LOUISE CARLETTI

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Profession:
Actrice française.

Date et lieu de naissance:
27-02-1922, à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.

Date et lieu du décès:
10-03-2002, à Boulogne-Billancourt , Hauts-de-Seine, France.
Inhumée au cimetière nouveau de Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine.

Cause du décès:
Probablement de mort naturelle à l'âge de 80 ans.

Nom de naissance:
Louise Armide Paule Carboni.

État civil:
Mariée en décembre 1955 avec le réalisateur : RAOUL ANDRÉ, jusqu'au décès d'André en 1992.
Ils eurent une fille : Ariane Carletti.

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Anecdotes

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Biographie

Enfant de la balle d’une famille d’artistes de cirque connue sous le nom de scène Les Carletti. D’origine italienne Louise Armide Paule Carboni, est née le 27 février 1921 à Marseille au hasard d’une tournée de ses parents saltimbanques depuis plusieurs générations Son père est contorsionniste et sa mère trapéziste. Cinq enfants complètent la famille . Louise sera très tôt associé aux parents comme voltigeuse et funambule à un âge où les petites filles jouent encore à la poupée .A sept ans, avec sa sœur Carlettina elle exécute en tandem un numéro d’acrobatie musical auquel son frère Hillios viendra les rejoindre C’est à l’occasion de l’une des représentation du trio que Jacques Feyder en repérage pour son prochain film sur le cirque « Les gens du voyage » remarque Louise qui n’à que 15 ans. Mais avec son air mutin, cette petite une brunette aux yeux de braise correspondant au profil qu’il recherche ; Toute la famille débarque à Munich pour voir jouer une adolescente au minois angélique vicieuse et perfide amoureuse du fils (Fabien Loris) de la dompteuse Françoise Rosay.

Ce petit bout de femme doté d'une autorité toute naturelle ce voit rapidement proposer d’autres rôles. Elle donne la réplique à Mireille Balin ,Jean Servais et au grand ténor italien Titi Schipa dans « Terre de feu » (1938) un crime passionnel signé Marcel Lherbier.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle partage la vedette avec Sessue Hayakawa dans « Macao l’enfer du jeu » (1939) de Jean Delannoy ; dans la comédie dramatique « Jeunes filles en détresse » (1939) de Georg Wilhelm Pabst, envoyée dans une pension pour jeunes filles, elle découvre avec peine que la plupart de ses amies sont des enfants de divorcés avec Marcelle Chantal, Micheline Presle et Jacqueline Delubac. Elle tête d’affiche dans « L'enfer des anges » (1939) réalisé par Christian-Jaque, un drame de la misère où la frêle Lucette (Louise Carletti) évadée d'une maison de redressement rencontre Lucien (Jean Claudio) les deux ados cherchent à s’intégrer à la population misérable, ils seront recueillis par Jean (Lucien Gallas), un jeune homme bienveillant marqué lui aussi par une enfance difficile ; dans le drame familial « Le diamant noir » (1940) de Jean Delannoy, François (Charles Vanel) apprend après le décès de sa femme que sa fille, Nora (Louise Carletti) n'est pas de lui, cette révélation transforme ses rapports avec Nora qui devient agressive, avec Gaby Morlay et Maurice Escande.

Elle gagne un gros succès personnel avec « Nous les gosses » (1941) de Louis Daquin elle aide les enfants d’une école à gagner de l'argent en faisant des petits boulots, pour payer une verrière cassé lors d’un match de football mais on leur vole leur cagnotte, avec Gilbert Gil l'instituteur, Louis Seigner le directeur de l'école et Raymond Bussières le voleur, un film qui a reçu un grand prix du cinéma français . Avec la comédie « Annette et la dame blonde (1941) de Jean Dréville , elle fait preuve d’un talent fantaisiste, elle campe l’insupportable Annette qui tombe amoureuse d’un avocat quadragénaire, et voue une haine mortelle à sa rivale ; puis dans la même veine elle joue la maîtresse fidèle de Claude Dauphin tout en lui laissant la liberté de séduire l'une de ses amies dans « Nous ne sommes pas mariés » (1946) de Bernard-Roland. Dans le registre policier, citons sa présence qui n’est pas étrangère au meurtre d’un clochard que l’inspecteur Rolle (Frank Villard) tente d’élucider dans « Fausse identité » un polar signé André chotin, elle retrouve Frank Villard dans le rôle d’une journaliste qui l’aide à résoudre un meurtre dans « L’ennemi sans visage » (1946) de Maurice Cammage. Puis elle campe une gitane que les gens du village la considèrent comme une sorcière dans le drame « Le village de la colère » (1946) de Raoul André avec Paul Cambo et Micheline Francey.

En 1948. Louise Carletti tourne a nouveau sous la direction de Raoul André dans le policier « L’assassin est à l’écoute » (1948) une deuxième rencontre qui deviendra le grand amour de sa vie qu’elle officialise en l’épousant en 1955, mais qui marquera aussi le déclin de sa carrière d’actrice, en effet ses apparitions au grand écran s’espacent et Louise tournera quasi-exclusivement avec lui…

Citons le drame social « Marchandes d’illusions » (1953) elle joue une prostituée en réinsertion qui tombe amoureuse de Pierre, (Philippe Lemaire) un honnête peintre, jusqu' au jour où il découvre son métier nocturne avec Raymond Pellegrin, Nicole Courcel et Gina Manès ; le drame psychologique sur fond de guerre « La planque » (1961) de Raoul André , elle donne la réplique à Mouloudji, un personnage violent et à un Francis Blanche inattendu, odieux et perfide... Elle apparaît pour la dernière fois dans le film d'espionnage « Mission spéciale à Caracas » (1965) où elle est en possession d’une mallette contenant des documents secrets que convoitent d’autres agents secrets.

Louise Carletti se retire définitivement du monde du spectacle à l’âge de quarante trois ans pour donner naissance à une fille Ariane qui deviendra plus tard animatrice et chanteuse dans le Club Dorothée sur TF1, avant de se lancer dans la production de fiction pour la télévision …

Tombée dans l’oublie, Louise Carletti vivait dans sa résidence à Boulogne-Billancourt, où elle décède le 10 mars 2002 à l’âge de 80 ans.

Source : Gary Richardson - Fait le 11 octobre 2020 par Philippe de CinéMémorial.