ETTORE SCOLA

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Profession:
Réalisateur et scénariste italien.

Date et lieu de naissance:
10-05-1931, à Trevico, Campanie, Italie.

Date et lieu du décès:
19-01-2016, à Rome, Latium, Italie.

Cause du décès:
Il avait sombré dans le coma deux jours avant son décès à l'âge de 84 ans.

Nom de naissance:
Ettore Scola.

État civil:
Marié en 1957 avec : GIGLIOLA SCOLA - Jusqu'au décès d'Ettore en 2016.
Ils eurent deux filles : Paola et Silvia.

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Anecdotes


Sur la photo le Tapis Rouge pour Le 10e Festival du Film à Rome : Ettore Scola, Silvia Scola, Paola Scola, Gigliola Scola

MES DATES CLÉS PAR ETTORE SCOLA

En 2004, pour la reprise de Nous nous sommes tant aimés, Ettore Scola revenait sur les dix dates clés de sa vie. Nous republions ce papier à l'occasion de sa mort, le 19 janvier 2016.

Nous nous sommes tant aimés (1976), c'est trente ans d'histoire italienne (1945-1975) vue à travers la vie privée et professionnelle de trois amis, anciens résistants. L'un est infirmier (Nino Manfredi), le second critique de cinéma (Stefano Satta Flores), le troisième avocat véreux (Vittorio Gassman). Une femme (Stefania Sandrelli) passe de l'un à l'autre... A l'occasion de sa reprise en copie neuve restaurée, Ettore Scola revient sur une vie consacrée à l'écriture et à la mise en scène d'histoires douces-amères.

1947. Mon premier dessin, publié dans Marc Aurelio, un hebdomadaire satirique, alors que j'avais 15 ans. C'était mon désir le plus cher, être dessinateur, caricaturiste. Je le fais toujours : croquer des portraits, des scènes, un simple trait avec une légende, ce qu'on appelle en Italie des «vignettes». Ce premier dessin publié représente un sculpteur appuyé le long d'une échelle contre un grand bloc de marbre. Devant lui, il y a un modèle, nu, une très belle femme. Et il lui dit, le burin à la main, «Souriez...» J'étais très fier.


Photo du film : DRAME DE LA JALOUSIE, 1969. Avec : Monica vitti et Giancarlo Giannini

1950. L'un de mes premiers emplois comme «negro» sur un scénario, pour les dialogues ­ je n'étais bien sûr pas crédité au générique, ou alors parfois collectivement. Là, c'est sur un film de Martelli, Toto Tarzan, qui se passe en Afrique. Une fille superbe se promène dans la jungle. Tout à coup, elle rencontre Tarzan, joué par l'acteur comique Toto, qui tient un singe à la main. Il lui dit : «Moi, Tarzan, elle Tchita, toi Sexy...» C'était au début du film et ça m'a valu un succès fou.

1952. Début officiel de ma carrière officielle de scénariste officiel de la comédie italienne. Pendant quinze années, j'ai écrit les histoires de Monicelli, Zampa, Comencini, Risi, Pietrangeli. Ce fut un travail harassant, avec des horaires épuisants, parfois trois ou quatre projets se chevauchant. Mais ce fut aussi une bonne école, car il est très excitant d'écrire un scénario pour de grands acteurs, et il y en avait de vraiment sublimes en Italie à cette époque. De Sica, Gassman, Manfredi, Sordi, Tognazzi, Mastroianni, je les ai tous rencontrés comme scénariste, et ce fut la meilleure façon de les connaître en profondeur.

1957. Mariage avec Gigliola. Je suis heureux en couple, un long roman d'amour, ponctué par la naissance de deux filles, puis de cinq petits enfants.


1963. Mon premier film comme réalisateur, Parlons femmes. C'est Vittorio Gassman, pour qui j'avais écrit une dizaine de films, qui m'a demandé de tourner moi-même un script que je lui destinais.

1968. Tournage en Angola de Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique. Alberto Sordi joue une sorte de Berlusconi local, un homme médiocre qui veut tout posséder d'une région africaine, au milieu de la misère. Je crois qu'on a rarement mieux joué dans un de mes films cette veulerie et cette mesquinerie dans la satire et le comique. Sordi était le plus à même de comprendre et de faire ressortir ce sentiment typiquement italien.

