, 1993), est un documentaire inspiré de Rabelais ; enfin, Nitrate d'argent (Nitrato d’argento, 1996) constitue une dernière réflexion mélancolique sur le cinéma d'autrefois.

Ferreri a aussi été acteur dans plusieurs films, dont Porcherie (Porcile, 1969) de Pier Paolo Pasolini.

Source : Encarta - Fait le 21 février 2017 Philippe de CinéMémorial.