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THEO ANGELOPOULOS
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THEO ANGELOPOULOS

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INFORMATIONS :

 

Profession :

 

Réalisateur, producteur et scénariste grec.

Date et lieu de naissance :

27-04-1935, à Athènes, Grèce.

Date et lieu du décès :

24-01-2012, à Le Pirée, Grèce.

Cause du décès :

A été renversé par un motard, à l'âge de 76 ans.

Nom de naissance :

THEODOROS ANGELOPOULOS

État civil :

?

Taille :

?

 

ANECDOTES :

 

Dans l'après-midi du 24 janvier 2012, Théo Angelopoulos tourne le dernier volet de sa trilogie, L'Autre Mer, dans une rue d'une banlieue du Pirée. En la traversant durant le tournage, il est renversé par un motard. Le choc provoque de graves blessures crâno-encéphaliques, une hémorragie interne et plusieurs fractures. Il est transporté d'urgence dans un hôpital privé où il succombe à ses blessures vers 22 h 40.

Né à Athènes, Theo Angelopoulos fait des études de droit, puis suit, en 1962, les cours de l'Institut des hautes études cinématographiques (Idhec, remplacé aujourd’hui par la fémis) à Paris. De 1964 à 1967, il est critique de cinéma au quotidien grec Allagi. Parfois acteur ou directeur de production sur des films, il commence un long métrage qui reste inachevé, Formix Story (1965), puis tourne un court métrage, l'Émission (I ekpombi, 1968).

Après des études de droit à Athènes, Theo Angelopoulos rejoint Paris en 1961. Il étudie d'abord à la Sorbonne la philosophie et le cinéma. L'année suivante, il entre à l’IDHEC (aujourd'hui La Fémis).

De retour à Athènes, il devient critique cinématographique au quotidien Demokratiki Allaghi jusqu’au coup d’État des Colonels du 21 avril 19673. Occasionnellement, il assure les fonctions d'acteur et de directeur de production sur quelques tournages.

Son premier long métrage achevé, Reconstitution (Anaparastassi, 1970), est primé dans plusieurs festivals, de même que Jours de 36 (Imerestou 36, 1972). Mais c'est avec le Voyage des comédiens (O thiassos, 1975) qu'il est consacré comme l'un des réalisateurs importants de sa génération.

La rigueur et l'originalité de son style, ainsi que ses exigences idéologiques (tout comme sa volonté d'interroger la mémoire politique et humaine sans verser dans un discours naturaliste ou dogmatique), se retrouvent entièrement dans les Chasseurs (I kynighi, 1977), Alexandre le Grand (Omegalexandros, 1981) et le Voyage à Cythère (Taxidi sta Kythira, 1984), écrit par Tonino Guerra, qui devient alors le scénariste de tous ses films.

Avec l'Apiculteur (O melissokomos, 1986), interprété par Marcello Mastroianni, il adopte un ton plus intimiste que l’on retrouve dans Paysage dans le brouillard (Topio stin omichli, 1988) et le Pas suspendu de la cigogne (To meteoro vima tou pelargou, 1991), où il réunit Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni.

En 1996, sa fresque sur l'ex-Yougoslavie, le Regard d'Ulysse (To vlemma tou Odyssea), est une magnifique synthèse de tous ses travaux précédents. Angelopoulos a reçu la palme d'or du festival de Cannes pour l'Éternité et un jour (Mia Coniotita ke mia mera, 1998), interprété par Bruno Ganz.

 


                              

 

 

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SA BIOGRAPHIE

 

«Le brouillard est le paysage de mon âme», confiait-il au Devoir en 2004, entre deux soupirs. Le Grec Theo Angelopoulos, cinéaste aux plans-séquences d'éternité, fut aussi un poète de l'angoisse, des réminiscences, des allégories et un chantre de la mort qui rôde. Cette mort qui l'a hier trouvé dans un hôpital près du port athénien du Pirée. Il y est succombé à 76 ans d'une hémorragie cérébrale, après avoir été renversé dans la rue par un motard, tout sottement. Et on imagine la stupeur sur son visage rond, toujours crispé.

Angelopoulos avait remporté à Cannes en 1998 la Palme d'or grâce à L'éternité et un jour, lyrique et déchirante rencontre entre un vieux poète et un enfant des rues, truffé de scènes d'anthologie.