1969. Drame de la jalousie, où Mastroianni joue un homosexuel honteux, timide et introverti, à peu près le contraire de son personnage au cinéma habituellement, et de l'homme qu'il était dans la vie. Mais ce fut peut-être sa plus formidable composition, car cela correspondait sans doute à une part très secrète de son roman personnel. Quand je travaillais avec des acteurs que je connaissais bien, je savais ce qu'ils pensaient de la vie, de la politique, des femmes, de l'amour, de la bouffe, et c'était pour moi l'occasion de les utiliser comme je le voulais, quitte à les prendre parfois à contre-pied.

1977. Une journée particulière. Encore deux contre-emplois : Sophia Loren en petite femme mal mariée, et Marcello Mastroianni en timide, hésitant, incapable de prendre une décision. A force d'écrire pour eux, ce sont des éléments de leur nature la plus secrète que je connaissais et mettais à nu, des choses que, généralement, ils s'empressaient de cacher au grand public.


1982. Pendant le tournage du Bal, à Paris, je fais un infarctus. Interruption du film, et de ma vie, pendant près d'un an. Puis reprise, avec les mêmes acteurs. Tout se refait autrement, ça va beaucoup mieux. La maladie a eu une vertu purgative sur mon travail : je suis devenu meilleur !

1996-2004. Ils sont tous morts, mes amis les acteurs du grand cinéma italien. Mastroianni, Gassman, Tognazzi, Sordi, et Manfredi récemment. Pas de tristesse, non, car il me reste la joie de les avoir si bien connus et d'avoir travaillé avec eux, et l'émotion de les revoir, encore et encore. Car, pour nous autres mortels, les films restent pour toujours. Et ces acteurs sont plus vivants que les autres : ils apparaissent tels quels. Comme Gassman et Manfredi dans Nous nous sommes tant aimés : le film ne bouge pas, eux non plus. On peut même le restaurer, ils reviennent comme au premier jour où nous nous sommes vus. Ils ressemblent à une femme qui ne vieillirait pas, une femme qui ne trahirait pas.

Le 19 janvier 2016, Ettore Scola meurt à l'âge de 84 ans à Rome. Il avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, et avait sombré dans le coma deux jours avant son décès.

Source : Liberation.fr - Fait le 21 janvier 2016 par Philippe de CinéMémorial.

 

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Biographie


ROME - Le réalisateur Ettore Scola, dernier grand maître du cinéma italien à qui l'on doit des chefs-d'oeuvre comme Une journée particulière ou Nous nous sommes tant aimés, est mort mardi à Rome à l'âge de 84 ans.

Selon les médias italiens citant des sources hospitalières, le «maestro» avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, l'un des plus grands hôpitaux de la capitale italienne. Selon ces mêmes sources, le réalisateur était dans le coma depuis dimanche.

Ettore Scola, était l'un des derniers grands maîtres de la comédie italienne, réalisateur de chefs-d'oeuvre inoubliables mettant en scène Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Vittorio Gassman ou Nino Manfredi.

Les réactions ont très vite afflué après la mort de celui qui avait su si bien raconter l'Italie pendant près d'un demi-siècle, des années fascistes à celles des débuts du XXIe siècle.

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a aussitôt fait part de sa tristesse après la mort de ce «maître dans l'art d'observer avec acuité l'Italie, sa société et ses changements».

Le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini, a salué sur Twitter un «grand maître, un homme extraordinaire, resté jeune jusqu'au dernier jour de sa vie».

L'actrice Stefania Sandrelli, qui lui a offert l'un de ses plus grands films avec «Nous nous sommes tant aimés» en 1974, a fait part de son immense tristesse. «Si je devais choisir un mot entre tous, ce serait "nous". Il m'a transmis la magie de faire les choses ensemble et quelles choses nous avons fait ensemble, quels films!», a-t-elle réagi avec émotion.


