SHIRLEY CLARKE

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Profession:
Réalisatrice, éditrice et productrice américaine.

Date et lieu de naissance:
02-10-1919, à New York, dans l'État de New York, États-Unis.

Date et lieu du décès:
23-09-1997, à Boston, dans l'État de Massachusetts, États-Unis.

Cause du décès:
À la suite d'une longue maladie à l'âge de 77 ans.

Nom de naissance:
Shirley Brimberg.

État civil:
Mariée en août 1944 avec BERT CLARKE - Divorcée en 1956.
Ils eurent une fille, née en 1946.

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Anecdotes

Fille d'un industriel juif new-yorkais et d'une mère polyglotte

Grande figure de l'avant-garde du cinéma indépendant américain dans les années 1950-60, Shirley Clarke a commencé sa carrière cinématographique avec des films de danse, son milieu artistique d'origine.

En 1961, elle déjoue les codes de la fiction et du documentaire avec The Connection, l'adaptation d'une pièce de théâtre de Jack Gelber qui se présente comme du cinéma vérité : un réalisateur et son cameraman tentent d'interviewer un groupe de junkies dans leur appartement tandis qu'ils attendent l'arrivée de leur dealer. Le film apparaît comme du documentaire alors qu'il s'agit d'une fiction bien scénarisée.

En 1964 avec The Cool World, Clarke pose les bases d'un cinéma militant, en filmant la violence dans laquelle évolue la communauté noire dans les ghettos de Harlem.

Dans les années 1970, elle est une pionnière de la vidéo et expérimente les performances live en posant des caméras tout autour de son appartement de New York.

 

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Biographie

Née à New York, fille d’un industriel juif new-yorkais, Shirley Clarke (née Shirley Brimberg) quitte très tôt sa famille pour suivre des cours de danse moderne auprès de Martha Graham. En 1948, elle renonce à sa carrière de danseuse, mais, toujours très attachée à ce milieu, réalise Dance in the Sun (1953) autour des chorégraphies avant-gardistes de Daniel Nagrin. Remarquée par la réalisatrice Maya Deren, elle connaît ses premiers succès dans les festivals internationaux avec Bullfight (1955), fréquente la jeune garde du cinéma documentaire américain (Richard Leacock, D. A. Pennenbaker), et réalise dans ce cercle une série de courts métrages pour l’exposition universelle de Bruxelles en 1958. Cette rencontre est l’occasion d’une confrontation avec le Cinéma Vérité, pratique cinématographique avec laquelle elle entretiendra toute sa carrière un rapport ambigu.

Son premier long métrage important, The Connection (1961), est l’adaptation d’une pièce du dramaturge Jack Gelber et, selon les propres termes de la cinéaste, un exercice de « faux Cinéma Vérité ». Manière d’« En attendant Godot de la drogue » (selon le cinéaste Jonas Mekas), The Connection portraiture un groupe de jeunes drogués qui échangent leurs visions du monde en attendant l’improbable arrivée du dealer. S’il est, à n’en pas douter, un document réaliste sur une époque, une situation et certaines facettes de la culture underground, le film se détache pourtant complètement du genre documentaire au sens strict : la cinéaste s’appuie sur un dispositif de fiction en faisant participer une fausse équipe de tournage (constituée de vrais acteurs) aux discussions des personnages qui improvisent à partir du texte de Jack Gelber. Accompagnée d’une polémique avec les comités de censure new-yorkais, la sortie en salle connaît un grand succès.

Avec Harlem Story (The Cool World, 1963), Shirley Clarke poursuit dans la veine du semi-documentaire en filmant une bande d’adolescents noirs, proches de la délinquance, dans leurs déambulations à travers New York. La plupart des personnages de ses films sont amenés à jouer leur propre rôle : là où l’on pourrait légitimement craindre une certaine fausseté dans la représentation, le cinéma de Shirley Clarke atteint souvent une grande justesse de ton. Au-delà, les films de Clarke donnent une image fidèle des luttes et des conditions de vie des minorités américaines dans les années soixante. Portrait of Jason (1966) met en scène quelques heures de la vie d’un jeune noir prostitué homosexuel, qui, entre deux bouffées de cigarette de marijuana, fabule sur son existence à la marge de la société, une existence émaillée de beuveries et de rixes, de nuits d’amour et de rêves.

Installée au Chelsea Hotel, résidence de la bohème artistique new-yorkaise, Clarke fréquente la frange la plus radicale des artistes new-yorkais et participe à la création du Filmmakers Distribution Center avec Jonas Mekas et Louis Brigante en 1966. Mais c’est dans un quasi-dénuement qu’elle vit après avoir engagé ses propres deniers dans la production de ses films, dont la rentabilité financière est presque nulle. Écartée du cercle formé notamment par Jonas Mekas et le critique et théoricien P. Adams Sitney lors de la création de l’Anthology Film Archive (1972), Shirley Clarke ne trouve plus de producteurs et se tourne désormais vers les chaînes de télévisions par câble, réalisant de nombreux films vidéo, dont la plupart restent à découvrir, notamment Wendy and Shirley (1973), Ornette : Made in America (1985). Shirley Clarke tient son propre rôle dans le film d’Agnès Varda Lion’s Love (1969). Atteinte par la maladie d’Alzheimer, elle meurt à Boston.

 

 

Source : encarta.msn. - Fait le 09 décembre 2010 par Philippe de CinéMémorial.

 

Filmographie

 

19 RÉALISATIONS

 

 

1985 - ORNETTE : MADE IN AMERICA
Documentaire de 85 min. + Montage

 

1984 - ORNETTE COLEMAN : A JAZZ VIDEO GAME
Court métrage de 4 min.

 

1983 - THE BOX
Court métrage de 4 min.

 

1982 - TONGUES
Court métrage de 20 min.

 

1982 - PERFORMANCE
Court métrage de 7 min.

 

1981 - SAVAGE/LOVE
Court métrage de 25 min.

 

1980 - A VISUAL DIARY
Court métrage de 6 min.

 

1978 - TRANS
Court métrage de 9 min.

 

1978 - ONE-2-3
Court métrage de 6 min.

 

1967 - PORTRAIT OF JASON
Documentaire de 105 min. + Montage + Productrice

 

1964 - THE COOL WORLD
Long métrage de 105 min. + Montage + Scénario

 

1963 - ROBERT FROST : A LOVER'S QUARREL WITH THE WORLD
Documentaire biographique

 

1962 - CONNECTION
Titre Orig. : The Connection
Long métrage de 110 min. + Montage + Productrice

 

1960 - SKYSCRAPER
Documentaire - Court métrage de 20 min.

 

1958 - BRIDGES-GO-ROUND
Court métrage de 4 min. + Productrice + Photos

 

1957 - BRUSSELS LOOPS
Court métrage de 22 min.

 

1956 - MOMENT IN LOVE
Court métrage de 11 min. + Montage + Chef décoratrice

 

1954 - IN PARIS PARKS
Court métrage de 13 min.

 

1953 - DANCE IN THE SUN
Court métrage

 

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