Mal aimé en Grèce, où plusieurs lui reprochaient de faire un cinéma trop sombre sur une terre de soleil, parfois ombrageux, l'homme était un être de contradictions. Comme artiste, il poursuivit depuis près d'un demi-siècle, en une quinzaine de films, sa quête quasi mystique de l'homme ballotté par le vent de l'Histoire, sur une esthétique de crachin au milieu des routes perdues et des frontières de détresse.

Né à Athènes en 1935, il aura connu la dictature, l'exil, la guerre civile, et en témoigna sans relâche. «Les premiers sons qui ont marqué mon enfance furent ceux des sirènes de la guerre, disait-il. Sans la mémoire, on est perdus.» Il avait étudié le droit à Athènes, puis à Paris, en 1962 et 1963, et le cinéma à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), mais la Grèce fut sa terre d'inspiration.

Avec son premier long métrage, La reconstitution, en 1970, enquête sur un immigrant qui tue sa femme et son amant au retour d'Allemagne, il a lancé la nouvelle vague du cinéma grec, penché sur son destin. Depuis, il aura semé sur sa route quelques authentiques chefs-d'oeuvre, tels Voyage à Cythère, Paysage dans le brouillard, Le voyage des comédiens, Le pas suspendu de la cigogne, Le regard d'Ulysse. Dans ce dernier film, qui récolta à Cannes le prix du jury en 1995, avec Harvey Keitel à sa proue, il remonta le cours des conflits balkaniques, ainsi que l'histoire du cinéma.

Dans Le voyage des comédiens en 1975, il naviguait à travers l'occupation nazie, la résistance grecque, la guerre civile, cherchant les racines de l'histoire contemporaine grecque dans l'Antiquité. À travers Alexandre le Grand (1980), lauréat du Lion d'or à Venise, il avait plongé au coeur des conquêtes du passé, en tirant sujet de méditations sur les ambitions humaines. Le pas suspendu de la cigogne en 1991 épousait, dans une tragédie lancinante, les enjeux de l'immigration clandestine dans une ville frontière, après la chute du mur de Berlin.

L'apiculteur en 1986, avec Marcello Mastroianni, suivait le périple d'un vieil homme, mais c'est surtout Paysage dans le brouillard (Lion d'argent en 1988), poignant périple de deux enfants en quête de racines, qui témoignait de cette perte de repères à retrouver, axe de son oeuvre. À son avis, le cinéma contemporain se portait mal, surtout en Europe: «Aussi mal que les sociétés qu'il reflète», disait-il, sans se piquer d'optimisme.

En 2004, il avait amorcé, avec La terre qui pleure, une ambitieuse trilogie remontant l'histoire des Balkans comme de l'Occident, explorant les soubresauts historiques du XXe siècle, mais le projet fut remodelé et ses films, trop lourds, furent mal reçus. L'étoile d'Angelopoulos déclina.

Cet explorateur de la psyché humaine aura pourtant été le phare poétique d'un pays dont il fut souvent seul à comprendre la pulsion chronique vers sa propre tragédie. Il tournait d'ailleurs L'autre mer, sur la faillite de la Grèce et sur celle de l'Europe. «Mon regard, je le pose sur des abîmes», avouait au Devoir le cinéaste avec son sourire douloureux.

Angelopoulos, très souvent à Montréal, fut un ami du Festival des films du monde, dont il présida le jury en 2005.

 

Source : Ledevoir.com - Fait le 26 janvier 2012 par Philippe de CinéMémorial.

 


 

SES RÉCOMPENSES :

 

2004 - Grand Prix Spécial des Amériques - Festival mondial du cinéma - Montréal, Québec, Canada.

2003 - Prix d’Honneur - Festival international du cinéma - Copenhague, Danemark.

1998 - Pour : L’ÉTERNITÉ ET UN JOUR - Palme d’Or - Festival du cinéma de Cannes, France.

1998 - Pour : L’ÉTERNITÉ ET UN JOUR - Prix du Jury Oecuménique - Festival du cinéma de Cannes, France.

1998 - Pour : L’ÉTERNITÉ ET UN JOUR - Prix de la Compétition Grecque du meilleur film - Festival du cinéma de Thessalonique, Grèce.

1996 - Ruban d’Argent Européen - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1995 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Grand Prix du Jury -Festival du cinéma de Cannes, France.

1995 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Prix FIPRESCI - Festival du cinéma de Cannes, France.