Scola avec Sophia Loren

«CIAO ETTORE»

«Ciao Ettore, nous t'avons tant aimé», a lancé sur Twitter l'acteur Alessandro Gassman, fils de Vittorio avec qui Scola a tourné plusieurs de ses chefs-d'oeuvre.

Né le 10 mai 1931 à Trevico en Campanie, Ettore Scola commence à écrire des scénarios dans les années cinquante avant de passer de l'autre côté de la caméra en 1964 avec son premier film Si vous permettez, parlons de femmes. Il met alors en scène les plus grands acteurs de l'époque, Gassman, Mastroianni et Manfredi.


L'un des ses films les plus importants viendra dix ans plus tard avec Nous nous sommes tant aimés, qui met en scène Manfredi, Gassman et Stefano Satta Flores, tous amoureux de la sublime Stefania Sandrelli.

Trois ans plus tard, en 1977, il réalise Une journée particulière, film plus politique et d'une extraordinaire sensibilité où l'on suit Marcello Mastroianni et Sophia Loren, se découvrant l'un l'autre dans un amour naissant mais impossible, sur fond de fascisme triomphant.

La scène où ces deux immenses acteurs se déplacent entre les draps qui sèchent au soleil sur la terrasse du «palazzo» romain où ils sont restés seuls, est l'une des plus belles scènes du cinéma italien, selon le critique cinématographique Francesco Castelnuovo. «Elle influence encore de jeunes réalisateurs», a-t-il assuré, interrogé sur la chaîne SkyTG24.

Ettore Scola était aussi le plus «politique» des maîtres de la comédie italienne, a commenté de son côté le critique de cinéma du quotidien Corriere della Sera, Paolo Mereghetti, sur cette même chaîne de télévision.

Ettore Scola avait rejoint le Parti communiste italien (PCI) et deviendra même ministre de la Culture d'un cabinet fantôme formé en 1989 par les dirigeants communistes italiens.

«Il comprenait où allait l'Italie et peu de cinéastes ont eu cette lucidité», a ajouté M. Mereghetti.

C'était aussi un «peintre» remarquable de la famille italienne, son grand sujet qu'elle soit bourgeoise dans La famille en 1987 où sordide avec Affreux, sales et méchants en 1976, selon M. Castelnuovo.

Mais son dernier hommage sera consacré à un autre grand maître du cinéma italien, Federico Fellini, dans un documentaire en 2013: «Comme c'est étrange de s'appeler Federico».

Ses deux filles Paola et Silvia avaient de leur côté réalisé en 2015 un documentaire sur leur père intitulé En riant et en plaisantant.


Le 19 janvier 2016, Ettore Scola meurt à l'âge de 84 ans à Rome. Il avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, et avait sombré dans le coma deux jours avant son décès.

Source : http://fr.canoe.ca/ - Fait le 21 janvier 2016 par Philippe de CinéMémorial.

 

SES RÉCOMPENSES :

2014 - Pour le film : QU'IL EST ÉTRANGE DE S'APPELER FEDERICO - Ruban d'Argent Spécial - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

2004 - Prix Platine d'Excellence - Festival du cinéma international EuropaCinema de Viaregio, Italie.

2003 - Prix pour l'ensemble de sa carrière - Festival du cinéma "Film by the sea" de Vlissingen, Pays-Bas.

2001 - Prix Arte Taormina - Festival international du cinéma de Taormina, Italie.

2001 - Pour le film : CONCURRENCE DÉLOYALE - Saint-Georges d'Argent - Mise en scène - Festival international du film de Moscou, Russie.

2001 - Pour le film : CONCURRENCE DÉLOYALE - Meilleur scénario - Festival du cinéma international de Flaiano, Italie.

1999 - Grand Prix Spécial des Amériques - Festival des films du monde de Montréal, Canada.

1995 - Prix pour sa carrière - Festival du film Flaiano de Pescara, Italie.

1990 - Prix Pietro Bianchi - Festival du cinéma de Venise, Italie.

1987 - Pour le film : LA FAMILLE - Ruban d'Argent - Meilleur scénario - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1987 - Pour le film : LA FAMILLE - Ruban d'Argent - Meilleur réalisateur - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1987 - Pour le film : LA FAMILLE - Golden Globes - Meilleur Film, Italie.