1995 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Prix de la critique - Meilleur film étranger - Syndicat français de la critique du cinéma, France.

1994 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Prix FIPRESCI Prix du cinéma Européen, Europe.

1994 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Ruban d’Argent - Meilleur film étranger - Syndicat national italien des journalistes de cinéma, Italie.

1994 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Saint Jordi - Meilleur film étranger - Prix Sant Jordi de Barcelone, Espagne.

1994 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Prix Mainichi - Meilleur film en langue étrangère - Concours Mainichi du cinéma de Tokyo, Japon.

1994 - Pour : LE REGARD D’ULYSSE - Condor d’Argent - Meilleur film étranger -Association des critiques de cinéma argentins, Argentine.

1988 - Pour : PAYSAGE DANS LE BROUILLARD - Lion d'argent à la Mostra de Venise, Italie.

1988 - Pour : PAYSAGE DANS LE BROUILLARD - Prix Interfilm - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1988 - Pour : PAYSAGE DANS LE BROUILLARD - Prix OCIC - Festival du cinéma de Venise, Italie.

1988 - Pour : PAYSAGE DANS LE BROUILLARD - Prix du Cinéma Européen - Meilleur film - Prix du cinéma Européen, Europe.

1984 - Pour : VOYAGE À CYTHÈRE - Prix FIPRESCI - Festival du cinéma de Cannes, France.

1984 - Pour : VOYAGE À CYTHÈRE - Prix du meilleur scénario - Festival du cinéma de Cannes, France.

1980 - Pour : ALEXANDRE LE GRAND - Lion d'or à la Mostra de Venise, Italie.

1980 - Pour : ALEXANDRE LE GRAND - Prix FIPRESCI - Festival du cinéma de Venise, Italie.

1975 - Pour : LE VOYAGE DES COMÉDIENS - Prix Interfilm – Forum du nouveau cinéma - Festival international du cinéma de Berlin, Allemagne.

1975 - Pour : LE VOYAGE DES COMÉDIENS - Prix FIPRESCI - Sélection parallèle - Festival du cinéma de Cannes, France.

1975 - Pour : LE VOYAGE DES COMÉDIENS - Prix Kinema Junpo - Meilleur réalisateur d’un film étranger - Prix Kinema Junpo, Japon

 


 
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14 LONGS MÉTRAGES

************************************

 

2008 - POUSSIÈRE DU TEMPS .LA
Réal : Theo Angelopoulos

 

2003 - ELENI, LA TERRE QUI PLEURE
Réal : Theo Angelopoulos

 

1997 - ÉTERNITÉ ET UN JOUR .L'
Réal : Theo Angelopoulos

 

1996 - PORT DJEMA
Réal : Eric Heumann

 

1993 - REGARD D'ULYSSE .LE
Réal : Theo Angelopoulos

 

1990 - PAS SUSPENDU DE LA CIGOGNE .LE
Réal : Theo Angelopoulos

 

1987 - PAYSAGE DANS LE BROUILLARD
Réal : Theo Angelopoulos

 

1986 - APICULTEUR .L'

 

1984 - VOYAGE À CYTHÈRE
Réal : Theo Angelopoulos

 

1980 - ALEXANDRE LE GRAND
Réal : Theo Angelopoulos

 

1977 - CHASSEURS .LES
Réal : Theo Angelopoulos

 

1975 - VOYAGE DES COMÉDIENS .LE
Réal : Theo Angelopoulos

 

1972 - JOURS DE 36
Réal : Theo Angelopoulos

 

1970 - RECONSTRUCTION
Réal : Theo Angelopoulos

 


 

4 COURTS MÉTRAGES et 2 DOCUMENTAIRES

************************************

 

1995 - LUMIÈRE ET COMPAGNIE
Documentaire de Theo Angelopoulos

 

1986 - ENAS MELISSOKONOS PETHENI
Documentaire de Maria Hatzimichali Paliou

 

1983 - ATHÈNES, RETOUR À L'ACROPOLIS
Court métrage de Theo Angelopoulos

 

1981 - CHORIO ENA, KATIKOS ENAS
Court métrage de Theo Angelopoulos

 

1968 - ÉMISSION .L'
Court métrage de Theo Angelopoulos

 

1967 - FORMIX STORY
Court métrage de Theo Angelopoulos - Inachevé

 


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