1987 - Pour le film : LA FAMILLE - David - Meilleur scénario, Italie.

1987 - Pour le film : LA FAMILLE - David - Meilleur réalisateur, Italie.

1986 - Médaille d'Or de la Ville de Rome - Prix David di Donatello, 30e anniversaire des David di Donatello, Italie.

1984 - Pour le film : LE BAL - Prix du Jury du " Berliner Morgenpost " - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1984 - Pour le film : LE BAL - Prix Alitalia - Prix David di Donatello, Italie.

1984 - Pour le film : LE BAL - Ours d'Argent - Meilleur réalisateur - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1984 - Pour le film : LE BAL - David - Meilleur réalisateur, Italie.

1984 - Pour le film : LE BAL - César - Meilleur réalisateur, France.

1983 - Pour le film : LA NUIT DE VARENNES - David - Meilleur scénario, Italie.

1981 - Pour le film : PASSION D'AMOUR - Ruban d'Argent - Meilleur scénario - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1981 - Pour le film : PASSION D'AMOUR - Prix de Hugo d'Argent - Meilleur long métrage - Festival international du film de Chicago, États-Unis.

1980 - Pour le film : LA TERRASSE - Ruban d'Argent - Meilleur scénario - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1980 - Pour le film : LA TERRASSE - Meilleur scénario - Festival du cinéma de Cannes, France.

1978 - Pour le film : UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE - Ruban d'Argent - Meilleur scénario - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1978 - Pour le film : UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE - Golden Globes - Meilleur Film, Italie.

1978 - Pour le film : UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE - David - Meilleur réalisateur, Italie.

1978 - Pour le film : UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE - César - Meilleur film étranger, France.

1977 - Pour le film : NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS - César - Meilleur Film Étranger, France.

1976 - Pour le film : AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS - Prix de la mise en scène - Festival du cinéma de Cannes, France.

1975 - Pour le film : NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS - Golden Goblet - Meilleur réalisateur, Italie.

1975 - Pour le film : NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS - Prix d'Or - Festival international du cinéma de Moscou, Russie.

1966 - Pour le film : JE LA CONNAISSAIS BIEN - Ruban d'Argent - Meilleur scénario - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

Filmographie

 

31 RÉALISATIONS EN LONGS MÉTRAGES
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2013 - QU'IL EST ÉTRANGE DE S'APPELER FEDERICO

 

2003 - GENTE DI ROMA,

 

2001 - CONCURRENCE DÉLOYALE

 

1998 - DÎNER .LE

 

1997 - I CORTI ITALIANI

 

1995 - ROMAN D'UN JEUNE HOMME PAUVRE .LE

 

1993 - MARIO, MARIA ET MARIO

 

1991 - VOYAGE DU CAPITAINE FRACASSE .LE

 

1989 - SPLENDOR

 

1989 - QUELLE HEURE EST-IL ?

 

1986 - MACARONI

 

1986 - FAMILLE .LA

 

1983 - BAL .LE

 

1982 - NUIT DE VARENNES .LA

 

1980 - PASSION D'AMOUR

 

1979 - TERRASSE .LA

 

1977 - NOUVEAUX MONSTRES .LES

 

1977 - JOURNÉE PARTICULIÈRE .UNE

 

1976 - MESDAMES ET MESSIEURS, BONSOIR

 

1976 - AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS

 

1974 - NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS

 

1973 - TREVICO - TORINO

 

1972 - PLUS BELLE SOIRÉE DE MA VIE .LA

 

1971 - PERMETTE ? ROCCO PAPALEO

 

1969 - FOUINEUR .LE

 

1969 - DRAME DE LA JALOUSIE

 

1968 - NOS HÉROS RETROUVERONT-ILS LEURS AMIS MYSTÉRIEUSEMENT DISPARUS EN AFRIQUE ?

 

1966 - BELFAGOR LE MAGNIFIQUE

 

1965 - THRILLING

 

1964 - CENT MILLIONS ONT DISPARU

 

1964 - PARLONS FEMMES

 

_______________________FIN_____________________

 

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